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Marc & Ninon Kopff ouvrent une boutique ‘fleuViste’ – “50 % vins et 50 % fleurs.

La rédaction de JAF-info
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Fleuriste générique JAF-info F1

TEMOIGNAGE// Ninon Kopff, 33 ans, a toujours voulu avoir une boutique de fleurs. C’est après sept ans en tant que chasseuse de têtes qu’elle a décidé de sauter le pas avec son mari, marchand en vin. Ils ont ouvert le premier « fleuviste » de France, une boutique qui allie les fleurs… et le vin.

« J’ai toujours rêvé d’être fleuriste. Mais il m’a fallu du temps pour que le rêve devienne réalité. A 20 ans, mon avenir était tout tracé dans le commerce international en B2B.

J’ai fait un BTS MUC en alternance à la fin de mon lycée. Pendant deux ans, je me suis occupée des partenariats et du marketing de l’hôtel Hilton à Strasbourg, en tant qu’apprentie commerciale. C’est d’ailleurs là-bas que j’ai rencontré mon mari, Marc Kopff, devenu aujourd’hui mon associé.

J’ai ensuite enchaîné plusieurs expériences de six mois maximum dans des petites structures qui ont fermé les unes après les autres. A chaque fois, le projet avait capoté. Puis j’ai été embauchée dans un cabinet de recrutement. Et je n’ai plus bougé de secteur pendant sept ans.

« J’étais malmenée émotionnellement »

J’ai occupé plusieurs postes : chargée de clientèle, responsable d’agence, consultante, chasseuse de têtes, etc., et ce dans trois structures différentes. Mon ultime mission en date : trouver les bons profils en intérim ou en CDD pour des gros comptes, notamment dans le secteur de l’industrie.

Je me suis rendu compte que j’étais lassée de mon boulot… L’aspect humain me fatiguait. Je m’épuisais pour des gens qui ne voulaient pas travailler. Et mes clients m’en tenaient responsable. J’étais malmenée émotionnellement.

En plus, j’avais l’impression qu’on s’était fichu de moi car au moment de prendre le poste, la promesse salariale n’avait pas été tenue – ce qui a cristallisé une certaine amertume au fil des mois. J’avais démissionné pour un salaire équivalent, et je me retrouvais avec un manque à gagner de 500 euros tous les mois.

« C’est maintenant ou jamais »

J’ai tenu un an de plus malgré les déceptions accumulées. Puis à 29 ans, je me suis dit : « C’est maintenant ou jamais ! » J’ai constitué un dossier de Congé individuel de formation (CIF, ex- CPF , NDLR) pour me reconvertir en tant que fleuriste. C’était mon cadeau pour mes trente ans (rires).

J’ai donc commencé mon CAP fleuristerie via le GRETA (un organisme public spécialisé dans les reconversions, NDLR). Au lieu de faire deux ans, l’apprentissage est condensé en une année d’alternance : 3 jours par semaine au CFA et 2 à 3 jours chez un fleuriste.

« Un magasin de bonbons géant »

Quand j’étais petite, je passais devant un magasin de fleurs, le « Vert clair », une sorte d’institution depuis plus de trente ans à Strasbourg baptisée. J’étais émerveillée. J’avais l’impression que c’était une espèce de magasin de bonbons géant (rires). C’était un peu ma madeleine de Proust.

J’ai décidé d’appeler la patronne et de lui raconter pour qu’elle m’embauche en tant qu’apprentie. Ça a fonctionné. A la fin de ma formation, en juin 2018, j’ai obtenu un CDI et j’y suis restée trois ans. Mon salaire est le minima social des fleuristes, soit environ 1.600 euros bruts.

La patronne commençait à songer à la retraite et m’a proposé de reprendre le fonds de commerce. Avec mon mari, lui aussi reconverti d’employé dans la restauration à marchand de vin depuis 2009, on avait envie d’entreprendre depuis longtemps. On a cherché LA bonne idée, sans pour autant la trouver.

Premiers « fleuvistes » de France

En réfléchissant, on s’est dit pourquoi pas reprendre la boutique et en faire un concept à la croisée de nos domaines de compétences : les fleurs et le vin. On a donc racheté la boutique et créé le concept de « fleuviste », qui est à la fois un fleuriste et un caviste à la « Maison rose et rouge » dans la ville de Strasbourg.

On a déposé le brevet à l’Inpi, on est les premiers en France : c’est à 50 % une cave et à 50 % un magasin de fleurs. Ni l’un ni l’autre ne prennent le pas. Car on est tous les deux spécialistes dans une même boutique. Qui plus est pour deux produits qui vont très bien ensemble, avec des expertises complémentaires.

Aujourd’hui, on vend à la fois en direct au magasin des bouteilles et des bouquets. On développe également un site e-commerce (pour l’instant en maintenance). Mais on fait aussi de l’événementiel privé : des mariages, des bar mitzva, des anniversaires, etc.

Tout est allé très vite. On a eu les clés en août dernier, fait des travaux et ouvert nos portes en septembre. On a pu financer le projet grâce à un prêt classique contracté à la banque, à un prêt d’honneur du réseau Entreprendre de 20.000 euros et à nos économies. Au total, nous avons investi 400.000 euros dans le projet.

A peine cinq mois après le début de notre aventure entrepreneuriale, nous sommes prudents avec les chiffres, mais nous sommes déjà très contents. C’est prometteur. »

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