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Galerie commerciale – difficultes pour un fleuriste
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Galerie commerciale – difficultes pour un fleuriste

GALERIE COMMERCIALE - DIFFICULTES POUR UN FLEURISTE | www.Jardinerie-Animalerie-Fleuriste.fr
Le fleuriste de la galerie Carrefour d’Aire-sur-la-Lys parti à cause d’un loyer devenu « inacceptable ». Le Bouquet’s a fermé le 5 juillet à Aire-sur-la-Lys. Willex, son propriétaire, met en cause le non-renouvellement de son bail par le gestionnaire de la galerie commerciale de Carrefour.


En 1995, Willy et Alexandre Schraen ouvrent leur kiosque dans la galerie marchande de Carrefour, à l’époque Cedico. « Philippe Catteau (le propriétaire) est venu nous chercher, car il souhaitait un commerce pour dynamiser le fond de la galerie. » Il s’agit de la première boutique de fleurs des deux frères, qui fondent Willex et développent ensuite l’enseigne Orange et Vert.

Au fil des années, la galerie change plusieurs fois de propriétaire. Le bail du fleuriste, renouvelé en 2004, est arrivé à échéance le 30 septembre 2013. « Le 26 septembre, un huissier nous a transmis l’acte de non-renouvellement de bail, s’émeut le fleuriste. Nous avons contacté un avocat pour savoir si nous allions fermer du jour au lendemain. » Renseignements pris, le commerce installé sur 30 m² est resté ouvert. En sursis. « Nous attendions une proposition commerciale, explique Alexandre Schraen, elle est arrivée en avril. Elle était inacceptable, le loyer doublait. »

Le fleuriste a baissé définitivement le rideau le 5 juillet, « après la Fête des mères, le dernier pic de la fin de l’année scolaire, et un mariage dont le personnel tenait à s’occuper ». Des solutions ont été trouvées en interne pour le personnel (deux salariés et un mi-temps).

« La boutique était rentable, nous ne l’aurions pas fermée, nous la soignionsC’est frustrant. Nous n’avons pas affaire à un commerçant, mais à un investisseur qui parle de ratios de rentabilité, de rentabilité du mètre carré… Il veut récupérer des mètres carrés et en tirer des loyers plus levés, avant de revendre la galerie », croit savoir Alexandre Schraen.

Pour Willex, l’affaire n’est pas conclue, malgré son départ. « Selon la loi, le propriétaire doit payer une indemnité d’éviction de la valeur de notre fonds », souligne Alexandre Schraen, qui annonce qu’il lancera une procédure juridique si aucun accord ne se dégage.

Sa société (une cinquante d’employés) ne compte pas abandonner la cité airoise. Elle souhaite trouver une nouvelle implantation et rouvrir une boutique d’une surface équivalente, adaptée à la zone de chalandise, selon son propriétaire.

Tensions

Sous couvert d’anonymat, des commerçants notent des contentieux avec le gestionnaire de la galerie. Premier sujet de discorde : la réfection du parking. « Nous n’étions pas avertis de la majoration de charges. Des collègues étaient embêtés pour payer », relate l’un d’eux. « Cela s’est fait sans concertation. Ce n’est pas négatif de le refaire à neuf, mais les travaux avaient déjà commencé et on n’en connaissait pas encore le coût », souligne un autre. Christian Helbecque, pharmacien installé depuis 1995, « n’avait jamais dû payer un centime sur les travaux » jusqu’à présent. Il a souhaité recevoir le détail du montant du chantier, entrepris en juillet dernier. « Jusqu’à présent, je n’ai rien reçu… On a payé et on ne sait pas à quoi cela a servi. »

Autre sujet d’inquiétude, le renouvellement de bail. Certains craignent de connaître la mésaventure de Willex et de subir des augmentations de loyers de « 40 à 50 % », évalue un propriétaire qui, lors de précédentes négociations sur son bail (avec un autre propriétaire), a vécu une longue bataille juridique. « Un local voisin pourrait m’intéresser, mais le loyer n’est pas raisonnable. Ce n’est pas logique avec la fréquentation qui se tasse, avec la concurrence du drive, et le chiffre d’affaires », note le pharmacien.

Les témoignages se rejoignent sur un dernier point : « Des commerçants indépendants n’intéressent pas le propriétaire. Il veut des enseignes nationales », estiment-ils.

«Nous ne cherchons pas à asphyxier les commerçants »

La galerie commerciale appartient à la société Irus Immo, basée à Paris et en Bretagne, depuis trois ans. Erwann Neirinck, gestionnaire, répond point par point aux critiques des commerçants.

De nouvelles activités.- Le kiosque de fleurs ne sera pas remplacé. Cette partie de la galerie doit être restructurée, selon Erwann Neirinck. De manière globale, il souhaite du renouveau. « Le projet est de rendre plus attractive la galerie (quinze cellules), d’accroître la commercialité du site. Nous l’avons fait par les travaux. Nous le réaliserons aussi par l’ajout de nouvelles activités. Cela ne remet pas en cause celles qui sont présentes », assure-t-il. Il ne manque pas de souligner le potentiel du site : « La galerie est adaptée à la zone de chalandise. Elle a le bon format, il manque quelques activités pour être optimum. » Il souligne également sa position intéressante : « La zone est attractive, elle est en constance croissante en termes de surface depuis cinq-six ans. Ça renforce l’attractivité. »

La fermeture du fleuriste.- Sur ce point, les deux parties n’ont pas la même vision. Le gestionnaire dénonce « une déformation de la vérité ». « Nous ne voulions pas l’avoir dans cette partie, il cachait les autres commerces. (…) Nous lui avons proposé une solution : de nouveaux locaux, à l’intérieur et à l’extérieur, pour pouvoir ouvrir le dimanche. Nous n’étions pas contre le fait d’avoir un fleuriste. Nous n’avons pas réussi à nous entendre. Il a préféré sortir. Il cherchait à partir. »

Les commerces indépendants.- Le propriétaire leur reconnaît une « vraie valeur ajoutée » : « Si nous ne voulions pas d’indépendants, nous n’aurions pas acheté cette galerie. Pour que cela fonctionne, il faut les deux, des enseignes nationales et des locales. »

Les loyers.- « Dans ces galeries, les loyers ne sont pas très élevés, ils sont adaptés à la taille et aux chiffres d’affaires », tranche le propriétaire qui réfute les fortes augmentations que craignent les enseignes. « En période de renouvellement de baux, les commerçants sont inquiets, relativise-t-il. Mais il y a toujours une solution, nous ne cherchons pas à les asphyxier. » Les négociations se font au cas par cas et selon plusieurs éléments. « Des ratios existent : pour une pharmacie ou un coiffeur, ce qu’on appelle le taux d’effort ne sera pas le même. » Sans oublier la loi de l’offre et de la demande.

Le chantier du parking.- Sur ce point, Erwann Neirinck reconnaît de la « précipitation ». « Carrefour ouvrait une ligne de crédit pour des travaux, il fallait en profiter, sinon nous n’aurions pas pu les réaliserEt le résultat est bon. » Le chantier a commencé l’été 2013. « L’embellissement s’est déroulé au premier semestre 2014, avec la réfection des sanitaires, de la façade, de l’esplanade, des entrées, l’installation des espaces de repos (des bancs) dans le mail… » En ce qui concerne la répercussion du coût sur les commerces, il indique : « C’est la règle en centre commercial, de participer à l’entretien et la rénovation des bâtiments. Nous avons travaillé pour diviser par trois et étaler cette dépense. »

La rédaction de JAF-info

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Origine : Veille – Curation
Signature : LAVOIXDUNORD.FR – MARIE JANSANA
Sources :

http://www.lavoixdunord.fr/region/le-fleuriste-de-la-galerie-carrefour-d-aire-sur-la-lys-ia37b0n2292402

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