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Artcurial Paris & le collectif de la fleur française – Dialogue floral avec des fleuristes créatifs

Luc NAROLLES - Surligneur de Talents !

Luc NAROLLES - Surligneur de Talents !

Surligneur de Talents ! Journaliste - Animateur de Communauté en ligne Conseil & Formation dans la Distribution Fondateur des Editions Média-Talents et du site de Presse en ligne JAF-info | Jardinerie Animalerie Fleuriste - 1er média gratuit en ligne des Distributeurs de la Nature, du Bien-être et de la Décoration ! - Veille, Informations et Communauté en ligne pour les professionnels ! Depuis 1989 au cœur de la filière ! Ancien dirigeant d'une boutique Fleuriste et d'une Jardinerie-Animalerie. Indépendance et confiance : Président du Jury Fiacre d'Or | Meilleure Entreprise Fleuriste Française 2017 Agent d'affaires de Philippe Collignon - Chroniqueur-Réalisateur Aucun actionnariat ou intérêt dans une société. Membre : C2F 20.145 kms parcourus en train en 2017

Du 7 au 14 septembre 2018, Artcurial propose une exposition inédite à l’occasion de la Biennale Paris. Elle est organisée à l’initiative de la journaliste et fondatrice du Collectif de la fleur française Sixtine Dubly, et s’intitule Epiphyte, du nom de ces plantes qui utilisent comme support pour se développer un autre végétal.

La maison de vente invite 10 fleuristes émergeants sur la scène française et internationale, pour un dialogue innovant. Chacun a carte blanche pour inventer une création florale avec comme point de départ une œuvre importante offerte aux enchères au cours du 2nd semestre 2018 par l’un des 25 départements de spécialité de la maison.

Le collectif de la Fleur Française et des fleuristes créatifs ont répondu à l’invitation d’Artcurial

Pierre Blanchereau (Maison Debeaulieu), Louis-Géraud Castor (Castor fleuriste), Thierry Feret (Flowered by), Claire Boreau (Nue Paris), Catalina Lainé, Jefferson Fouquet, Majid Mohammad (Muse Montmartre), Hélène Taquet (Popfleurs) et Marta Csillik pour Le collectif de la Fleur Française ou encore Rica Arai (Atelier d’Hana), ont répondu à l’invitation d’Artcurial.

Ces talents, qui exercent en France, à Londres et à New-York, interprètent une œuvre de leur choix en créant une installation floral éphémère inspirée du travail de Lucio Fontana, Diego Giacometti, Alberto Giacometti, René Lalique, Théodore Géricault, Paavo Tynell, Lev Tchistovsky, Eugène Girardet, ou encore Ettore Sottsass.

Initier cette conversation entre les fleuristes et les œuvres d’art rappelle aussi que les fleurs furent une source d’inspiration importante de l’histoire de l’art entre la fin du 16eeme siècle et le début du 20e siècle.

Le visiteur découvrira un univers végétal et artistique, où l’œuvre d’art et la nature font corps. Les fleurs se servent de l’œuvre comme support, et inversement, offrant une perception différente de l’un et l’autre.

Sixtine Dubly auteur de La Tentation des fleurs, paru aux éditions Assouline en 2016, co-fonde en 2017 le Collectif de la fleur française, une association qui soutient la culture des terres florales et incarne le jeune mouvement Slow Flower en France. Elle collabore au magazine Paris Match et au magazine anglais The Garden Edit et prépare une exposition à Bordeaux en 2019 à la MECA.

« La conversation entre cette nouvelle génération de fleuristes et les œuvres d’art évoque la nature du lien nourricier – parfois ambiguë – entre l’artiste et son sujet. Et soulève aussi la question des relations de l’homme à son environnement. La création du fleuriste est une œuvre hybride, qui se déploie à partir de l’œuvre d’art. A l’image du végétal épiphyte, comme l’orchidée équatoriale, qui se fixe sur les plantes en hauteur, se nourrit de micro-organismes, de brumes et de soleil. »

Sixtine Dubly, Commissaire de l’exposition Epiphyte

 

EPIPHYTE, DIALOGUE FLORAL

Dans le cadre majestueux de la maison Artcurial située rond-point des champs Elysées a eu lieu ce jeudi le vernissage. Le Chef Thierry Marx officiait pour amuser les bouches  des amateurs d’arts français et internationaux. Les fleuristes créatifs, pour leurs parts, offraient aux yeux de cette belle assistance, une inspiration florale très créative.

Au delà d’un dialogue….une belle rencontre des Talents.

 

Pierre Blanchereau (Maison Debeaulieu), inspiré par Ettore sottsass

Pierre Blanchereau (Debeaulieu Paris) est le chef de file d’une nouvelle génération de fleuriste. Inspiré par l’esthétique des années 1970 et 1980, il réhabilite le métier de « coloriste » et travaille les fleurs anciennes et désuètes.

Pour sa composition, il a choisi de s’inspirer de l’univers d’Ettore Sottsass, qui accompagne depuis ses débuts son imaginaire de créateur floral. Ils ont en commun une liberté assumée dans leur travail de la matière. Le designer italien fera l’objet d’une vente dédiée le 23 octobre 2018 à l’occasion de la FIAC, avec la présentation de 40 pièces emblématiques de son parcours artistique et des évolutions traversées.

Jeu d’échelles, de graphismes, de couleurs, le designer questionne le mobilier avec allégresse. Entre utopie et métaphore tout est possible avec Ettore Sottsass, y compris le travail du contreplaqué et du PVC, nouveaux matériaux populaires. Réalisé autour de mousses de fleuriste, la création Grafitti de Pierre Blanchereau, dialoguant avec une œuvre d’Ettore Sottsass est composé d’Anthuriums blancs, roses et « graffiti », chrysanthèmes colorés.

 

Hélène Taquet (Popfleurs) et Marta Csillik pour le collectif de la Fleur Française, inspirées par Théodore Géricault

Les fauves sont tapis dans l’angle du tableau. La vieille garde est prête à bondir sur la robe d’or et de paille « palomino » d’un jeune étalon qui ne cille pas. Théodore Géricault, figure du nouveau courant romantique, créateur du Radeau de la Méduse, a vécu comme il a peint, avec fougue. Il meurt des suites d’une chute de cheval, animal qu’il peignait souvent et préférait rebelle. Montée sur une botte de paille, l’installation est piquée de graminées. Des fleurs sauvages et libres qui ensemencent le territoire au gré du vent.

Catalina Lainé, inspirée par Diego Giacometti

Diego Giacometti réalise ses premières sculptures d’animaux pendant la guerre. Il partage avec son frère Alberto un atelier à Paris, mais aussi des techniques de sculpture et une délicatesse singulière. Il puise sa fascination pour le règne animal et végétal dans la ferme suisse de son enfance, et continue son exploration au travers les arts égyptien, grec, étrusque.

L’exposition actuelle, « Diego Giacometti au musée Picasso », où sont rassemblées 50 pièces de mobilier conçues en 1985, inspire à Catalina Lainé une couronne égyptienne. Wahdj désigne pour les pharaons la couleur verte, l’abondance, la mer et les marais où vivent les grenouilles. « Faire des choses vertes » signifie aussi « faire de belles choses ».

Claire Boreau (Nue Paris), inpirée par Eugène Girardet

L’orientalisme d’Eugène Girardet, peintre helvète issu de l’École des Beaux-Arts de Paris, est directement empreint de ses voyages en Afrique du Nord et au Proche-Orient. Il parcourt le Sud de l’Algérie, à partir de 1879, où il visite l’oasis de Biskra.

Inspirée par cette vision romanesque, Claire Boreau imagine une silhouette de roses aux pétales retournés et parfumés. Une présence-absence florale. La porcelaine de Chine, les tapis d’Orient, l’oasis imaginaire, appartiennent à son quotidien. L’atelier de peintre de son grand-père, où elle exerce, est habité d’objets chinés, exotiques et mélancoliques. Il donne sur un jardin de roses.

Louis Géraud Castor (Castor Fleuriste), inspirée par Alberto Giacometti

 

Le lampadaire-feuille s’inspire d’un porte-offrande polynésien présenté à l’Exposition coloniale de 1931 au Palais de la porte Dorée. À partir de 1929, Alberto Giacometti explore avec le décorateur Jean-Michel Frank un vocabulaire végétal au travers de mobilier et de décor en plâtre. Les années 1930 sont marquées par la fascination de l’artiste pour les Arts Premiers et son ancrage dans le mouvement surréaliste.

L’installation de Louis-Géraud Castor (qui souhaite rester discret) est implantée comme un totem dans le vase scarifié de la céramiste Mathilde Martin. Par un jeu de perspective surréaliste, des formes exotiques apparaissent et s’évanouissent sur la tige du lampadaire.

Jefferson Fouquet, inspiré par Lucio Fontana

En modelant la matière fleurs, Jefferson Fouquet initie un dialogue avec la céramique de l’artiste italo-argentin qui a travaillé la terre entre les années 1930 et 1940.

L’installation plane, la spirale au mouvement infini des anthuriums, l’ajout de reliefs en plâtre, renvoient aux fondements artistiques et spirituels de Lucio Fontana. L’artiste, fondateur du mouvement spatialiste, pose les premiers éléments de sa réflexion à la même époque, en 1946, dans le Manifesto blanco.

L’anthurium, fleur indigène d’Amérique du Sud, aussi appelé « langue de feu » évoque en parallèle, une certaine impertinence génitale, une farce végétale, un pagliaccio, ce clown italien.

Majid Mohammad (Muse Montmartre), inspiré par Lev Tchistovsky

« L’azur du ciel immense et rond », Charles Baudelaire, La Chevelure, Les Fleurs du mal Lev Tchistovsky suit les cours de l’École des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg, puis emménage dans le quartier de Montparnasse à la fin des années 1920, où il fréquente André Breton et Tamara de Lempicka. Il y peint des nus féminins aux effets surréalistes et des bouquets surexposés.

Les rondeurs masculines d’Eve, le réalisme de ses chairs, la violence du bleu, incarnent la mode de l’époque. Ils font écho au travail sur la couleur de Majid Mohammad et à sa vision d’une fleur puissante. Hermaphrodites pour la plupart, les fleurs sont libérées des questions sociologiques du genre. Elles sont des Eve supermodernes.

Rica Arai (Atelier d’Hana), inspiré par René Lalique

Dans Théodora ou La Princesse lointaine, Sarah Bernhardt paraît auréolée de bijoux de tête aux fleurs de cri stal dessinées par René Lalique.

Elle est Miyabi, ce qui est gracieux, sophistiqué, élégant. Tout comme ce mouvement Art Nouveau qui s’inspire du végétal et de l’art japonais découvert par René Lalique dans les Expositions universelles de 1867 et 1878.

Le verrier réalise ce portrait pour l’anniversaire de ses trente ans de carrière, célébré en 1896 au théâtre de la Renaissance.

La couronne de Rica Arai relie Orient et Occident, comédie et tragédie, représentés dans les camés, vie et mort.

Sur la célèbre chevelure tourmentée de la diva, Rica Arai, pose une glycine aux boucles méditatives, le « Ma », vide, principe fondateur de l’ikebana.

Thierry Feret (Flowered by), inspiré par Andy Warhol

Artcurial Fleuriste - Paris - JAF-info - 20180906-195733-22

Flowered by  – “One dollar planète” – Quelle est la valeur de la nature ?

Alors que le monde tente de répondre à cette question chiffrée, la nature, elle, se consume plus vite qu’un billet de 500 euros allumé en direct à la télévision.

La mise en abîme, Andy Warhol, le maître du Pop Art, n’a cessé de jouer avec. Ni de s’interroger sur les relations entre art et argent. Ses premiers dollars sont sérigraphiés en 1962, la même année que les Campbell’s Soup Can.

L’installation de Thierry Feret figure un bouquet en feu, dont les flammes végétales viennent lécher les rebords du cadre mais, qui peu à peu, devient plat comme du papier.

A propos d’ARTCURIAL

Fondée en 2002 alors que le marché français s’ouvre à la concurrence, Artcurial s’impose rapidement comme le leader français des enchères. Elle n’a cessé depuis d’innover avec dynamisme, lançant de nouvelles spécialités comme le Design, ou le Street Art qui connaissent un succès international.

Aujourd’hui, maison de ventes aux enchères pluridisciplinaire, Artcurial a acquis une stature internationale et conforte sa place de premier plan sur le marché de l’art. Avec des lieux de ventes principalement à Paris et Monte-Carlo, la maison totalise près de 200 millions d’euros en volume de ventes en 2017.

Conçu comme un lieu culturel, la passion pour les œuvres d’art et les objets de collection s’exprime pleinement autour de grandes spécialités : des Beaux-Arts aux Arts Décoratifs, les Automobiles de collection, la Joaillerie, l’Horlogerie de collection, les Vins fins et Spiritueux… soit plus de 25 catégories d’expertise.

Tournée vers l’international, Artcurial étend son expertise au-delà des frontières françaises et exporte son savoir-faire à l’étranger avec des bureaux de représentation à Bruxelles, Milan, Monte-Carlo, Munich et Vienne ainsi qu’une présence à Pékin, Tel Aviv, et des expositions biannuelles à New York. En octobre 2015, Artcurial a organisé ses premières ventes à Hong Kong et au Maroc. En 2017, le groupe Artcurial fait l’acquisition du groupe immobilier de luxe John Taylor.

>>>> Le reportage photo

 

Publication à durée illimitée

Signature : Luc NAROLLES – Journaliste – Surligneur de Talents ! Paris – 06/09/2018
Crédits Photo : Luc NAROLLES – Journaliste – Surligneur de Talents !
Sources : -https://www.castor-fleuriste.com/ -https://www.debeaulieu-paris.com/ -http://nue-paris.com/ -https://www.catalinalaine.com/ -https://jeffersonfouquet.wixsite.com/jefferson-fouquet -http://collectifdelafleurfrancaise.com/ – Communiqué de Presse
Origine : Reportage – Interview (Original)
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