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Du nord au sud – regards sur le marche de la toussaint
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Du nord au sud – regards sur le marche de la toussaint

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JBA_1803.jpgToussaint oblige, le chrysanthème, la fleur star des cimetières, semble partout. Mais la tradition de fleurir les cimetières se perd peu à peu, et les producteurs locaux voient baisser les ventes et les prix de façon alarmante.


NORD FRANCE – LE CHRYSANTHEME N’EST PAS A L ‘ABRI DE LA CRISE

Toussaint oblige, le chrysanthème, la fleur star des cimetières, semble partout. Mais la tradition de fleurir les cimetières se perd peu à peu, et les producteurs locaux voient baisser les ventes et les prix de façon alarmante.

JBA_1803.jpg

Après un petit tour au cimetière de Douai, en ce jour de Toussaint, on a du mal à croire que le marché du chrysanthème est en perte de vitesse. Rares sont les tombes qui n’arborent pas leur plan de pomponettes, et certaines croulent littéralement sous les pots de fleurs. «Dans la région, la tradition est très forte, » reconnaît Gonzague Cockenpot, qui vend ses chrysanthèmes devant le cimetière. « Mais quand même, ça n’a rien à voir avec ce qui se faisait il y a quelques années. » Et les Cockenpot ont la mémoire longue, depuis quatre générations que ces maraîchers donnent, à la Toussaint, dans le chrysanthème, qu’ils vendent en famille sur les marchés ou, la semaine de la Toussaint, à l’entrée du cimetière de Douai. Bernadette, la tante de Gonzague, est là tous les automnes depuis 1950. « À l’époque, il y avait des vendeurs de chrysanthèmes tout le long du cimetière, jusque sur le pont. Et il y avait une queue pour entrer dis donc ! On devait entrer par un côté, et sortir par l’autre. » Aujourd’hui, ils ne sont plus que deux à vendre des fleurs devant le cimetière de Douai. Et, s’il est très fréquenté à cette période de l’année, l’affluence n’est plus comparable. Tout comme le budget consacré au fleurissement des tombes, constatent, à regret, les producteurs.

Lionel Dambrine, dit « La fleur », est horticulteur dans le marais de Sin. Selon lui, le désintérêt pour la fête de la Toussaint est vraiment palpable. « Dans le temps, on voyait des familles d’ouvriers mettre facilement 1 000 francs dans les fleurs de la Toussaint. Aujourd’hui, allez trouver un client prêt à payer pour 150 euros de chrysanthèmes ! Il y a encore dix ans, pour la Toussaint, je produisais entre 50 et 60 000 pomponettes. Cette année, j’en ai fait environ 22 000, mais je vais devoir en jeter plein. L’année prochaine, je pense que je passerai à 15 000. Le problème est double : les particuliers m’en achètent moins, mais surtout, beaucoup des fleuristes, jardineries ou graineteries que je fournissais dans la région ont disparu. »

En plus de la baisse des quantités vendues, se pose aussi le problème du prix. L’omniprésence des chrysanthèmes produits en Hollande ou en Belgique, et vendus très peu cher en grandes surfaces, tire l’ensemble des prix vers le bas. « Il y a trente ans, on vendait une potée de pomponettes entre 30 et 40 francs », poursuit Lionel Dambrine. « Aujourd’hui, c’est autour de quatre euros, ça n’a presque pas bougé malgré l’inflation, la hausse des salaires… Pour comparer, sur la période de la Toussaint, autrefois je faisais 30 à 40 % de mon chiffre d’affaires annuel. Aujourd’hui, c’est tout juste un dixième. » De son côté, Gonzague Cockenpot se veut plus optimiste. « C’est six mois de culture, pour six petits jours de vente. Mais ça en vaut la peine. Malgré la baisse des ventes et des prix, ça reste rentable. » Grâce aussi à de puissantes innovations : le maraîcher propose des pots de chrysanthèmes tricolores, la dernière tendance en vogue dans les cimetières, assure-t-il.

Par PAR JEANNE MAGNIEN


Source : http://www.lavoixdunord.fr/region/douaisis-dans-les-cimetieres-le-chrysantheme-n-est-ia16b0n1664514


Fête de la Toussaint, un business toujours florissant ?

À l’occasion de la Toussaint, nous nous sommes intéressés au marché du chrysanthème. Aux portes du cimetière de Roubaix, les fleuristes jouent des coudes. À Comines, rencontre avec un producteur en plein boom.

À la Toussaint, on cultive la mémoire de ses proches en allant fleurir leur tombe. Nous sommes allés à la rencontre de ces fleuristes et marchands ambulants postés aux trois entrées du cimetière de Roubaix. La concurrence est rude.

Face à l’entrée principale, les Duquesne s’enracinent. Jacques et son épouse ont pignon sur rue ou devrait-on dire sur le cimetière depuis 1990. Un commerce familial ouvert par une tante dans les années 50. Chez les Duquesne, on partage la passion de la fleur et on le revendique. Y a qu’à voir comment madame bichonne ses chrysanthèmes. Les premières fleurs de cimetière sont arrivées sur les étalages à la mi-octobre. «  Les gens aiment prendre le temps de nettoyer la tombe et de la fleurir avant le jour J.  » Chaque année, à la Toussaint, le couple a affaire à une concurrence qu’ils estiment «  déloyale  »  : les marchands ambulants. «  Lorsque nous avons commencé, ils étaient cinq, six vendeurs. Cette année, pour le moment, il n’y en a qu’un  » qui a déballé à deux pas de sa boutique. Et le fleuriste d’ajouter : «  Je vois que certains de mes clients lui achètent des fleurs. En temps de crise un sou c’est un sous. Mais heureusement on peut compter sur nos habitués qui viennent chercher un service.  »

Même entrée : Michel, ambulant depuis 1962. «  J’ai des pomponettes à 8 euros et des plus grosses à 10. Je vous en mets deux à 10 ?  » Sous sa casquette de gavroche, un caractère entier et une autorité naturelle. Michel est un commerçant né. Il a commencé à vendre ses premiers chrysanthèmes avec ses parents à l’âge de 14 ans à Roubaix «  C’était autorisé.  » Il se souvient de cette époque où la rue du cimetière était remplie de pots de fleurs et de vendeurs ambulants. Comme dans d’autres villes de la métropole lilloise, la concurrence a toujours existé. «  Chacun se tirait la bourre et voulait le meilleur emplacement.  » Il fallait s’y prendre de bonne heure pour réserver son emplacement à la mairie. Michel s’est lancé dans le commerce avec son épouse, qui est horticultrice de profession. Sous 2 000 m2 de serres à Lestrem dans le Pas-de-Calais, elle fait pousser ce que monsieur vend sur les marchés de Lille et aux portes des cimetières.

Deuxième entrée : une horticultrice seule contre tous. Pas de fleuriste, ni de vendeur ambulant. Rue Ampère, autre entrée du cimetière de Roubaix, Éléonore, 31 ans de terrain, semble à première vue bien placée. En première ligne, pour appâter le chaland avec ses petites pomponettes à cinq euros. Encore faut-il qu’il y en ait. «  Les gens viennent avec leur pot de fleurs. Avant ça faisait partie de la tradition d’acheter ses pomponettes devant le cimetière.  » Et l’horticultrice du Roubaisis, de pointer la concurrence de la grande distribution. «  Il y a même ce fameux magasin de meubles suédois qui s’y est mis. Ils cassent les prix, on ne peut pas rivaliser. Nous sommes une profession en voie de disparition  », lâche-t-elle tout en rangeant ses potées. «  Devinez combien j’ai gagné cet après-midi ? 28 euros.  »

Au Cartigny, Évelyne tient la corde. Dernière entrée. Pomponettes et chrysanthèmes sont de sortie rue de la Vigne. L’opération séduction a commencé cette semaine pour Évelyne Installée depuis quarante ans à deux pas du cimetière, la fleuriste a un avantage : elle n’a pas de concurrent ambulant. Si elle aussi estime que les clients se font plus rares, la gérante se plie en quatre pour les garder. Elle a par exemple préparé des compositions adaptées aux columbariums. «  La tendance est à l’incinération, je m’adapte.  » Pour les personnes âgées et éloignées, elle propose de fleurir les tombes elle-même (enfin c’est son mari qui s’y colle) et même de les nettoyer. Des petits plus qui font la différence.

La rédaction de JAF-info

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