guide des Consommateurs jardin Post-Covid
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A l’instar de l’animal de compagnie, la plante de compagnie commence à faire son entrée dans les foyers. C’est toujours la même plante, mais son image est en train de changer auprès du grand public. Les conséquences seront intéressantes pour le commerce jardin !

Plante de compagnie

Les plantes sont les mal aimées de la grande chaîne du vivant. Depuis que l’Homme est sur Terre, il n’a cessé de considérer la plante comme un joli décor pratique ou encombrant. Aristote, le premier, a fait la différence entre l’Homme, l’Animal et la Plante, cette dernière étant sous-classée en raison de son impossibilité à se mouvoir et de son impossibilité à penser… Du coup, le végétal est arrivé, depuis des siècles, en dernier dans la grande chaîne de la vie. De nos jours, les mentalités ont évolué et nous commençons à comprendre que cette forme d’intelligence végétale, si elle est certes différente de celle de l’Humain et de l’Animal, n’est pas moins efficace puisqu’elle est capable de s’adapter à toutes les situations engendrées par l’Homme ou la météo.

Depuis de nombreuses années maintenant, nous accordons à l’Animal une intelligence proche de celle de l’Humain. De ce fait, bien des grâces lui sont accordées ; si par le passé il nichait dans la cour, aujourd’hui, il siège dans la maison et s’invite jusque dans le lit conjugal !

Depuis une génération, la plante suit de très près le chemin emprunté par l’Animal dans sa relation à l’Humain. Certes, elle n’a pas encore la place de l’animal dans nos esprits, mais… Progressivement, la plante est entrée dans la maison. Petit à petit, les découvertes nous montrent que le règne végétal va continuer de nous surprendre et pourrait être bien plus futé que notre civilisation… Affaire à suivre !

Pet parents

Côté animal, nous avons fait très vite pour changer de regard.

Les animaux étaient utilisés pour la garde, le transport ou la viande. Et puis, certains se sont rapprochés de l’Homme comme le chien, le chat, le furet… D’abord dans la niche, puis Mirza ou Médor ont gagné les intérieurs des maisons.

Aujourd’hui, c’est la fête du « Pet » (animal de compagnie en anglais) !

On leur donne des prénoms de plus en plus sophistiqués, ils règnent dans la maison, ont leur assurance maladie… Petflix, le Netflix pour chien, commence à se développer. Selon une récente étude Ipsos, 68% des français considèrent que l’animal de compagnie est un membre à part entière de la famille, d’où le nom de « Pet Parents ».

Les entreprises s’intéressent aussi à la question. Le groupe The Kimpton Hôtel & Restaurant en Angleterre donne des congés pour le décès d’un animal de compagnie. Quelques entreprises en France tolèrent la présence des animaux au sein de leurs locaux.

Et au-delà du foyer familial, la cause animale avance à grand pas. Les animaux ont disparu des cirques, àpartir du 1er janvier 2024, il ne sera toléré que l’utilisation d’espèces domestiquées. Et l’interdiction de l’utilisation d’animaux sauvages sera définitive à partir de 2028. Toujours au premier janvier 2024, les animaleries ne pourront plus vendre de chiens et de chats pour des raisons éthiques.

Pour ou contre ces décisions… la perception de l’animal est en train de changer !

Plant Parents

Il serait un peu osé de faire un parallèle entre la situation de l’animal de compagnie et celle de la plante de compagnie. Mais comme à l’approche de Noël, tout est permis, je me lance…

Le chemin emprunté est à peu près le même… La plante est rentrée dans les maisons. On connaissait l’affection de mamie pour son caoutchouc offert il y a 30 ans. Ce sentiment est en train de se développer et les plantes ont maintenant des noms au-delà de leur désignation traditionnelle latine.

Des sites comme www.myBleen.com , nouvellement arrivé sur le marché, donnent des noms plus familiers à ses plantes. Par exemple, Fargesia robusta ‘Campbell’, est appelé « le zébré ». Que les puristes se rassurent, le nom latin reste indiqué dans la fiche technique. On va plus loin avec le site maison.toutcomment.com qui propose de vrais prénoms pour plantes.

Beyoncé est un exemple pour nommer « une plante svelte, élégante et attractive » .

On peut aussi choisir Reine Élizabeth « si vous avez un palmier majestueux ou un fuchsia ! ».

Ce changement de perception va entraîner aussi une observation attendrie des lieux de culture et des points de vente spécialisés. Le bien-être végétal est en train de prendre le même chemin que le bien-être animal avec des avantages… Et quelques inconvénients pour les professionnels.

Respect !

Le changement de mentalité est rapide et pourrait nous contraindre à changer nos habitudes.

Le manque d’arrosage ou une plante en mauvais état pourrait bien être perçu, par ces nouveaux clients, comme une maltraitance végétale. Le transport des végétaux depuis le point de vente chez le client sera sans doute observé de près. Le livreur et l’emballage devront être à la hauteur du respect attendu par ce nouveau consommateur végétal.

Et que dire des plantes mortes dans le fond du rayon pépinière… Là, ça deviendra un crime et la dénonciation sera unanime sur les réseaux sociaux.

Il y a aussi des points positifs ! Tout comme les habits et les chaussures… Les voiles d’hivernage et les pots seront personnalisables. Les étiquettes avec le prénom de notre plante favorite pourront revêtir des formes originales, elles seront sans doute connectées pour avoir des nouvelles sur l’appli du téléphone !

La garantie existe, mais à quand l’assurance longue durée pour garantir la vie de nos nouvelles plantes de compagnie ? Il y avait le coiffeur ou le coach sportif, on pourra avoir le « tailleur » et le « coach bien-être » qui viendra prendre des nouvelles de vos arbres à domicile…

Une nouvelle perception du végétal est en train de se mettre en place… Notre marché va s’adapter… Hâte de voir les évolutions !!!

Roland Motte… Jardinier !

Ce contenu a été réalisé en partenariat avec le Guide des Consommateurs Jardin. La rédaction de JAF-info n’a pas participé à la réalisation de ce contenu. Publication à durée limitée.

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