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Roland Motte – Ce saint qu’on ne saurait voir
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Roland MOTTE

Roland Motte – Ce saint qu’on ne saurait voir


L’an dernier il faisait beau, nous le savons tous puisque nous avons passé une partie du confinement au soleil, sur le balcon, le jardin ou la terrasse. Mais cette année, c’est un peu différent. Les visages sont beaucoup moins hâlés et pour le jardin, on évite d’y aller !

Ca caille !

Une chaleur à crever au mois de mars, on s’attendait déjà à une canicule précoce, comme nous en avons l’habitude. Les mieux organisés commençaient à planter les tomates alors que les plus anciens invitaient à la prudence… Et puis paf ! Comme en 1989, pour ceux qui étaient nés à l’époque, la chaleur de fin d’hiver a laissé place à un printemps plutôt très froid.

Mais rien de surprenant, le printemps est une saison de transition entre l’hiver et l’été, on se balade donc de l’un à l’autre. Nous sommes victimes de la bagarre entre les vents du Nord et les vents du Sud. Des fois c’est dans le bon sens, des fois pas ! Quand le Jet-Stream ne fait plus son boulot correctement, ça coince un peu.

La nature n’en fait qu’à sa tête ! Qu’il s’agisse de santé, de météo, de temps… Notre société si puissante commençait à penser qu’elle pouvait tout contrôler, tout régir… Il n’en est rien ! Nous sommes totalement dépendants de cette nature. Normalement, la température augmente progressivement de l’hiver à l’été … Normalement ! Mais des fois, non !

Des sous !!!

Pour le jardin, ce n’est pas si grave, un cerisier qui ne donnera pas de fruits cette année, 10 pieds de tomate qu’il faudra acheter à nouveau, un oranger oublié sur la terrasse à remplacer… C’est un moindre mal !

Pour les agriculteurs, c’est beaucoup plus grave. En Provence, certains ont perdu 90% des récoltes annuelles. Pour la vigne, on parle d’un tiers de la production perdue.

Nous sommes sur une économie parfaitement régulée qui ne tolère pas les changements de rythme et les aléas climatiques. Il y a bien longtemps de cela, les « paysans » pratiquaient une agriculture diversifiée qui jugulait ces pertes liées à la météo. Mais aujourd’hui les spécialisations des uns et des autres ne permettent plus l’irrégularité.

La seule solution : assurer les productions agricoles… Sauf que, l’assurance n’est pas toujours possible et souvent incompatible avec la rentabilité… Alors ? Il reste l’état ! La mère nourricière qui va bien venir en aide à ses chers enfants. On a de la chance, l’état a de l’argent …

Saints de glace

Y’a pas de quoi rire, on est déjà en galère avec les températures alors que nous ne sommes pas encore dans la période des Saints de Glace…

Les Saints de Glace… Comment ??? Vous ne connaissez pas ? C’est un truc que tous les vieux jardiniers vous ressortent dans les rayons des fleurs et des légumes. 11, 12, 13 mai, Saint Mamère, Pancrace et Servais … Cette « croyance » nous vient du Moyen Âge ! A priori, il ne faut rien planter de gélif avant ces dates parce qu’il y a un coup de froid à ce moment-là…

Tout cela date d’une époque lointaine, en 500, pendant le haut Moyen-Âge. Saint Mamert débutait les 3 jours de Rogations pendant lesquels le bon peuple faisait des prières et des processions pour protéger les cultures du froid et des intempéries.

Aujourd’hui, les relevés météo des 60 dernières années confirment que les Saints de Glace ont du plomb dans l’aile, et nous sommes à cette période, plutôt sur des records de chaleur. C’est aussi les conséquences du réchauffement climatique.

Et que l’on soit pro ou sceptique par rapport aux Saints de Glace, rassurez-vous, rien n’est écrit et la nature décidera en dernier ressort de la température à nous proposer. En conclusion, le printemps est une période transitoire et il peut faire chaud… Ou froid ! On verra !

Mets tes hauts !

Restons couverts ! Le climat déchaine les passions. Notre fonctionnement est assez simple, il y a d’abord le climat que nous espérons. Nous sommes Ok pour avoir 4 saisons à condition qu’elles soient bien identifiées et respectées. Et surtout, que ces saisons conviennent à notre planning : soleil la journée, pluie la nuit. Neige sur les pistes mais pas sur la route…

Et puis, il y a la réalité. Le climat n’est pas une science exacte. L’homme cherche à ranger, classer, rationaliser. Nous sommes convaincus que les températures doivent être progressives : 0 en hiver et 25 en été, et donc 15 degrés au premier mai et au 1er septembre, c’est pourtant simple !

Ben oui, mais non ! Il n’y a rien d’écrit, l’imprévisible est la norme et nous risquons d’avoir encore de belles surprises dans l’avenir. L’hiver pourrait devenir chaud et les printemps un peu plus froids ? Ou le contraire !

Le prochain objectif de l’humanité sera de maitriser la météo, tout comme la santé, tout comme l’immortalité, tout comme les tremblements de terre…

L’homme veut gérer et organiser les cycles de la nature, il serait peut-être plus simple de changer notre perception de cette même nature, et accepter qu’elle n’en fait qu’à sa tête … J’dis ça, j’dis rien !

Roland MOTTE

Roland MOTTE

Jardinier, amoureux du Jardin « au naturel » qu’il aime cultiver dans les Vosges. Passionné depuis toujours du végétal, son expérience au poste de vendeur à celui d’acheteur national, élu "Acheteur de l'année 1996" (Graines d’Or), lui permet d’analyser finement les évolutions du marché et d’observer les tendances pour les pros comme les amateurs. Conseil en développement et en stratégie de communication Roland apporte son expertise auprès de nombreuses entreprises leader du jardin et de la distribution. Conférencier, Conseil et Journaliste, Roland est aussi dirigeant de la société de conseil RMJ et de la boutique en ligne « Les Jardins de la Terre » -
Origine : Editorial – Billet d’humeur (Original)
Signature : ROLAND MOTTE… JARDINIER !
Crédit photo : Photo Générique ou logo société

Durée de la publication :

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Photo :

Le téléchargement de(s) photo(s) de Luc NAROLLES est librement autorisé par l’auteur sous réserve qu’il soit fait mention du crédit suivant : Luc NAROLLES – Surligneur de Talents – JAF-info | Jardinerie Animalerie Fleuriste – Média-Talents et l’indication de l’url source entièrement visible.

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Luc NAROLLES

Rédacteur en chef

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