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Incognito en Jardinerie du Limousin – Le glyphosate est-il véritablement sous clef ?

Royal retire du Roundup d une jardinerie YouTube
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La rédaction de JAF-info

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À l’heure où le Roundup – ce désherbant à base de glyphosate – est largement décrié, nous avons tenté de jauger la facilité et/ou la difficulté à se procurer le produit classé cancérogène dans différentes jardineries du Limousin.

Cinq minutes. C’est le temps qu’il faut pour se procurer un litre du désherbant Roundup® en jardinerie. Commercialisé par Monsanto, le produit est pointé du doigt depuis mars 2015 par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), pour son caractère cancérigène. L’agent incriminé, c’est le glyphosate, molécule active d’un puissant herbicide. Qui plus est, le plus vendu au monde.

La loi interdit sa vente en libre accès depuis 2017

En janvier 2019, la vente du Roundup® et autres produits contenant du glyphosate sera totalement interdite aux particuliers. Depuis le 1er janvier 2017, la loi Labbé interdit leurs ventes en libre-service. En clair, n’importe quel quidam qui se rend dans une jardinerie ou un magasin de bricolage doit se faire un tant soit peu, expliquer la dangerosité du produit et la façon de l’utiliser avant de repartir avec son bidon.

En Corrèze

La loi est-elle respectée en Corrèze ? Et est-ce que les vendeurs conseillent ce produit aux clients ? Pour répondre à cette question, je me suis rendue incognito dans des jardineries, prétextant être infestée de mauvaises herbes dans mon allée en castine. Je cherche une solution efficace et durable. Si je constate, dans les deux magasins où je me suis rendue, que le Roundup® est effectivement hors de portée de la clientèle, les conseils divergent. Dans la première jardinerie, on me recommande dans un premier temps un désherbant d’une marque lambda. J’insiste en expliquant qu’il me faut quelque chose de vraiment fort, le meilleur produit.

Le vendeur me redirige alors vers du Roundup®… Mais bio ! Cet article se trouve à la portée de n’importe qui. Je m’interroge alors sur la teneur en glyphosate du produit. Est-il aussi controversé que son cousin enfermé ? À base d’acide acétique, les effets sont censés être les mêmes que le Roundup® classique. Une gamme naturelle pour s’adapter à ceux qui souhaitent des produits biocontrôlés.

Dans la seconde jardinerie, je reprends mon petit manège. Dans un premier temps, le deuxième vendeur me dirige lui aussi vers une marque lambda. Et j’ai beau insister encore et encore, pas une seule fois il ne me recommande du Roundup®, qu’il soit bio ou non.

En tout cas, dans les deux magasins, on m’a assuré que le produit sera supprimé de la vente d’ici 2019. De quoi rassurer les consommateurs inquiets.

En Creuse

Dans ce magasin creusois, tous les produits phytosanitaires chimiques sont en bas des étagères, un peu à l’abri des regards, sous vitrine fermée à clé. Une stratégie de vente ou une question de rangement pratique, toujours est-il qu’au premier coup d’œil, le regard se pose donc plutôt sur les produits non-chimiques, laissés en vente libre.

Demander conseil à un vendeur phyto-certifié

Les affiches sont claires, si l’on veut du chimique, il faut demander conseil (et clé) à un vendeur phyto-certifié. Des allées envahies par un fouillis d’herbes récalcitrantes, « qu’est-ce qui est le plus costaud pour en venir à bout ? ». « Si vous voulez quelque chose de costaud, on va rester dans les molécules chimiques mais sinon vous avez des choses comme ça, nous dit le vendeur appelé à la rescousse, des désherbants d’origine naturelle. »

Entendez par là avec des principes actifs d’origine végétale comme l’acide pélargonique, présent dans le géranium, ou encore à base d’acide acétique, c’est-à-dire de vinaigre. “Bio-désherbants” ? Pas vraiment, notons qu’ils ne sont pas autorisés en culture biologique et restent très corrosifs, à en croire les précautions d’emploi qui tapissent le revers des bidons. « De toute façon, il faut s’équiper en conséquence, avec les bottes, les gants, etc. », nous rappelle le vendeur. Pour faire face au tollé du glyphosate, Roundup® a aussi lancé le sien, une « Nouvelle formule » qui contient 6 % p/p d’acide acétique.

Ils ne vont pas chercher autre chose que du Roundup®.

Le vendeur nous confirme que « ça marche de la même façon », la seule différence, outre le fait qu’ils ne contiennent pas de glyphosate, c’est leur rémanence. Autrement dit, ils sont moins efficaces dans la durée, disparaissent plus vite dans le sol, mais, insiste-t-il, « ils ont aussi moins d’impact du fait qu’ils soient non chimiques ». « C’est ce qui va se développer maintenant et ce qui sera uniquement autorisé à la vente à partir de 2019 », poursuit-il.

À propos de la marque historique, et malgré la controverse, il confie qu’« il ne faut pas se voiler la face, les clients qui fréquentent le rayon, on peut leur proposer des produits alternatifs, ils ne vont pas chercher autre chose que le Roundup® », par habitude, par souci de prix – un peu plus économique que les nouvelles formules sans chimie –. Malgré tout, « il y en a qui se lancent un petit peu ». Finalement, devant notre hésitation, le conseiller phyto-certifié nous propose un compromis sans chimie, ni combinaison de protection : « vous avez la solution des désherbeurs thermiques, vous le reliez avec un petit détendeur à une bouteille de gaz, ça a l’avantage de tuer la plante en la brûlant, donc il n’y a plus de photosynthèse, mais aussi les graines. » Vendu.

(*) Prénom modifié.

Publication à durée illimitée

Signature : Driss Chaït, Clémentine Dutertre et Julie Ho Hoa – LAMONTAGNE.FR
Sources : http://www.lamontagne.fr/brive-la-gaillarde/economie/environnement/2017/10/20/le-glyphosate-est-il-veritablement-sous-clef-en-limousin_12597599.html
Origine : Veille – Curation
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