JAF-info

L'info pour les pros !
Publicité - Pack Impact
FREDERIC NAUDET - LA VENTE DE SAPIN EN LIGNE DÉCOLLE !  | www.Jardinerie-Animalerie-Fleuriste.fr
La rédaction de JAF-info
Vues :
568

Le sapin de noel naturel est aussi touche par la contrefacon !

Les 200 producteurs locaux se sont regroupés et ont mis au point un label rouge pour enrayer la contrefaçon

En ce premier mercredi de décembre, la bise est glaciale ; une fine pellicule de neige recouvre les sapins plantés en file indienne. Ce décor féerique rappelle que Noël approche à grands pas. Ce week-end, les consommateurs français vont se ruer dans les magasins pour rapporter chez eux ce symbole des fêtes. En revanche, pour les producteurs, l’activité touche à sa fin après deux mois de travail non-stop. «Nous produisons 400.000 sapins par an, soit plus de 7% du marché, explique Frédéric Naudet, président de l’entreprise éponyme, leader français. Les Nordmann de 1,5 à 2 mètres de haut sont la variété la plus vendue, car elle ne perd pas ses aiguilles», précise-t-il.

Son exploitation de 400 hectares est située à Planchez, au cœur du parc régional du Morvan, d’où provient le quart des sapins de Noël de l’Hexagone. C’est la première région productrice devant la Bretagne. «Nous bénéficions ici d’un sol acide et d’un climat semi-montagnard qui conviennent bien à ces conifères», poursuit le responsable. À tel point que, dans son canton, celui de Montsauche, le sapin est devenu la première activité agricole devant l’élevage de charolais.

Dix ans en terre avant d’être vendu

Depuis 1998, quelque 200 producteurs se sont regroupés au sein de l’Association française du sapin de Noël naturel (AFSNN). Histoire de contrer le sapin artificiel (14% du marché en volume) et de structurer la profession ! L’AFSNN, qui livrera en début de semaine le sapin de l’Élysée, a mis en place un cahier des charges précis afin d’éviter que des sapins dégarnis ou tordus ne se retrouvent à la vente. «En 2003, nous avons été reconnus par décret comme une activité agricole spécifique, ce qui facilite la reprise de terres libres, explique Frédéric Naudet, président de l’AFSNN. Nous travaillons désormais sur un label rouge lié à une indication géographique protégée. Il devrait être prêt l’an prochain», poursuit-il. Une manière d’éviter les contrefaçons. «Certains pépiniéristes n’hésitent pas à vendre sous l’enseigne “Aux Producteurs Creusois”, des arbres moins résistants qui viennent de Belgique. Une tromperie pour le consommateur», s’insurge Frédéric Naudet.

Pour maintenir une qualité constante du champ au foyer, les investissements sont lourds. Certaines infrastructures, comme les aires de stockage et d’expédition, ne fonctionnent que deux mois par an. Par ailleurs, entre le moment où le pépiniériste sème son arbre et celui où il le récolte, il se passe en moyenne entre cinq et dix ans. Ainsi, sur un sapin vendu 15 euros à un grossiste, 12 euros sont engloutis en charges de production, d’amortissement et de transport. La région parisienne, qui écoule près du quart des sapins vendus en France, se trouve à plus de trois heures de route.

<style=”text-align: justify;”>Sans oublier le financement des innovations. Pour ce Noël 2014, la nouveauté s’appelle le Grandis. «C’est un sapin de forme conique qui nous vient d’outre-Atlantique, indique avec un brin de fierté Frédéric Naudet. Il rappelle le sapin du Rockefeller Center, avec des aiguilles odorantes.» Il en a planté plusieurs hectares il y a six ans et en teste les premiers exemplaires cette année.

Sapin-De-Vancouver-Grandis

Un marché de 170 millions d’euros

Le premier week-end de décembre sonne toujours le coup d’envoi des achats de Noël et plus particulièrement du sapin. Selon une étude TNS Sofres, 6 sapins sur 10 sont achetés lors de la première quinzaine de décembre. Une part qui ne cesse de croître aux dépens des acheteurs de dernière minute. La tradition tient bon malgré la crise: un foyer français sur quatre achète un sapin au prix moyen unitaire de 26 euros, en hausse de 1 euro sur un an. Soit un marché global proche de 170 millions d’euros, dont 20% pour les sapins artificiels et 80% pour les espèces naturelles. Le Nordmann représente plus des deux tiers des achats de sapins naturels, devant l’épicéa, certes plus odorant et moins cher, mais qui perd ses aiguilles. Enfin, plus de 8 sapins sur 10 sont produits en France.

La rédaction de JAF-info

La rédaction de JAF-info

Le site de presse en ligne JAF-info | Jardinerie Animalerie Fleuriste est une publication des Editions Média-Talents réservée aux professionnels Créé en 2011, il concentre plusieurs sources d’informations : Une information journalistique - Une veille par la curation d’articles publiés sur le web - Des échanges avec la communauté des professionnels de la filière pour l’essentiel Ce média inédit a pour objectif de diffuser une information plutôt économique et d’actualité en continu de la profession : La distribution du jardin, des fleurs et des Animaux de compagnie. Réactif, souple, facilitant les échanges, les partages sur les réseaux sociaux et les mises en relation, son but principal est de surligner les Talents qui composent la filière. 1er média gratuit en ligne des Distributeurs de la Nature ! Indépendance, transparence et confiance : Aucun actionnariat ou intérêt dans une société ou association. La publication ne vit que du soutien de ses annonceurs
Origine : Veille – Curation
Signature : LEFIGARO.FR – Eric DE LA CHESNAIS
A LIRE AUSSI
SPONSORISÉS
A LA UNE
CHOIX DE LA REDACTION
Publicité - Pack Impact
A LA UNE :
Publicité - Pack Premium
BRÈVES - ÉVÉNEMENTS
Accès rapide