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Le jardinage deviendra t-il vert en 2022 ?

REACTIONS SUR L'OBJECTIF ZERO PHYTO ! | www.Jardinerie-Animalerie-Fleuriste.fr
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Après les espaces publics en 2020, les produits phytosanitaires seront prohibés pour les particuliers au 1er janvier 2022. Jardiniers amateurs et magasins spécialisés s’y préparent déjà.

L’utilisation de produits phytosanitaires sera complètement interdite pour les particuliers le 1er janvier 2022. Il sera également prohibé d’en détenir. Révolution en vue dans les jardins ? Pas sûr, si on écoute professionnels et jardiniers en herbe. Les mentalités changent. « On le voit bien : c’est plus dur pour la clientèle plus âgée de changer ses habitudes », constate le vendeur d’une jardinerie en milieu rural. « Il y a plus de demandes à utiliser des produits bio avec les nouvelles générations, même les quadragénaires. En fait, souvent, ce sont les gens qui ont encore des enfants. »

Beaucoup de jardiniers s’adaptent déjà. « Je dois faire un exposé en février sur l’utilisation des purins, des fabrications artisanales, pour éviter les produits phyto », déclare Dominique Deslandes, secrétaire de la société d’horticulture de Côte-d’Or. « Les particuliers font bien attention maintenant, à condition d’être informés. Sinon, ils poursuivent. Il faut rappeler aussi qu’il existe encore un énorme marché des produits phytosanitaires. » Cela va-t-il poser un problème ? « Il va falloir gérer son jardin autrement. Cela demandera beaucoup plus de main-d’œuvre pour lutter contre les herbes envahissantes. Pour les insectes, c’est plus problématique. » Des astuces s’échangent aussi entre les amateurs. Le chalumeau pour brûler les herbes ? « Oui, mais la chaleur exacerbe les graines et cela repousse totalement. » Le sel de mer concentré ? « Cela détruit bien les végétaux, mais s’il pleut derrière, c’est immédiatement lavé. » Roger Grillet est le président de l’Amicale des amateurs du jardinage de Beaune : « C’est dans l’air du temps d’éviter tous ces produits, mais certains restent assez réfractaires » Pour les rosiers ? « Il faut bêcher chaque année et mettre, tous les 3 ans, une bonne couche de terreau. Beaucoup paillent aussi ou mettent de l’écorce de pin. À part, le liseron, peu d’herbes ne poussent. »

« Cela va poser des problèmes pour ceux qui avaient pris l’habitude, mais il est plus que souhaitable de diminuer la pollution », ajoute Étienne Cuenot, président de la société d’horticulture de Côte-d’Or. « Les produits bio-contrôle restent utilisables. Ce sont les produits biologiques, les coccinelles par exemple qui mangent les pucerons. Il va falloir se mettre à des techniques plus mécaniques. »

Les distributeurs de produits pour les jardins ont anticipé. Au magasin Gamm vert d’Is-sur-Tille, par exemple, on voit bien que la mentalité de la clientèle a évolué depuis 3 ou 4 ans. « Si on continue à vendre désherbants et insecticides comme les anti-limaces, nous enregistrons une progression des ventes des produits labellisés bio », explique Thomas Martin, vendeur. « Développer ce marché est inscrit dans notre charte. Ce sont des produits sans molécules synthétiques, des produits à base de savon noir, d’huile, de bactéries, d’acide acétique. » Des produits qui seront autorisés dans le cadre de la nouvelle loi. « Nous avons toute une gamme qui peut remplacer les autres phyto et insecticides. » Chez Botanic, l’adaptation a été encore plus radicale puisque le réseau de jardineries ne vend plus depuis 2007 aucun engrais et pesticides chimiques de synthèse. « Botanic a l’objectif d’être Jardinerie naturelle de référence », souligne Carole Nézondet, directrice du magasin Dijon/Toison d’Or. « Certains clients sont surpris. Il y en a encore qui nous demandent des désherbants. La vente des produits alternatifs est également en progression. Il s’agit des binettes, des désherbeurs mécaniques ou des cloches à insectes. En dehors des astuces, les jardiniers devront retourner à la recette gagnante de leurs ancêtres baser sur un mélange de temps et beaucoup d’huile de coude. Un vrai retour aux sources.

La rédaction de JAF-info

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Source :

http://www.bienpublic.com/cote-d-or/2014/01/30/le-jardinage-deviendra-vraiment-vert-en-2022