La jeune femme de 21 ans s’est inscrite au concours Miss Ink Girl 2018. Elle espère représenter la Région des Hauts-de-France pour se hisser en finale nationale.

Maeliss, fleuriste à Wailly-Beaucamp défend une vision réfléchie, féminine et artistique de l’art du tatouage.

Des hibiscus, des phrases, un dessin de sa composition et un motif tribal. Maeliss a sept tatouages sur le corps, ce qui fait d’elle une candidate au titre de miss Ink Girl 2018. Les postulantes comme Maeliss vont pouvoir faire acte de candidature dès lundi. Ensuite, les internautes pourront voter sur la page Facebook du concours jusqu’au 10 septembre. Pour remporter le titre, il faut plaire au public mais également au jury grâce aux photos que les jeunes filles vont envoyer à l’organisation. Mais un entretien téléphonique est aussi au programme pour tester les motivations des candidates ainsi que la signification des tatoos qu’elles arborent.

Les sept tatouages de Maeliss ont tous une histoire qui les rend uniques. Le tout premier, c’est un dessin qu’elle a griffonné sur un carnet. « J’avais seize ans et c’était un motif que j’aimais bien », détaille la jeune fille. Ce petit motif, sur son bassin était l’idéal pour débuter selon elle : « Il était minuscule, ce qui arrangeait ma mère, elle ne le voulait pas trop imposant. »

Un an plus tard, un hibiscus présent sur son épaule gauche vient s’ajouter. Sa fleur préférée devient symbole de liberté après son départ de la maison familiale. Toutefois, elle tient à afficher son attachement à ses proches grâce à ce tatouage. « Les cinq traits qui partent de la fleur représentent mes frères et sœurs ainsi que mes parents », explique Maeliss.

Ces quelques hommages à ses proches sont les seuls présents sur sa peau. La faute à « une erreur de jeunesse » comme le dit Maeliss. Sur le motif tribal qu’elle a sur le bas du dos, la jeune femme avait placé les initiales de son petit ami. Mais, une fois séparée de son compagnon, elle a voulu dissimuler les traces de cette histoire.

« Il ne faut surtout pas se lancer sur un coup de tête »

L’occasion pour la jeune fleuriste de distiller ses conseils avant d’oser son premier tatouage. « Il ne faut surtout pas se lancer sur un coup de tête et un professionnel m’a conseillé d’en faire un qu’on puisse voir soi-même », avertit Maeliss.

Autre précaution, économisez. Maeliss a dépensé pour ses sept tatouages plus de 3 000 €.

Devenir miss est un des rêves de Maeliss : « Je rêvais de participer à Miss France mais avec mes tatouages, c’était impossible, miss Ink, c’est parfait pour moi. »

Maeliss Andrieux espère aller loin dans le concours pour « prouver qu’on peut être tatouée et féminine, pas dans l’excès. Je ne veux pas me métamorphoser en gothique, en pin-up ou trop rock’n’roll ».

La peut-être future miss Ink Girl 2018 dont le nom sera livré en mars 2018 songe déjà son prochain tatouage. « Ce sera un arbre de vie pour mes enfants, avec leur date de naissance, quand j’en aurai, car eux, resteront dans ma vie, quoi qu’il arrive », résume Maeliss.