La semaine dernière, Micheline Elphénor a été élue présidente de l’Organisation professionnelle des artisans fleuristes de la Guadeloupe. Elle compte faire de la lutte contre la concurrence déloyale son cheval de bataille.

Dans le métier depuis une trentaine d’années, Micheline Elphénor a été choisie par ses pairs pour être la présidente de l’Organisation professionnelle des artisans fleuristes de la Guadeloupe. Ce tout nouveau syndicat a été créé la semaine dernière, au CFA du Raizet/Les Abymes.

Si l’organisation ne compte que 9 membres pour le moment, Micheline Elphénor compte bien rassembler le maximum de fleuristes professionnels de l’archipel. « Pour défendre notre cause, il était nécessaire de se regrouper. En Guadeloupe, nous sommes environ une vingtaine de fleuristes professionnels, explique la présidente fraîchement élue. Au-delà de ça, il y a certaines personnes déclarées en tant qu’autoentrepreneurs qui vendent des fleurs, mais n’ont pas de boutique. Quand on inclut ces gens-là, on peut parler d’une cinquantaine de fleuristes au total. »

Le regroupement de ces professionnels au sein de ce nouveau syndicat constitue la première mission de la présidente.

LUTTER CONTRE LA CONCURRENCE DÉLOYALE

Trois autres actions prioritaires attendent Micheline Elphénor au cours des prochains mois. Il s’agit notamment de la réglementation de la profession. « Nous sommes confrontés à une forte concurrence déloyale, surtout pendant les fêtes, explique-t-elle. Beaucoup de personnes se déclarent fleuristes 2 à 3 jours par an et vendent des fleurs sur la voie publique. C’est un vrai manque à gagner pour la profession. Avec le syndicat, nous irons rencontrer les services chargés de la réglementation dans les mairies et nous contacterons aussi la répression des fraudes à ce sujet. Notre organisation va aussi s’intéresser à l’approvisionnement. Avec l’ensemble des adhérents, nous pourrons peut-être obtenir un groupage pour avoir des prix plus intéressants auprès de nos fournisseurs. Il y a du boulot, mais je suis prête, parce que je connais les difficultés de notre profession. »

Autre point et non des moindres : la formation. Micheline Elphénor souhaite mettre en place, à travers son organisation professionnelle, une série de formations à l’attention des membres. « On n’arrête jamais d’apprendre dans notre secteur d’activité, ajoute-t-elle.