Carine Sannier cherchait depuis deux mois un apprenti, sans succès. La fleuriste a lancé un avis de recherche dans nos colonnes : une trentaine de candidats y ont répondu ! Son choix s’est porté sur deux jeunes filles.

Julie et Clara, qui fêteront leurs 15 ans cet été, sont encore au collège. La première s’était orientée vers la coiffure : « Je me suis ennuyée. » La seconde avait choisi la petite enfance, « mais mon stage n’a débouché sur rien ». Elles ont maintenant trouvé leur voie : le 1er septembre, elles signeront un contrat d’apprentissage d’une durée minimum de deux ans chez la fleuriste Carine Sannier.

Déjà un premier stage

Elles alterneront entre une semaine à l’école (la Maison familiale rurale de Samer) et deux semaines en entreprise. « On a hâte de commencer à travailler, d’être dans le concret. Les horaires ne nous font pas peur. » Toutes les deux sont déjà venues en stage pendant quelques jours : « Il n’y a pas une minute où on ne faisait rien ! » « Elles se sont fait une idée du métier, sourit Carine Sannier. Il faut être courageux. C’est physique ! »

Après avoir lancé un avis de recherche dans nos colonnes en avril, la fleuriste a reçu « plus de 30 demandes. Le choix a été difficile, il fallait que le feeling passe. Julie et Clara se sont données à fond et je n’ai pas réussi à les départager. Je cherchais des gens souriants et motivés, elles m’ont convaincue ! Elles sont polies, respectueuses, ponctuelles et bien éduquées. Mon but, c’est maintenant de les emmener le plus loin possible. »

La jeunesse des adolescentes constituait aussi un atout pour leur candidature : « Elles n’ont pas pris d’autres habitudes ailleurs et vont être formées à ma façon. J’aime bien le ton sur ton. »

« Je ne vais pas les lâcher ! »

Carine Sannier a commencé au même âge, « celui où l’on apprend le plus… Ça me rappelle des souvenirs ! On n’oublie jamais son premier maître d’apprentissage… » Julie et Clara travailleront aussi au côté d’Amélie, l’apprentie actuelle, qui sera embauchée en CDD à la rentrée. « Je les surveille, je ne vais pas les lâcher jusqu’à leur diplôme ! rigole la patronne. C’est la renommée du magasin qui est en jeu… »