Menu
1er média en ligne des Distributeurs de la Nature !

Apprentissage : dur, dur de trouver un patron ! Lassitude et colère d’une maman d’un apprenti fleuriste

80

Vues

Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on email
.

Publicité - Pack Impact

Apprentissage : dur, dur de trouver un patron ! Lassitude et colère d’une maman d’un apprenti fleuriste

CREATION D'UNE BOURSE DE L'APPRENTISSAGE FLEURISTE ANIMALERIE JARDINERIE | www.Jardinerie-Animalerie-Fleuriste.fr

La rédaction de JAF-info

Apprentissage : dur, dur de trouver un patron ! Régler la problématique du transport et du logement. De nombreux jeunes ont ou ont eu les plus grandes peines du monde à trouver un employeur pour une formation en alternance, indispensable à la poursuite de leur cursus. Témoignages
Céline Leroux, résidente brignolaise, est une maman désemparée. Depuis le mois de mai dernier, elle et son fils, Lucas, 18 ans, ont entamé un parcours du combattant afin de trouver un employeur acceptant de signer un contrat d’apprentissage dans la fleuristerie. Un document obligatoirement nécessaire afin de poursuivre sa formation.

LASSITUDE ET COLÈRE

« On a contacté facilement 200 fleuristes, entre La Ciotat et Draguignan, Trets, Rousset et Le Cannet. Sans compter les relances. Aujourd’hui, mon fils n’a toujours pas de patron, raconte-t-elle, avec une lassitude teintée d’un brin de colère. Le jeune homme, un peu « timide » et « réservé », a jusqu’à la fin de l’année civile pour trouver la perle rare. À défaut, il suit une formation en Bac Pro… « vente » au lycée professionnel Claret à Toulon, tout en prenant des cours de conduite pour décrocher le permis.

« Lorsqu’il a commencé sa formation, j’étais contente car on a toujours besoin d’un fleuriste : naissances, mariages, décès, Noël, la Saint-Valentin, etc. Tout s’est bien passé jusqu’à l’obtention de son CAP au CFA de La Seyne-sur-Mer. Pour ses stages, les employeurs étaient tous d’accord : forcément c’était gratuit, donc de la main-d’œuvre intéressante », poursuit-elle.

Cette maman de quatre enfants comprend néanmoins les impératifs des chefs d’entreprise. « Évidemment, un patron dont l’employé est absent trois jours et demi sur sept, sachant qu’il ne peut pas lui confier les clés de la boutique pour l’ouverture et la fermeture, c’est sûr qu’il préférera employer un salarié. D’autant que maintenant, il doit payer des charges sur les apprentis. »

Ceci dit, la trentenaire, en passe de reprendre, elle aussi, une formation diplômante dans le milieu scolaire, n’est pas complètement tendre avec les gérants rencontrés. « Certains, clairement, nous ont dit qu’ils ne voulaient pas “s’emmerder” avec les jeunes. Pour eux, ils ne respectent pas les horaires, sont absents dès qu’ils ont mal à la gorge. Certains jeunes paient pour les autres. C’est dommage : ils finissent par perdre confiance en eux. Le pire ? Les gérants qui vous disent “On vous rappellera”, et ne le font pas, malgré les relances. Ça m’horripile ».

Lucas n’est pas seul dans cette galère : sur les 10 élèves de sa division, 3 seulement ont signé un contrat.

Et de conclure : « Mon fils avait émis l’idée de rentrer dans la restauration. Il a déjà essayé mais ça ne lui a pas plu. Je n’ai pas envie, que dans quelques années, il se dise mais “Putain, ma vie, ça ne devait pas être ça…” ».

À Saint-Maximin, au lycée agricole privé de la Provence verte, Christian Brayer, le directeur d’établissement, compte trente-six élèves en classes de pré-apprentissage. « Ils cherchent des stages sur un mode 50-50 % : une partie entreprise et une partie à l’école. » Une filière qui leur permet de découvrir des métiers, avant de choisir, s’ils le souhaitent, un secteur d’activité et entrer dans la voie classique de l’apprentissage. Le profil des élèves est varié, en partant du niveau 3e.

70 % des demandes se situent dans le secteur de la vente (boulangerie, pâtisserie, supermarché), du service à la personne et de l’agriculture. Quelques-uns tentent de s’insérer dans le secteur de la mécanique. Décrocher un contrat d’apprentissage dépendra du secteur d’activités choisi, de l’âge de l’élève et de la nature du contrat proposé à l’employeur. En effet, dans les travaux paysagers, le service à la personne, les métiers liés à la retraite et la petite enfance, de gros besoins ne sont pas pourvus.

L’âge est une variable à prendre en compte. « Un jeune de moins de 18 ans, coûte moins cher mais ça peut poser un problème en entreprise dans le sens où on ne voudra peut-être pas qu’il utilise de machines ou du matériel dangereux » Être majeur n’est pas forcément un atout : « Il coûte plus cher : en BTS par exemple, c’est moins intéressant pour une entreprise. Quand les employeurs font les comptes, ce n’est pas facile pour eux. Notre rôle est justement d’accompagner ces jeunes. » Le lycée met donc en place des dispositifs.

« Je crois qu’il est important que les jeunes fassent des stages avant de signer un contrat. Effectuer, par exemple, trois semaines en entreprise et observer si le relationnel passe bien… Car, aujourd’hui, on a une jeunesse encore très éloignée du monde de l’entreprise. » De plus, si « beaucoup » d’entreprises se disent prêtes à jouer le jeu, des obstacles se révèlent parfois rédhibitoires, au niveau du transport et du logement. Même dans le secteur très demandé de l’agriculture, des problèmes se posent. Comment effectuer les trajets dans le haut Var, sans y laisser toute son énergie ? Et, à défaut, comment séjourner près de l’exploitation ?

« Les petites exploitations ne peuvent pas héberger l’apprenti. Depuis quelque temps, nous travaillons avec la MSA, la Mutualité sociale agricole, dans le but de financer des maisons mobiles (caravanes, camping-cars, etc.) et créer des logements à côté de l’agriculteur. »

Le Centre de formation d’apprentis, le lycée agricole de Saint-Maximin ainsi que la Chambre des métiers et de l’artisanat rappellent que des coups de pouce financiers existent lorsqu’ils décident d’embaucher un apprenti. Tout dépend de l’âge et de la filière. Il existe un dispositif : l’aide unique à l’embauche. Depuis cette année, elle remplace quatre dispositifs : aide TPE Jeunes apprentis, prime régionale à l’apprentissage pour les TPE, aide au recrutement d’un apprenti supplémentaire et crédit d’impôt apprentissage.

Il s’adresse aux employeurs de moins de 250 salariés qui embauchent un apprenti préparant un diplôme. Le montant maximum de l’aide unique à l’embauche est de : 4 125 € la première année d’exécution du contrat, 2 000 € la deuxième année d’exécution du contrat, 1 200 € la troisième année d’exécution du contrat (et la 4e année si le contrat dépasse les 3 ans). Cette obtention est soumise à certaines conditions : l’employeur doit transmettre le contrat d’apprentissage à la chambre consulaire (Chambre de métiers et de l’artisanat, etc.) pour enregistrement : avant le début de l’exécution du contrat d’apprentissage, ou, au plus tard, dans les 5 jours ouvrables suivants.

Le contrat doit être signé par l’employeur et l’apprenti et visé par le centre de formation d’apprentis (CFA). La chambre consulaire a 15 jours pour enregistrer le contrat et l’envoyer aux parties concernées ainsi qu’au Ministère du Travail. Les services du ministère du Travail transmettent les contrats éligibles à l’aide unique à l’Agence de services et de paiement (ASP), chargée du paiement. Le versement de l’aide est automatique.

Chaque mois, l’ASP envoie un avis de paiement à l’employeur, consultable sur le site SYLAé.

La rédaction de JAF-info

La rédaction de JAF-info

Le site de presse en ligne JAF-info | Jardinerie Animalerie Fleuriste est une publication des Editions Média-Talents réservée aux professionnels Créé en 2011, il concentre plusieurs sources d’informations : Une information journalistique - Une veille par la curation d’articles publiés sur le web - Des échanges avec la communauté des professionnels de la filière pour l’essentiel Ce média inédit a pour objectif de diffuser une information plutôt économique et d’actualité en continu de la profession : La distribution du jardin, des fleurs et des Animaux de compagnie. Réactif, souple, facilitant les échanges, les partages sur les réseaux sociaux et les mises en relation, son but principal est de surligner les Talents qui composent la filière. 1er média gratuit en ligne des Distributeurs de la Nature ! Indépendance, transparence et confiance : Membre : C2F - Aucun actionnariat ou intérêt dans une société. La publication ne vit que du soutien de ses annonceurs

Crédit photo

  • Photo générique ou Annonceur

Sources :

Les sources n’apparaissent pas temporairement – nous mettons tout en oeuvre pour réparer ce dysfonctionnement

Durée de publication :

  • Sauf indication contraire toutes les publication sont à durée illimitée.
  • Publication pouvant être à durée limitée : “brève” – “Article sponsorisé”
  • Publication limitée à la durée du lien : “Vidéo” – “Audio” – ” Réseaux sociaux”
  • Publication limitée à la durée de la vie commerciale pour les livres

Vidéo - Audio - Réseaux sociaux

Des publications-curations peuvent provenir d’un lien “embed” ou “iframe” du site original  de diffusion. Vidéo (Youtube,  Viméo etc…), Audio et Réseaux sociaux (Twitter, Facebook etc…). La rédaction de JAF-info ne peut s’engager sur la pérennité de cette publication ou de son accès. Si l’auteur d’origine supprime la publication sur le site original, celle-ci ne pourra plus être disponible ici. Conformément à la réglementation “Presse”, elles peuvent faire l’objet d’une extraction (copie écran, etc ) si elles ont un intérêt journalistique évident et probant.

Photo

Le téléchargement de(s) photo(s) de Luc NAROLLES est librement autorisé par l’auteur sous réserve qu’il soit fait mention du crédit suivant : Luc NAROLLES – Surligneur de Talents – JAF-info | Jardinerie Animalerie Fleuriste – Média-Talents et l’indication de l’url source entièrement visible.

Recevez les dernières actualités chaque jour dans votre boîte mail

C'est gratuit 😉

PremierTech

Publicité - Pack Premium

comptoir

Publicité - Pack Premium

Top hebdo

JAF

Publicité - Pack Premium

JAF

Publicité -Autopromo

Commenter

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

JAF

Publicité -Autopromo

Accès rapide

Menu
Menu

En ce moment

” Au lieu de conforter vos opinions 
plutôt éclairer vos choix  ! “​

” Dans le calme ou la tempête : Humanisme, Engagement, Indépendance, Plaisirs et Réactivité ! “

JAF-info

Jardinerie Animalerie Fleuriste

Site de presse en ligne et réseau social

Une publication des Editions Média-Talents – Paris

Surligneur de Talents ! ®​

L'actualité chaque jour dans votre boîte mail

Réservé aux Professionnels !