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Sessile : La Saint-Valentin de tous les dangers pour les fleuristes

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Sessile : La Saint-Valentin de tous les dangers pour les fleuristes

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Face aux fluctuations des mesures sanitaires ces deux dernières années et à la concurrence grandissante des pureplayers, les artisans fleuristes doivent aujourd’hui faire face comme tous les français à une hausse des prix qui se traduit par une augmentation du prix des fleurs et de leurs charges. Une situation électrique à l’approche de la Saint-Valentin, un rendez-vous indispensable pour leur permettre de garantir un chiffre d’affaires suffisant.

Un joli bouquet de fleurs, c’est toujours une valeur sûre lorsqu’on veut faire plaisir à son amour le jour de la Saint-Valentin. Cette tradition est d’ailleurs une manne indispensable pour les artisans fleuristes qui y réalisent une bonne part de leur chiffre d’affaires de l’année. Cette année pourtant, cette journée sera plus décisive que les autres, en raison de deux ans vécus au gré des mesures sanitaires, entre interdiction d’ouvrir, jauges en magasins et couvre-feux généralisés.

Des mesures sanitaires qui se répercutent sur le long-terme

La fermeture temporaire des boutiques de fleurs a évidemment joué un rôle prépondérant sur le désarroi actuel des fleuristes, et la vente en ligne n’a pas suffi à maintenir un niveau de vente équivalent à l’avant-crise. Et même lorsqu’ils ont enfin été autorisés à ouvrir de nouveau, ayant été reconnus comme commerce essentiel en mars 2021, l’affluence en boutique n’a évidemment pas suivi.

Ces résultats en dents de scie ont provoqué la fermeture de nombreux commerces, et l’étude d’impact de l’interprofession horticole Val’hor d’octobre 2020 estime à 2000 le nombre de fleuristes ayant dû mettre la clé sous la porte.

Une hausse des prix qui vient s’ajouter aux augmentation traditionnelles

Par ailleurs, la fête pourrait être gâchée par une autre conséquence de la pandémie : la hausse de l’inflation qui se répercute sur les prix de l’énergie. L’explosion des factures de gaz a mécaniquement entraîné une hausse des prix des fleurs cultivées sous serre, soit 90 % des fleurs circulant sur le marché français. Les artisans fleuristes sont donc contraints de revoir le tarif à la tige tout en rognant sur leurs propres marges.

La rose est en effet sans conteste le révélateur des difficultés éprouvées par les fleuristes tous les ans. Étant donnée sa popularité pour la Saint-Valentin, elle est souvent sujette à une forte hausse de son prix à l’approche du 14 février. Ainsi, l’année dernière, son prix chez les grossistes pouvait culminer à 8 euros pour les plus chères, selon les cours communiqués par France Agrimer, hausse qui devrait se reproduire une nouvelle fois cette année.

Ces difficultés pourraient être une nouvelle fois accentuées par la pression exercée par la grande distribution sur les producteurs, qui proposent des fleurs de moindre qualité à des tarifs sur lesquels les fleuristes ne pourront pas s’aligner. C’est notamment ce qu’il s’est produit à l’occasion de la fête des mères 2021, où la pivoine s’arrachait parfois à 6 euros la tige en raison d’un épisode de gel qui avait fragilisé les récoltes.

La concurrence croissante des pureplayers

Les différents épisodes de confinement ont aussi accentué le phénomène de transactions sur Internet, souvent en défaveur des fleuristes. Ceux-ci sont en effet à la fois inféodés à des plateformes de transmissions florales qui leur impose une politique de commissionnement prohibitive (entre 30 et 50 % de la valeur du bouquet selon la dernière enquête de 30 millions de consommateurs), et captent la majorité de la demande sur Internet. De l’autre côté du spectre, l’essor des pureplayers est un nouvel écueil pour la filière en proposant des bouquets standards à prix cassés, souvent réalisés à la chaîne dans des entrepôts.

Pourtant, et c’est un autre enseignement de l’étude d’impact de Val’hor, les fleuristes ayant développé activement la vente en ligne ont bien mieux résisté à la crise que les autres. Chez Sessile par exemple, les ventes ont été multipliées par 6 pendant les différents confinements, ce qui témoigne d’une persistance de la demande malgré les mesures sanitaires alors en vigueur.

Grouper les intérêts pour défendre la filière

C’est pour répondre à ce contexte anxiogène pour les fleuristes qu’est né le collectif Sessile. Partant du principe que le marché fait peser une incertitude économique sur les professionnels de la fleur, le collectif a décidé de s’orienter vers un modèle plus juste envers les fleuristes, leur permettant de fixer eux-mêmes le tarif de leurs bouquets pour ajuster leurs marges et en ponctionnant une commission plus faible. L’objectif est de rassembler les fleuristes indépendants et leur redonner une marge de manœuvre, de sorte que la visibilité des uns profite à celle des autres.

C’est donc un modèle de digitalisation plus juste, aux antipodes du phénomène d’ubérisation déjà à l’œuvre par l’entremise des plateformes de transmission florale, qui doit devenir la norme pour les artisans fleuristes. Contrairement aux plateformes de transmission florale, le site Sessile ne leur impose pas de catalogue, leur permet de mettre en avant des compositions personnelles qui ne comprennent pas forcément de roses, ce qui facilite pour eux la gestion des coûts d’achat.

Tout en continuant à soutenir les artisans fleuristes, Sessile envisage désormais de faciliter l’approvisionnement des fleuristes en leur permettant de se fournir directement auprès de producteurs locaux, pour limiter les aléas du marché tout en protégeant la filière. Resserrer le circuit de production pourrait par la même occasion permettre de réduire l’empreinte carbone de chaque bouquet.

Sessile, le collectif des artisans fleuriste

Sessile est un collectif d’artisans fleuristes sur Internet qui ambitionne de redonner aux professionnels de la fleur la place qu’ils méritent sur Internet, en facilitant le virage numérique pour les commerces de proximité. Aujourd’hui, le collectif compte plus de 350 fleuristes en France et en Belgique.

Le site met en relation des artisans fleuristes qui souhaitent vendre des créations qui leur ressemblent à des internautes qui souhaitent retrouver la qualité et le savoir-faire de créations artisanales. L’objectif à terme est de soutenir la filière fleuriste face à la concurrence grandissante des pureplayers et des grandes surfaces.

La rédaction de JAF-info

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Le site de presse en ligne JAF-info | Jardinerie Animalerie Fleuriste est une publication des Editions Média-Talents réservée aux professionnels Créé en 2011, il concentre plusieurs sources d’informations : Une information journalistique - Une veille par la curation d’articles publiés sur le web - Des échanges avec la communauté des professionnels de la filière pour l’essentiel Ce média inédit a pour objectif de diffuser une information plutôt économique et d’actualité en continu de la profession : La distribution du jardin, des fleurs et des Animaux de compagnie. Réactif, souple, facilitant les échanges, les partages sur les réseaux sociaux et les mises en relation, son but principal est de surligner les Talents qui composent la filière. 1er média gratuit en ligne des Distributeurs de la Nature ! Indépendance, transparence et confiance : Aucun actionnariat ou intérêt dans une société ou association. La publication ne vit que du soutien de ses annonceurs
Origine : Communiqué de Presse
Signature : SESSILE
Crédit photo : Photo Générique ou logo société
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