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Selon l’INSEE – Fleuristes, jardineries, animaleries : des commerces dynamiques
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Selon l’INSEE – Fleuristes, jardineries, animaleries : des commerces dynamiques

insee - JAF-info - Jardinerie Animalerie Fleuriste

En 2015, en France, 13 200 entreprises sont spécialisées dans la vente au détail de végétaux et d’animaux de compagnie. Ce secteur génère 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires, en nette hausse depuis quinze ans.

 

La plupart des entreprises emploient zéro ou un salarié et possèdent moins de 100 m² de surface de vente.

Celles de 10 salariés ou plus réalisent 60 % du chiffre d’affaires du secteur.

La marge commerciale et les frais de personnel sont plus importants que ceux des autres secteurs du commerce de détail non alimentaire spécialisé….

Une étude réalisée par

Annie Blandin, division Commerce de détail, service Ésane, Insee

INSEE FOCUS – No 98 – Paru le : 15/11/2017

Définitions

Le secteur étudié est celui du commerce de détail en magasin spécialisé dans la vente de fleurs, plantes, graines, engrais, animaux de compagnie et aliments pour ces animaux (code NAF 4776Z).

Les secteurs de comparaison correspondent au commerce de détail non alimentaire en magasin spécialisé, hors carburants, dont le secteur étudié fait partie. Ils rassemblent :

  • le commerce de détail d’équipements de l’information et de la communication en magasin spécialisé (474) ;
  • le commerce de détail d’autres équipements du foyer en magasin spécialisé (475) ;
  • le commerce de détail de biens culturels et de loisirs en magasin spécialisé (476) ;
  • les autres commerces de détail en magasin spécialisé : habillement et chaussures, produits
  • pharmaceutiques, articles médicaux, produits de beauté, articles de bijouterie, autres biens neufs ou d’occasion (477).

La surface de vente correspond aux espaces affectés à la circulation de la clientèle, à l’exposition des marchandises proposées à la vente et à leur paiement, ainsi qu’à la circulation du personnel pour présenter les marchandises à la vente.

Le terme d’entreprise est entendu ici au sens juridique de l’unité légale, entreprise individuelle ou société, et non au sens économique de la loi de modernisation de l’économie de 2008.

Forte croissance de l’activité depuis 2000 malgré un ralentissement récent

Le commerce de détail de végétaux et d’animaux de compagnie est constitué de fleuristes, de taille modeste, de jardineries, avec des surfaces de vente plus importantes, et d’animaleries. Les enseignes les plus répandues sur le territoire sont « Gamm Vert », « Jardiland », et « Truffaut ».

Le secteur comprend 13 200 entreprises (sociétés ou entreprises individuelles) qui emploient 35 000 salariés. Elles réalisent 6,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 2,7 milliards de marge commerciale et 1,6 milliard de valeur ajoutée.

Ce secteur représente 4 % du chiffre d’affaires du commerce de détail spécialisé en produits non alimentaires (biens culturels, pharmacie, habillement, équipements du foyer, etc).

Seules 500 de ces entreprises appartiennent à un groupe. Elles font partie des plus grandes du secteur, en matière d’effectifs salariés, et génèrent la moitié de son chiffre d’affaires. Dans huit cas sur dix, le groupe est lui-même spécialisé dans la vente au détail ou en gros de végétaux et d’animaux de compagnie.

Ce secteur est dynamique, comme l’ensemble du commerce de détail spécialisé en produits non alimentaires : en moyenne annuelle, entre 2000 et 2015, le chiffre d’affaires augmente de 3,2 % en valeur. Toutefois, il se replie entre 2012 et 2015, en raison du ralentissement de la consommation des ménages (figure 1). La hausse des prix compense partiellement la baisse des volumes en 2013 et 2014, mais pas en 2015. Puis l’activité reprend nettement en 2016 (+ 4,2 %).

Un secteur constitué essentiellement de petites structures

La plupart des entreprises du secteur sont de petite taille : 78 % ont au plus un salarié. Ces petites structures réalisent 20 % du chiffre d’affaires du secteur contre 10 % dans les autres secteurs du commerce de détail non alimentaire en magasin spécialisé (dits secteurs de comparaison). Elles possèdent la spécificité d’exercer une activité artisanale de mise en valeur des produits en vente.

Parmi les entreprises de plus grande taille, 2 580 unités comptent de 2 à 9 salariés, 370 entre 10 et 49 salariés et 45 en comptent 50 ou plus. Les unités de 10 salariés ou plus réalisent 60 % du chiffre d’affaires du secteur.

Les entreprises de ce secteur possèdent au total 17 300 magasins. Pour près de huit d’entre elles sur dix, la surface de vente moyenne par magasin est inférieure à 120 m² (figure 2).

À l’opposé, pour les 6 % plus grandes, elle est supérieure à 400 m². Les surfaces moyennes de vente du secteur sont supérieures à celles des magasins d’information et de communication, de biens culturels et de loisirs, mais inférieures à celles des autres équipements du foyer (textiles, quincaillerie, électroménager, meubles, etc.).

Les unités dont la surface moyenne de vente est comprise entre 400 et 2 500 m² ne représentent que 5 % des entreprises mais elles génèrent un peu plus du tiers du chiffre d’affaires total du secteur. Elles possèdent de nombreux magasins, près de 1 800, et dégagent ainsi plus de chiffre d’affaires que celles dont les magasins ont une plus grande surface moyenne.

Un chiffre d’affaires porté principalement par la vente de végétaux

Les produits vendus dans le secteur sont principalement des fleurs et des plantes (pour 3,4 milliards d’euros de chiffres d’affaires), ainsi que des animaux de compagnie et produits liés (1,2 milliard d’euros), soit 72 % du total (figure 3). Les autres produits, comme l’outillage, les accessoires de jardin ou de décoration, génèrent les 28 % restants ; ils sont vendus en majorité par des commerces d’autres secteurs.

Au sein du secteur, près de 1 000 commerces sont spécialisés dans la vente d’animaux de compagnie. Ces animaleries réalisent 6,5 % du chiffre d’affaires total du secteur et concentrent 38 % des ventes d’animaux et de produits liés du secteur.

Les entreprises du commerce de végétaux et d’animaux sont peu concurrencées par les hypermarchés et les magasins de meubles et de bricolage. Ces derniers réalisent moins de 4 % du chiffre d’affaires de la vente de végétaux et d’animaux de compagnie. Les ventes par Internet sont aussi négligeables.

Les dépenses de publicité représentent près de 100 millions d’euros. Elles se concentrent fortement dans les commerces de surface moyenne (400 m² ou plus). Ces charges peuvent être assumées par le groupe de référence, ou le réseau d’enseigne le cas échéant.

Des marges commerciales et des frais de personnel plus élevés que dans des secteurs proches

Le taux de marge commerciale reflète la seule activité de négoce. Dans ce secteur, il est relativement élevé : 45 % (figure 4).

Il est ainsi supérieur de sept points à celui de l’ensemble du commerce spécialisé non alimentaire, voire de plus de dix points à celui des commerces de détail de biens culturels et de loisirs ou d’équipements de l’information et de la communication.

Cette plus forte différence entre le coût d’achat et le prix de vente des produits peut s’expliquer par le travail artisanal de mise en valeur des produits réalisé par le fleuriste ou le grand magasin, ainsi que par les coûts d’entretien dus à la nature des produits vendus.

La valeur ajoutée produite permet principalement de rémunérer le personnel et les apporteurs de capitaux et de financer l’investissement. La part des frais de personnel salarié est plus importante dans ce secteur que dans ceux de comparaison. Par rapport à ces derniers, il est possible que les chefs d’entreprise des petites structures se versent davantage un salaire plutôt que de se rémunérer sur l’excédent brut d’exploitation. Les qualifications nécessaires, de mise en valeur des produits mais aussi d’autonomie au sein de petites structures, pourraient aussi expliquer en partie ce résultat.

En conséquence, le taux de marge d’exploitation est un des plus faibles, comparable à celui des commerces d’autres équipements de la maison.

Comme dans les autres secteurs du commerce spécialisé dans les produits non alimentaires, les entreprises de moins de deux salariés ont un taux de marge commerciale supérieur à celui des plus grandes (figure 5). Ces petites unités, qui vendent des quantités moindres, semblent fixer des prix plus élevés, qu’une clientèle de proximité est disposée à payer.

Ces marges sont nécessaires à la survie de ces entreprises.

De plus, leur taux de marge d’exploitation est bien supérieur à celui des plus grandes entreprises. En effet, la part des coûts salariaux est plus faible : les entrepreneurs individuels se rémunèrent souvent sur le résultat de leur entreprise, sans retenir de charges de personnel, et la marge commerciale est plus importante. En outre, les impôts et taxes supportés par les entreprises de zéro ou un salarié, hors impôts sur les bénéfices, sont aussi plus faibles : 6 % de la valeur ajoutée, contre 9 % pour celles de 10 salariés ou plus.

Le dossier :

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La rédaction de JAF-info

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Signature : INSEE – Annie Blandin, division Commerce de détail, service Ésane, Insee
Sources :

https://insee.fr/fr/statistiques/3197647

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Photo :

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