L'info pour les pros !
10 Ans !
Roland Motte – Il est temps d’agir pour sauver une profession
469
Vues
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
Publicité - Pack Impact

Roland Motte – Il est temps d’agir pour sauver une profession

roland-motte-JAF-Jardinerie

Il y a un mois, la FNPHP, ça veut dire « Fédération Nationale des Producteurs de l’Horticulture et des Pépinières », lançait un article dans la nature pour alerter sur la difficulté des producteurs à vivre face à une distribution toujours plus grosse.

Sous-entendu, plus on est gros, et plus on réclame des prix bas…

Le principe est simple et nous l’aurons tous compris : lorsqu’une entreprise est 100 fois plus grosse qu’une autre, et qu’elle demande à cette petite entreprise de réduire ses prix, le petit se sent obligé d’accepter. Et s’il refuse ? Et bien le risque est simple, c’est de perdre le marché.

Difficile de lutter, et même difficile d’en parler puisque la crainte, c’est de se retrouver avec sa marchandise sur les bras.

Vu de loin, on pourrait se dire que tout cela manque de dialogue ! Nous savons tous que nous avons besoin des uns et des autres, le producteur pour distribuer ses produits, et le distributeur pour trouver des plantes et du matériel à proposer en magasin.

On sait aussi que bien des enseignes prônent le local et le Made In France, il est donc évident que le respect s’impose afin de garder un équilibre même instable au sein de nos jolies contrées…

Renseignement pris, et sous couvert d’anonymat, les craintes de la FNPHP semblent pourtant fondées, quelques exemples concrets sortent au détour des discussions de plus en plus fréquentes sur le sujet.

Une enseigne par exemple demande de façon très « direct » quelques points supplémentaires pour accompagner l’effort financier pour la réfection de ses points de vente. Une autre change le principe des remises juste avant la signature du contrat et juste avant la livraison des végétaux en magasin pour gratter encore quelques points supplémentaires. Et pour les regroupements dont parle la FNPHP, l’harmonisation des conditions semble évidente.

Cette guéguerre a toujours existé et c’est aussi le boulot de l’acheteur de limiter les prix d’achat afin de défendre son consommateur, bien-sûr ! Mais aujourd’hui, avec les difficultés rencontrées par notre profession, avec les bagarres de prix de plus en plus violentes, avec des besoins de marge accrus des distributeurs pour récupérer des parts de marché et développer leur présence virtuelle, la bataille sur les conditions semble devenir pesante, et bien plus encore pour les petites entreprises.

Il est temps d’agir pour sauver une profession, mais aussi une diversité et un savoir-faire.

Cela dit, il n’y a pas de raison d’être inquiet, nous avons su, dans un passé proche, nous retrouver autour d’une table pour mettre en avant la qualité des végétaux et défendre nos intérêts communs. C’est le cas aujourd’hui, alors… Y’a plus qu’à dialoguer !!!

Roland MOTTE

Roland MOTTE

Jardinier, amoureux du Jardin « au naturel » qu’il aime cultiver dans les Vosges. Passionné depuis toujours du végétal, son expérience au poste de vendeur à celui d’acheteur national, élu "Acheteur de l'année 1996" (Graines d’Or), lui permet d’analyser finement les évolutions du marché et d’observer les tendances pour les pros comme les amateurs. Conseil en développement et en stratégie de communication Roland apporte son expertise auprès de nombreuses entreprises leader du jardin et de la distribution. Conférencier, Conseil et Journaliste, Roland est aussi dirigeant de la société de conseil RMJ et de la boutique en ligne « Les Jardins de la Terre » -
Origine : Editorial – Billet d’humeur (Original)
Signature : ROLAND MOTTE… JARDINIER !
Sources :

http://www.rolandmotte.fr/29/edito-226/les-pieds-dans-l-plat-fnphp-fnmj-jardin-jardinerie-rayonjardin-productionfrancaise-vegetaux-potdeterrecontrepotdefer.html

Durée de la publication :

Sauf indication contraire toutes les publication sont à durée illimitée. A durée limitée : “brève” – “Article sponsorisé” – “Livres” (vie commerciale) – Limitée à la durée du lien : “Vidéo” – “Audio” – ” Réseaux sociaux”

Vidéo – Audio – Réseaux sociaux :

Des publications-curations peuvent provenir d’un lien “embed” ou “iframe” du site original  de diffusion. Vidéo (Youtube,  Viméo etc…), Audio et Réseaux sociaux (Twitter, Facebook etc…). La rédaction de JAF-info ne peut s’engager sur la pérennité de cette publication ou de son accès. Si l’auteur d’origine supprime la publication sur le site original, celle-ci ne pourra plus être disponible ici. Conformément à la réglementation “Presse”, elles peuvent faire l’objet d’une extraction (copie écran, etc ) si elles ont un intérêt journalistique évident et probant.

Photo :

Le téléchargement de(s) photo(s) de Luc NAROLLES est librement autorisé par l’auteur sous réserve qu’il soit fait mention du crédit suivant : Luc NAROLLES – Surligneur de Talents – JAF-info | Jardinerie Animalerie Fleuriste – Média-Talents et l’indication de l’url source entièrement visible.

Recevez chaque jour toutes les actualités avec JAF-info
SOLIDAIRE Publicité - Pack Premium

4 réponses

  1. On l’a bien vu en fleurs coupées ou en serre chaude, cette logique a conduit à une disparition quasi complète de secteurs de production en France. Les végétaux d’extérieur sont juste un peu plus protégés grâce à leurs coûts de transport ou aux difficultés sanitaires (de type Xyllela), mais au global il est clair que la distribution réagit à court terme et n’a pas de réelle stratégie plus éloignée que le prochain tract, tout au moins pour son approvisionnement végétal. La production qui s’en sort le mieux aujourd’hui n’est pas dépendante de la distribution GMS/GSB/GSA, et arrive à développer des niches de distribution beaucoup plus directe. Elle est ainsi moins sujette à des caprices de gestionnaires situés à Paris. Et finalement, elle est beaucoup plus en contact avec le “vrai” marché, le consommateur final, et peut donc défendre sa qualité, sa diversité, et ses marges…

  2. Il a personnes à sauver, c’est un changement pragmatique que doit faire les plaignants. Le changement est pour tout le monde ceux qui reste dans leur zone de confort avec des petite habitude, qui cultive une certaine routine, devrais en sortir, se réinventez développée la créativité.
    Les limitations c’est seulement celle de nos croyances et conditionnements.

  3. Pour etre dans la jardinerie depuis pas mal de temps force est de constater le changement des clients qui cherchent un prix a cause d internet ou ils pensent faire une affaire et aussi les commerces réel qui font des moins 70 % toute l annee comment justifier nos prix….quand en plus se développe les ventes éphémère de plantes a prix cassé que groupon vend des plants a prix cassés
    On se tire une balle dans le pied mais bon a nous de nous adapter et a faire des prix bas au detriement de la qualite et des producteurs français si on veut survivre …..ou je me tâte a arrêté. ?..

  4. Denis FORGE via Linkedin

    Ce phénomène de concentration a également lieu dans le secteur du paysage avec la création de réseaux nationaux. Les difficultés de notre profession se résume à un constat : nos prix de ventes sont au mieux égaux à ceux d’il y a 15 ans alors que toutes nos charges ont augmentées. Pour résister nous avons dû faire de gros efforts de productivité mais j’ai peur qu’on soit au bout de cette logique.

Les commentaires sont fermés.

LARBALETIER Publicité - Pack Premium
JAF-info
Jardinerie Animalerie Fleuriste
Recevez chaque jour toutes les actualités avec JAF-info