L'info pour les pros !
Normandie – un fleuriste en justice pour harcèlement sexuel
372
Vues
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
> Actualités > Normandie – un fleuriste en justice pour harcèlement sexuel

Normandie – un fleuriste en justice pour harcèlement sexuel

justice-JAF-jardinerie-animalerie-fleuriste

Harcèlement. Un fleuriste ébroïcien a été jugé pour harcèlement sexuel sur des apprenties de son magasin. Il conteste.

L’enquête commence sur un courrier du Centre de formation des apprentis, averti par différentes jeunes femmes, qui dénoncent les pratiques plus que déplaisantes de leur maître d’apprentissage, un fleuriste d’Évreux, entre 2013 et 2016. Il a claqué les fesses de l’une d’elle avec un paquet de courrier tout en discutant avec un autre employé, il met les mains sur les hanches pour passer derrière le comptoir quand se trouve déjà l’une d’entre elle, claque des cuisses, fait des blagues salaces ou des propositions explicites.

Un joli portrait…

Le commerçant, âgé de 54 ans, questionne de manière assez crue une mineure sur ses pratiques sexuelles avec son petit ami. « Il parle tout le temps cul », avait résumé une employée entendue pendant l’enquête qui a suivi la dénonciation. Certaines apprenties, jeunes, ont confirmé leurs accusations, d’autres employées n’ont rien remarqué. Quant à l’épouse du prévenu jugé la semaine dernière par le tribunal correctionnel d’Évreux, elle « ne le connaît pas sous cet aspect-là. » Enfin, un livreur du magasin, qui travaille avec le fleuriste depuis trente ans, le décrit comme quelqu’un « considérant les gens comme de la merde, tenant des propos sexistes… mythomane, menteur et agressif. »

« Ce n’est pas un portrait positif, sourit la présidente du tribunal. Votre femme vous décrit comme un saint laïc, et votre employé, pas tout à fait comme ça. »

Le commerçant plaide les blagues cochonnes

« Des blagues cochonnes, mon père en fait tout le temps », explique le prévenu aux enquêteurs. « Peut-être qu’elle ne trouve pas ça drôle du tout, vous savez l’humour… », commente la magistrate en direction du prévenu. L’homme explique que tout cela est « très pénible à entendre. La plupart du temps, je suis tout seul, je ne vois pas comment ça peut arriver. » Sur le banc des parties civiles, certaines anciennes apprenties font non de la tête.

Complot

Interrogée par son avocat Me Vincent Picard, une employée, qui avait 15 ans au début de son apprentissage, décrit un changement de comportement six mois plus tard, une fois que son patron a appris qu’elle avait un petit ami. « Il me posait des questions sur ma vie sexuelle, si je masturbais, si je voulais profiter de son expérience, si j’avais envie qu’il me touche les seins », témoigne-t-elle. La mère de la jeune fille était allée trouver le fleuriste pour en parler. Sur ces questions, il avait parlé de complot, selon la femme.

Le ministère public a du mal à comprendre pourquoi une autre partie civile a accepté de revenir travailler chez le prévenu après la fin de son apprentissage. « J’étais au chômage, de l’eau avait coulé sous les ponts et j’ai une famille à faire vivre. Depuis, je prends sur moi et je vais au travail à reculons mais je ne vais pas pouvoir continuer comme ça », assure la salariée.

Le parquet requiert la relaxe

Me Vincent Picard estime qu’en ne poursuivant que pour harcèlement sexuel le prévenu, le parquet lui a fait un très gros cadeau. Car, pour le conseil, les mains aux fesses sont des agressions sexuelles. « Ça nous aurait donné l’occasion d’avoir une expertise psychiatrique de monsieur alors qu’il ne se remet pas du tout en cause aujourd’hui », appuie l’avocat.

Le ministère public s’appuie sur la jurisprudence : « Les attitudes de séduction maladroite ne constituent pas du harcèlement. Les propos et les gestes sont désagréables, inappropriés, certes, mais pour autant il ne s’agit pas de harcèlement sexué. » La magistrate requiert la relaxe.

« Je doute très fortement des propos tenus », plaide Me Anita Mallet pour la défense du prévenu. « Les parties civiles viennent dire que, mais surtout qu’on leur a dit que… Présentation des faits ne vaut pas établissement des faits ».

La décision des juges sera rendue le 21 mars.

La rédaction de JAF-info

La rédaction de JAF-info

Le site de presse en ligne JAF-info | Jardinerie Animalerie Fleuriste est une publication des Editions Média-Talents réservée aux professionnels Créé en 2011, il concentre plusieurs sources d’informations : Une information journalistique - Une veille par la curation d’articles publiés sur le web - Des échanges avec la communauté des professionnels de la filière pour l’essentiel Ce média inédit a pour objectif de diffuser une information plutôt économique et d’actualité en continu de la profession : La distribution du jardin, des fleurs et des Animaux de compagnie. Réactif, souple, facilitant les échanges, les partages sur les réseaux sociaux et les mises en relation, son but principal est de surligner les Talents qui composent la filière. 1er média gratuit en ligne des Distributeurs de la Nature ! Indépendance, transparence et confiance : Aucun actionnariat ou intérêt dans une société ou association. La publication ne vit que du soutien de ses annonceurs
Origine : Veille – Curation
Signature : Paris-Normandie.FR
Sources :

http://www.paris-normandie.fr/accueil/a-evreux-un-fleuriste-juge-pour-harcelement-sexuel-sur-des-apprenties-GX8624091

Durée de la publication :

Sauf indication contraire toutes les publication sont à durée illimitée. A durée limitée : “brève” – “Article sponsorisé” – “Livres” (vie commerciale) – Limitée à la durée du lien : “Vidéo” – “Audio” – ” Réseaux sociaux”

Vidéo – Audio – Réseaux sociaux :

Des publications-curations peuvent provenir d’un lien “embed” ou “iframe” du site original  de diffusion. Vidéo (Youtube,  Viméo etc…), Audio et Réseaux sociaux (Twitter, Facebook etc…). La rédaction de JAF-info ne peut s’engager sur la pérennité de cette publication ou de son accès. Si l’auteur d’origine supprime la publication sur le site original, celle-ci ne pourra plus être disponible ici. Conformément à la réglementation “Presse”, elles peuvent faire l’objet d’une extraction (copie écran, etc ) si elles ont un intérêt journalistique évident et probant.

Photo :

Le téléchargement de(s) photo(s) de Luc NAROLLES est librement autorisé par l’auteur sous réserve qu’il soit fait mention du crédit suivant : Luc NAROLLES – Surligneur de Talents – JAF-info | Jardinerie Animalerie Fleuriste – Média-Talents et l’indication de l’url source entièrement visible.

Recevez chaque jour toutes les actualités avec JAF-info
BYFLOX Publicité - Pack Premium

Les commentaires sont fermés.

comptoir Publicité - Pack Premium
Accès rapide

En ce moment

JAF-info
Jardinerie Animalerie Fleuriste
Recevez chaque jour toutes les actualités avec JAF-info