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Moins de tombes – moins de fleurs – moins de fleuristes

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Un Couple Entretient La Tombe D'Un Proche Le 26 Octobre 2006 Dans Un Cimetière De CaenLes Français vont de moins en moins au cimetière donc… ils fleurissent moins les tombes. Mais la chute du marché des fleurs de cimetière s’explique aussi par le nombre croissant des crémations.

Entre 2011 et 2012, les ventes ont baissé de plus de 9% et les sommes dépensées de 1%, selon des données FranceAgrimer. Et sur les sept premiers mois de 2013, elles ont encore reculé de 6,5% en volume et de 3,8% en valeur.

Cimetière du Père Lachaise, un matin d’automne: le visiteur croise surtout des touristes, et quelques rares hommes murmurant à l’oreille de leurs stèles. Sur les tombes, des feuilles et de la poussière, à part pour certaines, ornées de pots de fleurs fraîches ou artificielles.

«Les familles n’ont aucune obligation d’entretenir les tombes», enchaîne François Michaud Nérard, directeur des services funéraires de la Ville de Paris.

Pour lui, la baisse de fréquentation des cimetières est palpable et liée aux changements d’habitudes et la mobilité (on part vivre davantage loin de sa ville d’origine). Il reste néanmoins quelques bastions où les tombes sont régulièrement visitées et fleuries, en Alsace, Bretagne ou Corse, relativise Robert Farcy, président de la Fédération nationale des fleuristes de France.

DU FLASHY

Et il y a une autre tendance, bien plus inquiétante pour les fleuristes: la hausse de la crémation. «En une génération, la crémation en France est passée de 1% à plus de 30%» des obsèques, selon François Michaud Nérard.

Le taux de crémation devrait même atteindre 50% en 2030, selon le Crédoc, la France marchant dans les pas de l’Europe du Nord: au Royaume-Uni, il frôle déjà les 75% ou au Danemark, il dépasse les 70% (95% même à Copenhague).

Et qui dit moins de tombes, dit moins de fleurs. Et qui dit crémation, dit beaucoup d’obsèques «sans fleurs ni couronnes». «Lors des crémations, les fleurs sont soit jetées, soit déposées dans un jardin du souvenir, elles ne suivent pas le défunt, donc les proches sont tentés de s’en passer», explique Robert Farcy.

Ces changements pèsent bien sûr sur la filière horticole. Car les obsèques et les cimetières représentent tout de même plus de 10% des volumes de plantes et fleurs vendus et près de 30% des sommes dépensées, soit 857,5 millions d’euros en 2012 dont près de 290 millions juste pour la Toussaint.

Interrogé par l’AFP, la fédération des fleuristes comme FranceAgrimer n’ont relevé aucune cessation d’activité de fleuristes dû au lent déclin de ce marché. Mais rien qu’autour du Père Lachaise, plus grand cimetière de la capitale, trois fleuristes ont mis la clé sous la porte en l’espace de cinq ans, rappelle le directeur des services funéraires de la Ville de Paris.

Pour résister, les fleuristes sont donc tenus de s’adapter, se moderniser. Certes les plantes fleuries, avec dans l’ordre le chrysanthème, le cyclamen (qui dure tout l’hiver) et la bruyère, restent Les références avec près de 80% des volumes vendus. Mais les ventes s’érodent: -10% entre 2011 et 2012 selon FranceAgrimer. Cela profite aux plantes vertes, grasses ou cactées, jugées plus modernes et qui durent plus longtemps, dont les ventes progressent (+8,5%).

Pour les obsèques, on ose des couleurs vives plutôt que des fleurs rose ou mauve pâles plus «tristounettes», rapporte Robert Farcy. Les compositions artistiques (ventes +6%) font de l’ombre aux couronnes ou aux bouquets ronds (-50%).

«Le deuil a énormément évolué», reconnaît le fleuriste. A tel point que des services d’entretien et de fleurissement des tombes sont maintenant proposés.

AFP

La rédaction de JAF-info

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Une réponse

  1. Le jour de la Toussaint, avant d’accueillir pour une balade salutaire toutes les générations l’instant du recueillement, la météo a pris soin de nettoyer les tombes silencieuses et grises. L’âme triste avec pleins de regrets éternels, les plus jeunes sont venus fleurir la mémoire de leurs ancêtres.

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