L’enseigne française de jardinerie arrive en en Belgique. 15 emplois tout de suite, 80 à terme. 3 millions d’investissement.

Enfin une bonne nouvelle. Sur la zone d’activités d’Idélux à Athus face à AGC (Glaverbel), se dessine les premiers contours de l’enseigne française Ma Jardinerie qui dispose d’une dizaine d’implantations en France.

De quoi redonner le sourire dans une commune régulièrement secouée par les restructurations. La fermeture d’AGC (anciennement Glavervel) fait d’ailleurs l’actualité. L’arrivée de Ma Jardinerie va redonner un coup de peps au Point triple (lieu du Pôle européen de développement qui chevauche les trois frontières).

30 ans d’expérience

Le groupe familial français Ma Jardinerie a acheté une parcelle de près de deux hectares à Athus pour cette toute première implantation en Belgique. Le directeur général, Richard Demange, voit plus loin. «Nous avons acheté une parcelle suffisamment grande. Il y aura notre bâtiment de 2 000 mètres carrés et potentiellement trois autres. Nous espérons construire un bâtiment par an. En espérant que nous ayons toutes les autorisations.» Les trois autres surfaces commerciales seront destinées à d’autres enseignes.

Ma Jardinerie est une entreprise familiale qui exploite depuis 30 ans des jardineries dans le quart nord-est de l’Hexagone. Le projet d’Athus sera le dixième.

Secteur animalerie, plantes d’intérieur et d’extérieurs, fleuries ou non, décoration, éléments de plain air, jeux d’enfants, salons de jardin, les 2 000 mètres carrés d’exposition sous toiture et autant à l’extérieur permettront de proposer des gammes étoffées de produits.

Être prêt pour l’automne

D’ici un mois ou deux, l’enseigne va recruter une quinzaine de personnes. D’ici trois ans, quand les autres bâtiments seront opérationnels, le directeur espère 80 emplois.

Et la concurrence? «Les autres commerces de jardinerie se situent à 15-20 minutes, donc nous pensons qu’il y a une place à prendre, assure Richard Demange, dont le groupe totalise entre 200 et 220 personnes, sans les saisonniers. Nous espérons de par cette situation privilégiée, capter l’attention et convaincre.»

Pour le moment, les préoccupations sont plutôt tournées vers le chantier. «J’espère que nous serons prêts pour l’automne !», conclut le directeur.

Sur son site internet majardinerie.com, la société recherche directeur de magasin, adjoint de direction, secrétaire, caissière, des responsables ou vendeurs confirmés en animalerie, serre chaude, marché aux fleurs, pépinière, réceptionnaire, livreur confirmé. La société recrute des dizaines d’autres personnes dans l’est de la France dans le cadre de l’agrandissement de l’ensemble de ses points de vente.

“30 000 véhicules passent devant chaque jour

Pour Idélux, la zone du Point triple à Athus est stratégique.? «?C’est une des plus belles zones de la province, avec un passage de 25 000 à 30 000 véhicules par jour?», relève le business development manager de l’intercommunale Idélux, Joël Marinozzi.

En 2012, 3,5 hectares de nouveaux terrains ont été équipés le long de l’avenue de l’Europe (côté belge), ce qui porte la totalité du parc à environ 6 hectares.

Situé sur le Pôle européen de développement (PED), le Point triple doit son appellation à sa situation géographique. Il se trouve au confluent des trois frontières belge, luxembourgeoise et française, dans la commune d’Aubange. Un endroit-clé, qui se situe le long de l’Avenue de l’Europe, le deuxième axe transfrontalier le plus emprunté pour rejoindre le Grand-Duché de Luxembourg, situé entre Bascharage et Mont-Saint-Martin en passant par le parc d’activités économiques d’Aubange. Une très grande visibilité donc pour les entreprises qui s’installeront sur cette zone. Et Dieu sait que, dans le commerce, le positionnement géographique est crucial.

«?D’un côté de la route, nous avons une zone industrielle dédiée à a logistique avec notamment SudFresh, le Terminal Container, Scott, décrit Joël Marinozzi. De l’autre, on aura une zone commerciale et artisanale. Ma Jardinerie sera le moteur du site et devrait drainer de nouvelles entreprises.?» Pas question d’y mettre n’importe quoi. L’intercommunale a refusé une série de dossiers. Par contre, les contacts avec des concessionnaires, qui auraient une vitrine extraordinaire à cet endroit avec les milliers de navetteurs qui y circulent souvent au ralenti, n’ont pas abouti. Pas encore