L ‘enseigne de l’avenue de Toulouse a fermé ses portes… libérant 8 000 m².

Il n’y a plus de Paradis du Midi… La formule est un peu facile mais traduit une incontestable réalité : la pépinière du Midi et son commerce de jardinerie, installés au milieu de l’avenue de Toulouse, viennent de mettre la clé sous la porte.

À la veille de la fête des mères, un jour généralement important pour les fleuristes, un panonceau “Établissement fermé” a été affiché sur l’une des portes d’entrée, sans plus de précision.

Au cours des jours précédents, le commerce proposait des promotions à 50 % sur ses articles… Un signe annonciateur. Dans la foulée, une procédure de liquidation judiciaire a été déclenchée auprès du tribunal de commerce.

Une aubaine pour les promoteurs immobiliers

Pour les clients et habitués de cette enseigne emblématique, la fermeture n’est pas totalement une surprise tant l’offre commerciale – dans un secteur très concurrentiel – et l’activité s’étaient progressivement ralenties au cours des derniers mois. Le décès de son gérant historique, Jean-Marie Pomier, en mars dernier, a-t-il accéléré les choses ?

Le placement en liquidation judiciaire de la pépinière et son commerce ouvre désormais la voie à une vente de ce patrimoine et notamment des terrains sur lesquels s’exerçaient leurs activités. Plusieurs parcelles sont concernées, qui représentent une superficie d’environ 8 000 m2. Une véritable aubaine pour les promoteurs immobiliers, d’autant que l’un des terrains offre un débouché direct vers le parc Montcalm, en bordure du Lantissargues. Contrairement à une rumeur persistante, la Ville n’a, pour le moment, pas fait valoir son droit de préemption, et pour cause.

“Nous avons tous les outils à notre disposition pour encadrer le projet”

“À notre connaissance, il n’y a pas eu de déclaration d’intention d’aliéner, qui constitue la première étape, indique l’adjointe à l’urbanisme, Stéphanie Jannin. La préemption n’est pas totalement exclue. Le jour où ce DIA sortira, on se posera les questions sur les manières d’encadrer ce projet. Avec le sursis à statuer, nous avons tous les outils à notre disposition.”

Les parcelles de l’ancien Paradis du Midi sont en effet considérées comme un foncier “stratégique” dans l’aménagement de cette partie ouest de la ville, et notamment du parc Montcalm. Avec, cependant “des contraintes assez fortes” liées à la nécessité de maîtriser les crues du Lantissargues, ajoute Stéphanie Jannin. L’aménagement de la partie basse du parc est d’ores et déjà prévu pour en faire un bassin de rétention en cas de nécessité.