La start-up créée il y a quatre ans en Grande-Bretagne se lance concomitamment en France et en Allemagne. En espérant faire aussi bien qu’outre-Manche où elle a livré dix millions de fleurs depuis 2013 selon un concept original.

Voici une manière originale d’envoyer des fleurs : une longue boîte rectangulaire qui contient les fleurs en boutons, couchées, protégées et, surtout, adaptées à la taille des boîtes aux lettres anglaises, le plus souvent sur la porte des maisons, à l’extérieur donc. Ce qui n’est pas forcément le cas en France, d’où l’adaptation du site au marché français sur lequel il se lance ce 9 novembre. “Pour la France, nous avons créé des collections classiques composées de bouquets tout faits”, précise Céline Cavaillero, directrice marketing de Bloom&Wild. En Grande-Bretagne, la particularité reste ces boîtes “slim” dont le concept d’assembler soi-même a conquis plus de 10 millions de clients. “Nous avons plus de 15 000 avis positifs sur le site anglais, ce qui en fait l’un des taux de recommandation les plus élevés en Grande-Bretagne”, assure Céline Cavaillero.

Levée de fonds de 4 millions d’euros pour la France

Visiblement, l’idée du créateur de Bloom&Wild, Aron Gelbard, séduit les investisseurs. Après une première levée de fonds de 2,5 millions d’euros en 2015, il vient d’en lever une autre, d’un montant de 4,2 millions, pour s’attaquer à la France et à l’Allemagne. Des marchés prometteurs selon Clémentine Contal, directrice générale pour l’international. “Le marché de la fleur en France pèse plus de 2 milliards d’euros, comme la Grande-Bretagne”. Et avec un fort potentiel e-commerce. D’ailleurs, depuis quatre ans, d’autres acteurs se sont lancés outre-Manche sur le même principe que Bloom&Wild.

Points forts

Parmi les points forts du nouvel entrant, une application qui permet de commander très facilement et une livraison gratuite dès le lendemain, avant 16 heures. “Le client gère facilement ses dates de livraison, peut annuler ou mettre en pause son abonnement tout moment, modifier les adresses et messages personnels directement à partir de son compte”, énumère Céline Cavaillero. Bref, une affaire à suivre sur un marché des fleurs bataillé.

Bloom & Wild en chiffres et dates

2013 : date de création en Grande-Bretagne

2017 : arrivée en France et en Allemagne

7 millions d’euros de levée de fonds en deux fois

400% de croissance entre 2013 et 2016

10 millions de bouquets livrés depuis 2013


Le fleuriste en ligne bloom & wild propose la livraison en 2h

 

Bloom & Wild améliore son système de commandes et va proposer à Londres, la livraison en deux heures, d’après le site Internet Retailing. Le fleuriste en ligne veut surtout fidéliser ses clients… et en séduire de nouveaux.

Bloom & Wild s’inspirerait-il du service Premium d’Amazon ? Le fleuriste en ligne a annoncé qu’il pourrait désormais assurer des livraisons en deux heures dans le centre, le sud et l’ouest de Londres, explique un article du site Internet Retailing daté du 14 décembre 2015. Bloom & Wild propose des fleurs livrées dans des boites en carton et déposées dans les boites aux lettres. Le destinataire n’a plus ensuite, qu’à sortir les fleurs afin de reconstituer le bouquet qu’on lui a envoyé. Alors que le site proposait la livraison “le jour suivant”, il offre désormais aussi la possibilité d’une livraison “le jour même”, dans les deux heures, ou au moment opportun. Pour le PDG de Bloom & Wild, Aron Gelbard, “un bouquet permet d’exprimer une émotion, quand il arrive en deux heures, c’est la meilleure manière d’exprimer ses sentiments, surtout pour la ‘génération sur-commande’”.

Bloom & Wild veut attirer une nouvelle clientèle

Le PDG de Bloom & Wild assure que le client est très important pour l’e-commerçant. Aron Gelbard compte aussi étendre sa clientèle : “Le client est au cœur des opérations de Bloom & Wild. En donnant plus de choix et de contrôles, sur la manière dont ils veulent exprimer leurs sentiments, nous voulons étendre notre base de client et attirer une nouvelle clientèle. Bloom & Wild a l’ambition de voir sa cible grandir”.

Charlene LERMITE – LSA-CONSO.FR