L’affaire n’était pas gagnée d’avance, pensez donc… Déplacer le salon dans LA ville concurrente après pourtant trente années d’habitudes et de bons et loyaux services.

Changer la date historique et passer de février à juin, d’un coup d’un seul. Gérer les blablas, les « on-dit » et les égos. Ecouter les revendications, les « ca-ne-marchera-jamais » et les « c-est-foutu ». Se retrouver dans un lieu avec des bâtiments séparés les uns des autres, alors que nous, dans le végétal, on a l’habitude de tout faire ensemble.

Bref, changer… Changer, c’est jamais simple !

Et pourtant, il y avait du monde, pas assez diront les uns, mais il y avait de nombreux nouveaux exposants, des entreprises qui venaient pour la première fois. Il y avait des visiteurs, pas assez en qualité diront les autres (merci pour nous…). L’interprofession et les « huiles » trainaient quand même joyeusement dans les allées.

Alors bien sûr, il y a le rodage, 2 ou 3 trucs à gérer pour améliorer la fluidité, le « parcours client », le programme ou la quantité des animations, la gestion des prix et les événements, la chaleur… Mais tout cela ne sont que des détails par rapport à l’essentiel.

L’essentiel, c’est que la profession du jardin et du végétal, toutes familles confondues a su dire « présent ». Ce salon qui en appelle d’autres, a marqué un point et pourrait devenir la grand’messe des métiers du jardin. Pour les plus vieux d’entre nous, y’en a encore, il y avait un air de Jarditec qui flottait dans l’air.

Et cette future communion pourrait redonner des lettres de noblesse à toutes nos professions.

Dans un marché, dans une génération, dans une nation, ce qui compte, c’est le mouvement. Le mouvement entraine la motivation qui débouche sur les idées et les prises de risque.

Ce nouveau salon du végétal à Nantes a pris des risques, a bousculé les traditions, et au final, a créé une dynamique qui pourrait bien rejaillir sur tous les acteurs de notre filière.

On pouvait penser que notre train était à l’arrêt, il semble à nouveau en marche, à nous de pousser à la roue pour avancer encore plus vite.

PS = Et un grand bravo à Serge Tsvétoukhine pour son implication et son abnégation… Bon, faut dire qu’il est bien aidé par son équipe … Mais quand même !!!