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Roland Motte & Philippe Guilbert : le marché évolue vers des plantes jetables

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Roland MOTTE

Roland MOTTE

Jardinier, amoureux du Jardin « au naturel » qu’il aime cultiver dans les Vosges. Passionné depuis toujours du végétal, son expérience au poste de vendeur à celui d’acheteur national, élu "Acheteur de l'année 1996" (Graines d’Or), lui permet d’analyser finement les évolutions du marché et d’observer les tendances pour les pros comme les amateurs. Conseil en développement et en stratégie de communication Roland apporte son expertise auprès de nombreuses entreprises leader du jardin et de la distribution. Conférencier, Conseil et Journaliste, Roland est aussi Président de l'Institut des Sens et de la Couleur au Jardin, dirigeant de la société de conseil RMJ et de la boutique en ligne « Les Jardins de la Terre » -
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Même pour ceux qui ont un espace « jardinable » autour de leur habitation, il n’est pas évident de se lancer dans la pratique de notre loisir préféré.

 Le gazon et le goudron sont quelque fois les seuls espaces acceptables dans les jardins des villes, ou même des campagnes.

Pour embellir son cadre de vie, les particuliers ont lâché l’affaire et se contentent des espaces verts mis en place par les services techniques de la ville ! C’est plus beau, et surtout plus simple, y’a juste à contempler.

Mais c’est quoi le frein alors ? Le frein qui empêche nos concitoyens de prendre la bêche pour installer un malheureux fruitier dans la pelouse ?

Les deux raisons principalement invoquées par les enquêtés du sondage Toluna 2017 sont le manque de connaissance et le manque de temps.

Le manque de connaissance, c’est un peu de notre faute à nous, jardiniers et vendeurs de jardin. A force de répéter à longueur d’articles, de livres, d’émissions ou de conseils que le jardin est un travail technique qu’il faut maîtriser, les plus éloignés du sujet ont fini par décrocher.

Avec toute la bonne volonté du monde, lorsque votre vendeur pépiniériste vous explique qu’il faut faire un trou, analyser la terre, prévoir la bouillie bordelaise, choisir la variété adaptée à la pollinisation, éviter de planter dans un lieu trop froid, trop humide, trop sec… Bien-sûr qu’il a raison, mais ce n’est pas le meilleur moyen pour donner envie de planter ! La vente, c’est avant tout l’école du rêve, la technique viendra ensuite !

Et pour le temps qu’il nous manque pour jardiner, est-ce bien le problème ? On trouve toujours du temps pour le bon temps, et beaucoup moins pour la contrainte !

Notre challenge est simple, le jardin doit devenir un rêve, un plaisir ludique comme la cuisine ou le trekking en pleine nature. Mais pour ça, nous devons peut-être apprendre à communiquer et présenter autrement, à tous les niveaux du jardin ?

Roland Motte…Jardinier !


Avec ou sans végétal, le manque de connaissances (37%) et le manque de temps (35%) sont les deux principaux freins pour se lancer dans le jardinage. La contrainte de l’effort physique n’est cité que dans 15% des réponses.

Avec la demande croissante pour des plantes sans entretien, le marché évolue vers des plantes jetables achetées par des consommateurs qui ne voient pas comme jardiniers.

Sondage Toluna QuickSurveys réalisé par Internet en France le 15 janvier 2017 et le 1er juin 2017 auprès d’un échantillon de 1008 personnes de 18 ans et plus. Les résultats ont été redressés pour être représentatifs de la population nationale en termes de région, sexe et âge (dispersion des professions).

Signature

ROLAND MOTTE… JARDINIER ! – Philippe Guilbert TOLUNA

Crédits photo

Sources

http://www.rolandmotte.fr/29/edito-202/les-freins-du-jardin.html

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Cet article a 3 commentaires

  1. Je soupçonne les jardineries de nous vendre des plantes déjà contaminées, exemples Piéris ‘feuilles qui séchent, ) dipladénia , lantanier ect . C’est de plus en plus difficile de les élever, et je suis passionnée et je connais les plantes.

  2. Bonjour,
    Si je trouve l’analyse juste, la conclusion : se diriger vers des plantes jetables, me scandalise.
    Encore du gaspillage, encore du mépris envers la nature et les végétaux !
    Fleuriste, j’ai été dégoutée du métier à cause du gaspillage. Je me suis dirigée vers les plantes et fleurs stabilisées afin de proposer à mes clients des végétaux sans contrainte et sans maladie, donc sans produits phytosanitaires. C’est la seule méthode qui à mon sens permet d’installer des plantes dans un lieu trop chaud, trop froid, trop… Mais bien sûr c’est à l’intérieur.
    J’ai toujours été écœurée de voir les gens jeter leurs plantes une fois la floraison terminée, j’en ai recueilli pas mal. Je sauve également à l’aide de méthodes naturelles (nicotine pour les insectes suceurs, hydrolat d’ortie et autres plantes contre certaines maladies) des plantes vouées à la poubelle.
    J’ai visité le site de Roland Motte, c’est très positif et je reste persuadée qu’il reste beaucoup à faire pour éduquer les gens : respecter le rôle des végétaux, reconnaître que la nature dispose elle même des armes nécessaires pour réguler les populations de nuisibles;
    Attirer les mésanges dans son jardin est facile et elles nettoieront les rosiers des pucerons. Inviter la micro faune et ne pas intervenir trop vite. Tout cela demande l’éducation au respect et à la patience, ne pas arroser trop souvent pour ne pas habituer la plante à avoir tout le temps, mais à mieux gérer sa consommation d’eau.
    Aller vers des végétaux jetables, c’est un signe d’échec. Ou alors, ne vendre que des annuelles…

    1. Bonjour, et merci pour la réaction. Il ne s’agit pas d’une conclusion “le marché se dirige vers des plantes jetables”, mais d’un constat. Pour éviter cela, et l’article en parle, il faut plus de pédagogie de notre part, vendeurs et jardiniers. C’est en facilitant la pratique du jardinage que nous le ferons aimer et apprécier par les “non-initiés”. Vaste programme !!! Et nous avons commencé chez nous, dans les Vosges, avec le potager ! La pédagogie par l’exemple, c’est plus long, mais ça marche aussi !!! A bientôt. Roland.

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