Il y a quelques jours, à Nancy, se déroulait Embranchement, une superbe manifestation organisée par la ville avec un week-end à la Pépinière, THE parc of the city, à quelques pas de la place Stanislas.

La vedette de cette manifestation, c’était l’arbre. L’arbre dans tous ses états.

2017 a vu aussi la consécration de Józef, un chêne polonais qui vient d’être élu Arbre de l’année.

La Pologne, qui rase gratis les arbres qui trainent, avait bien besoin d’un porte-parole pour limiter cette déforestation sauvage !

Alors pourquoi tant de tapage autour de l’arbre ? Tout simplement parce qu’il y a urgence.

Certes, les USA se sont retirés des accords de Paris sur le climat et son président, climatosceptique notoire, tonnait haut et fort l’an dernier, en plein hiver, qu’on aurait bien besoin du réchauffement climatique pendant les périodes de froid… On devrait toucher le fond dans pas longtemps !!!

Bref, les effets de l’arbre ne sont plus à démontrer en période de canicule.

En ville, les sols bétonnés ont besoin de la présence des arbres pour réduire la température et apporter de la fraicheur.

Les périodes chaudes sont devenues monnaie courante et il est urgent d’anticiper.

Aujourd’hui, nous coupons 13 à 15 millions d’arbres par an sur terre… Pour la bonne cause… Rassurez-vous, ce sont essentiellement les forêts tropicales qui sont touchées… On a du bol ! Pour info, ca correspond à la surface de la Belgique.

Plus la sécheresse fait rage, et plus l’arbre arrive comme une des solutions pour ralentir la chaleur qui s’accumule sur le sol.

La politique des espaces verts de nos villes passera de plus en plus par l’arbre et par extension, par le végétal.

Dans les jardineries, il y a bien longtemps que le « rayon arbre » a réduit considérablement son volume. Et pourtant, il pourrait bien redevenir la vedette de nos jardins.

En plus d’être beau, majestueux, de nous procurer des fruits, des tartes et des confitures, le voilà maintenant protecteur et indispensable au bien-être des citadins.

L’arbre redevient, progressivement, la plante de demain.

C’est à nous jardiniers et assimilés… De parler de lui, de le protéger, de le promotionner, de le valoriser, de le défendre et de le vendre !

Aux arbres et caetera…