Pages Jaunes – Un risque de dépôt de bilan existe

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Pages Jaunes – Un risque de dépôt de bilan existe

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La rédaction de JAF-info

SoLocal : « Certains n’ont pas pour but la pérennité de la société  »

A la suite du rejet du plan de désendettement de SoLocal par les actionnaires en assemblée générale, ce mercredi soir, les créanciers montent au créneau. Les quatre principaux, Paulson, Amber, Farallon et Monarch, qui détiennent 43 % du 1,16 milliard de dette du groupe, accusent certains actionnaires, entrés récemment au capital, de vouloir mettre la société en redressement judiciaire pour la récupérer à bas prix…

Joseph Oughourlian, fondateur et patron du fonds bri­tannique Amber Capital, s’exprime au nom de ces quatre créanciers.

Certains vous ont reproché votre silence. Pourquoi être resté à l’écart des débats ces derniers jours et pourquoi prendre la parole maintenant ?

Parce que Solocal connaît de tels enjeux pour son avenir qu’il est important de clarifier la situation. En fait, nous avons vu assez peu de débat. Et aucune contre-proposition. Nous avons travaillé sur ce plan avec le management de la société pendant six mois. C’était ensuite au management d’expliquer ce plan. Et nous sommes en bloc derrière lui. Lors de l’assemblée générale, on a assisté à un pugilat. Ce n’était pas à nous d’intervenir. Aujourd’hui, nous prenons la parole pour réagir au torrent de calomnies qui a été déversé. Il faut que tous les faits soient sur la table. Au milieu de cette cacophonie, il faut rappeler que la pérennité de Solocal est en jeu.

Vous vous exprimez au nom des quatre principaux créanciers…

Au nom de Paulson, Amber, Farallon et Monarch. Nous représentons 43% des 1,16 milliard de dette. C’est ce groupe qui a négocié le plan avec le management, plan approuvé par 98% des créanciers. C’est la direction qui nous a approchés il y a six mois car le problème de la dette devenait un problème opérationnel: la société n’arrivait pas à investir suffisamment pour son développement. Il fallait résoudre cette équation financière. Les négociations ont été difficiles, il a fallu convaincre tous les créditeurs, passer devant l’AMF. Au final, nous avons trouvé une solution qui est favorable à tous. Le conseil d’administration a validé le plan à l’unanimité. Les employés de Solocal y ont apporté leur soutien, les syndicats aussi.

Quel est votre sentiment sur la situation aujourd’hui ?

Il faut rappeler que nous avons déjà fait des sacrifices. Il y a eu un abandon de créances allant jusqu’à 303 millions d’euros, soit 26% de la dette totale. Ce n’est pas habituel dans une société qui n’est pas en perte, qui génère du cash. En général, les abandons de créances se font dans des sociétés en très grosses difficultés financières. Nous avons toujours cherché une solution pour le bien de la société.

De nouvelles discussions pourraient s’engager. Quelle est votre position ?

Difficile d’imaginer mettre ce plan à terre et reprendre des négociations avec des gens qui n’ont fait aucune proposition, qui ont changé de position en plein milieu de l’assemblée générale… Nous sommes ouverts au dialogue mais nous sommes conscients de la diffculté de trouver une 3eme voie rapide et concertée Nous avons l’impression qu’en face, les intentions réelles de certains n’ont pas pour but la pérennité de la société. On peut même se demander si certains actionnaires, dont le savoir-faire est de racheter des sociétés en difficulté à la barre du tribunal de commerce, ne jouent pas un rôle obscur pour envoyer la société en redressement judiciaire et en racheter toute ou partie à bas prix.

Pour vous, le risque du dépôt de bilan existe ?

Depuis l’assemblée générale, oui. C’est le jeu de certains actionnaires entrés au capital récemment. Ils l’ont déjà fait par le passé. Ils n’ont suggéré aucun autre plan pour Solocal et se sont contentés de faire de l’agitation. Leurs intérêts ne sont pas alignés avec ceux de la société. Je rappelle en outre que les montants en jeu ne sont pas comparables. Ce sont des gens qui ont pris quelques pour cents lorsque la société valait 100 millions ou moins tandis que Paulson, par exemple, a investi 300 millions dans la dette. Les créditeurs sont là depuis longtemps. Amber depuis 2013 par exemple, et nous avons garanti l’augmentation de capital en 2014. Nous avons déjà aidé la société par le passé et avec ce plan, nous le faisons encore en consentant des sacrifices inhabituels.

Vous avez dit que la vocation des créanciers n’était pas d’être actionnaires. Si le plan avait été adopté, quelle aurait été votre position ?

Il faudrait évidemment regarder le succès de la souscription. Avec le plan, les actionnaires avaient la possibilité, s’ils participaient, de limiter leurs dilution au minimum. A l’inverse ils peuvent vendre leur droits dans le marché pour participer sans investir de fonds supplémentaires. Si tout le monde souscrit, nous pouvions tomber à 15% du capital. Dans l’hypothèse inverse, nous aurions pu détenir près de 90% du capital. Les situations auraient été évidemment différentes. Mais nous aurions de toute façon changé nos créances en actions et assumé nos responsabilités.

Vous soutenez toujours la direction ?

La direction a présenté un plan, Conquérir 2018, que nous soutenons. Le plan de désendettement devait lui donner les moyens de mettre en oeuvre cette stratégie. Il faut rappeler, en regardant ces 15 dernières années, que Solocal est un vrai succès opérationnel. Un cas unique dans le monde des annuairistes, passé d’une situation désespérée à une société générant 77% de ses revenus sur le digital, employant 4.400 salariés avec un chiffre d’affaires de près de 900 millions et réalisant des bénéfices. Encore une fois, ce serait dommage de tout gâcher d’autant que cette société a un bel avenir sous prétexte que certains sont entrés dans la société avec des arrière-pensées et ont manipulé les actionnaires minoritaires, dans le seul but de dépecer l’entreprise.

Comprenez-vous la situation désespérée des petits porteurs ?

Bien sûr. Je la comprends d’autant plus que nous avons fait tous les efforts en 2014 pour donner de l’air à la société et la faire repartir. Mais cela n’a pas été suffisant. Aujourd’hui, personne n’ayant investi dans cette société n’est content. Il n’y a pas de miracle: ces trois dernières années, les résultats ont été décevants, l’Ebitda a été divisé par deux. Cela s’est ressenti sur le cours de Bourse.

Une hypothèse revient ces derniers temps, celle d’une intervention publique. Qu’en pensez-vous ?

En France, il y a deux types de sociétés: celles qui, dès que ça ne va pas, font appel aux politiques locaux, aux pouvoirs publics, les supplient de prêter à des taux bas. En général, ce ne sont pas les sociétés les plus ambitieuses ni les plus compétitives. Et puis les autres. Nous avons toujours cherché une solution chez nous et là, je tire mon chapeau au management. Il n’a jamais été question d’en appeler à l’Etat. Ce serait dommage car nous avons une solution privée qui peut satisfaire tout le monde.

Êtes-vous prêts à faire valoir vos droits et à exiger une partie de la dette à court terme ?

On ne va pas spéculer. Je suis quelqu’un d’optimiste et, avec les autres créanciers, nous pensons que le bon sens va prévaloir. La situation est urgente, les négociations ont trop duré. On ne peut pas continuer comme cela car la situation crée une forte inquiétude sur les marchés financiers. Nous avons fait notre travail, nous avons fourni les efforts. À tout le monde d’en faire autant.

NICOLAS RAULINE – Les Echos


FranceTV Info

Mercredi 19 octobre, distribution de tracts alors que l’assemblée générale des actionnaires de Solocal, qui a racheté les Pages Jaunes, se joue en ce moment même. Finis les vieux bottins, l’entreprise est florissante, très bien implantée auprès des PME avec quelques pépites comme Mappy ou Pages Jaunes, elle est même leader en Europe. Mais elle a un problème de taille : une dette colossale de 1,2 milliard d’euros. Pour son patron, Jean-Pierre Rémy, il faut injecter de l’argent frais : “Si les actionnaires sont là, si les créanciers sont là, l’entreprise se développera, continuera à être florissante et ce sera au bénéfice de tout le monde”, dit-il.

Le problème économique

En 2006, France Telecom vend sa filiale Pages Jaunes à des fonds d’investissement qui empruntent pour l’acheter. Par un effet de levier, ils comptent se rembourser grâce aux futurs bénéfices de l’entreprise. Sauf que les petits actionnaires ont déjà épongé une partie de cette dette alors que le cours de l’action a incroyablement baissé.


Économie : quel avenir pour Pages Jaunes et Mappy ?

La rédaction de JAF-info

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Signature : LESECHOS.FR – FRANCETVINFO

Sources :

http://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/0211424361226-solocal-certains-nont-pas-pour-but-la-perennite-de-la-societe-2037151.php http://www.francetvinfo.fr/economie/entreprises/economie-quel-avenir-pour-pages-jaunes-et-mappy_1880257.html

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