Publicité – Pack Impact

Publicité – Pack Impact

Les Serres du Mériot – La SAS Banry père et fils – La jardinerie-fleuristerie Gionnet Fleurs – Les Serres de Creney – Les Serres de l’Ardille : “C’est la passion du métier qui la fait vivre, malgré les difficultés du secteur”

horticulture-JAF-Jardinerie
154

Vues

PremierTech

Publicité - Pack Premium

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
La rédaction de JAF-info

La rédaction de JAF-info

Le site de presse en ligne JAF-info | Jardinerie Animalerie Fleuriste est une publication des Editions Média-Talents. Créé en 2011, il concentre plusieurs sources d’informations : Une information journalistique - Une veille par la curation d’articles publiés sur le web - Des échanges avec la communauté des professionnels de la filière pour l’essentiel Ce média inédit a pour objectif de diffuser une information plutôt économique et d’actualité en continu de la profession : La distribution du jardin, des fleurs et des Animaux de compagnie. Réactif, souple, facilitant les échanges, les partages sur les réseaux sociaux et les mises en relation, son but principal est de surligner les Talents qui composent la filière. 1er média gratuit en ligne des Distributeurs de la Nature, du Bien-être et de la Décoration ! Confiance et indépendance : Membre : C2F

Comment les serres de l’Aube s’en sortent malgré les difficultés de la profession ? Depuis début mars, les serres s’organisent pour répondre aux demandes printanières, malgré les difficultés de la profession horticole. Tour d’horizon au Mériot, aux serres de l’Ardille et à Creney.

Didier Banry est gérant des établissements du même nom et des serres du Mériot, avec son frère Pascal.

Didier Banry est gérant des établissements du même nom et des serres du Mériot, avec son frère Pascal.

Situées à proximité de Nogent-sur-Seine, en rase campagne, les serres du Mériot impressionnent par leur taille. On y trouve un espace de 45 000 m² de production et 5 000 m² de vente aux particuliers. « Ici, on ne produit que de la plante en pot fleurie et on est spécialisé dans la culture de plantes traditionnelles françaises », indique Didier Banry, directeur des établissements du même nom. Entre les poinsettias (ou étoiles de Noël), les géraniums, les fuchsias, le muguet, les bégonias, les impatiens de Guinée et autres espèces, le choix est large. Au total, plus d’un million de plantes sont produites chaque année sur place.

150 ans d’entreprise

La surface n’a cessé de grandir depuis les débuts des établissements Banry. « On fêtera les 150 ans de l’entreprise en 2020 », annonce Didier Banry. À l’origine, l’entreprise familiale était implantée à Nogent-sur-Seine, sous le nom des établissements Ponce. C’est Michel Banry, père de Didier et Pascal, qui a repris l’activité de ses beaux-parents pour l’implanter au Mériot, avec l’installation des premières serres en 1978. Les derniers investissements ont été réalisés en 2017, avec 5 000 m² carrés de serres supplémentaires. « Les outils doivent être régulièrement modernisés pour produire des plantes de qualité et éviter le vieillissement des serres », indique le directeur.

La structure est déclinée en plusieurs sociétés : les serres du Mériot pour l’activité de production, la SAS Banry père et fils pour la vente de gros, et la jardinerie destinée à la vente aux particuliers. L’activité principale de l’entreprise, c’est le commerce de gros. De nombreuses jardineries et fleuristes sont ravitaillées par les serres du Mériot : la zone de vente s’organise dans un rayon de 300 kilomètres environ.

Réduire les produits phytosanitaires

La lutte intégrée, ou l’utilisation d’organismes vivants pour réduire les dégâts causés par des insectes nuisibles, est un procédé utilisé pour tenter de limiter les produits phytosanitaires. Cette méthode, utilisée avant l’avènement des insecticides, fait partie de mesures écologiques durables pour sauvegarder les cultures.

Aux serres du Mériot, des panneaux gluants sont positionnés sur certaines plantes pour permettre à des insectes nuisibles de venir se coller dessus, et attirer d’autres bêtes qui mangent ces insectes prédateurs. L’avantage est de permettre d’ajuster les traitements. L’inconvénient ? Le coût de la mesure, assez élevé.

« On livre par nos propres moyens, avec une flotte de sept camions qui roulent tous les jours », indique Didier Banry. En pleine saison, l’entreprise fait appel à des transporteurs supplémentaires, en sachant que la période entre mars et mai représente près de 50 % de l’activité annuelle. Une dizaine de saisonniers viennent également grossir les rangs de l’entreprise, qui compte déjà soixante-dix permanents.

Une production automatisée

Du côté de la production, tout est automatisé : l’aération, le chauffage, l’arrosage et la fertilisation sont gérés à distance, par ordinateur. L’arrosage se fait à l’aide de chariots, puis l’eau est ensuite récupérée pour éviter les pertes. Les eaux pluviales sont également récupérées et stockées dans des citernes extérieures. « Tout est recyclé à 100 % », indique Didier Banry.

Lors de notre visite, les bégonias de Hollande étaient en cours de rempotage. « Dans trois mois, on devrait arriver à des plants fleuris », indique Didier Banry. Du côté de la production de muguet, c’est plus compliqué à gérer : « C’est une culture très particulière, puisqu’il faut vraiment arriver à des plants fleuris pour le 1er mai. » Bien sûr, les serres sont aussi tributaires des aléas climatiques.

« La production horticole s’est effondrée en cinquante ans »

Pour la vente aux particuliers, qui représente près de 35 % de l’activité de l’entreprise, de nombreux produits sont proposés en jardinerie. On y trouve un large choix de plantes fleuries, compositions florales, plantes vertes, plants de légumes… Sans compter l’animalerie, l’espace décoration ou l’outillage. « On achète aussi beaucoup à l’extérieur, notamment pour les plantes méditerranéennes et les plantes vertes qu’on ne peut pas produire sur place », indique Didier Banry. L’activité de négoce se fait avec de nombreux pays européens.

Trois fois par semaine, les serres du Mériot sont également représentées au marché de Rungis pour l’achat-vente. « Il y a cinquante ans, on comptait 120 producteurs à Rungis. Aujourd’hui, nous ne sommes plus que vingt-cinq : la production horticole s’est effondrée », assure Didier Banry. Pour lui, le coût du chauffage et les charges mettent en difficulté la production horticole, qui peine à faire face à la concurrence étrangère.

« On trouve de moins en moins d’apprentis »

« En France, on est très réglementé comparé à d’autres pays européens. Aux Pays-Bas (premier producteur mondial, NDLR), les coûts de chauffage sont beaucoup moins élevés », indique-t-il. Il déplore également que les normes imposées pour l’utilisation des produits phytosanitaires ne soient pas appliquées pour tous, au niveau européen.

Si l’entreprise a une équipe déjà bien constituée, les difficultés de recrutement sont aussi un problème récurrent dans le secteur horticole. « Aujourd’hui, on trouve de moins en moins d’apprentis, assure Didier Banry. L’horticulture est un métier difficile. Il faut de la disponibilité, du vivant, être présent les week-ends ».

Aux serres du Mériot, l’apprentissage a toujours été un fort vecteur de recrutement : 30 à 40 % des employés qui composent l’équipe actuelle sont passés par là.

La famille Gionnet mise sur la vente au détail

L’an prochain, l’entreprise fêtera ses 60 ans. À l’époque, c’est sous l’impulsion de Roger Gionnet que les établissements du même nom ont été créés, rue de Gournay à Troyes. Aujourd’hui, son petit-fils Christophe Gionnet dirige l’activité, séparée en deux entités : d’un côté, la jardinerie-fleuristerie Gionnet Fleurs à Troyes, et de l’autre, les Serres de Creney, créées en 2005 pour augmenter la surface. Toute la production a été regroupée sur le site de Creney pour faire baisser les coûts de production.

90 % des ventes proviennent de la production

Sur près de 2 000 m², les Serres de Creney produisent des fleurs vendues uniquement au détail. Une partie sert à alimenter la jardinerie-fleuristerie de Troyes, qui réalise aussi une partie d’achat-vente. « Notre activité, c’est uniquement le végétal », indique Christophe Gionnet. Hormis une partie de négoce pour la pépinière, 90 % des ventes aux Serres de Creney proviennent de la production de plantes sur place. « On ne vend que nos produits, c’est ce qui nous a fait grandir », reconnaît le dirigeant. Des investissements ont été réalisés cette année, en équipant les serres en chariots d’arrosage : une innovation importante, alors que tout était encore réalisé à la main jusqu’ici.

La force des Serres de Creney, c’est aussi de miser sur la production de fleurs de printemps. L’activité démarre autour du 15 avril, pour continuer jusqu’à début ou fin juin, mais ce n’est pas une science exacte : les saisons ont tendance à s’allonger ou à se décaler. Lætitia Gionnet, responsable de production, livre aussi des conseils pour que les plants soient réalisés au bon moment. « On essaye de dire aux clients d’attendre un peu, plutôt qu’ils commencent à planter trop tôt et soient déçus. »

Christophe Gionnet, dirigeant des serres de Creney et de Gionnet Fleurs, et sa femme Lætitia Gionnet, responsable de production.
Au printemps, près de 400 espèces différentes sont proposées par les serres. Sur place, on trouve des géraniums, des suspensions, des plants de légumes, des plantes aromatiques… Les plantes à massif, elles, sont en perte de vitesse. « Beaucoup préfèrent acheter de la plante en pot, des suspensions ou des plants de légumes : la tomate, c’est le produit phare », assure Christophe Gionnet.

Comme ailleurs, les coûts les plus importants sont la main d’œuvre et le chauffage. « On aimerait avoir une vision plus claire concernant la réglementation, qui change en permanence », indique le dirigeant. Il déplore la modification du métier depuis quelques années. « Mon grand-père passait seulement une journée par saison au bureau. Aujourd’hui, tout est informatisé et on nous impose de plus en plus de normes », assure-t-il.

Pour lui, il est également nécessaire de se démarquer face à la concurrence, notamment celle de la grande distribution. « Les magasins qui vendent de la fleur en arrivage et n’en font plus ensuite, c’est aussi ça qui tue les petits producteurs », pense-t-il.

Aux Serres de l’Ardille, «on est présent tous les jours»

C’est une autre entreprise familiale que l’on retrouve à Nogent-sur-Aube. Depuis 1993, Nathalie Despret-Coquin dirige les Serres de l’Ardille, en co-gestion avec ses deux frères et sa sœur Béatrice.

La famille tient également la boutique de fleurs coupées Marjolaine, quelques kilomètres plus loin, à Arcis-sur-Aube. La structure emploie quatre personnes à temps plein, et deux saisonniers pour la période comprise entre mars et mai.

Nathalie Coquin est co-gérante des serres de l’Ardille.

4 500 m² de production
« On est producteurs avant tout », indique Nathalie Despret-Coquin. Dans cette serre de 4 500 m², plus de 100 000 plantes sont produites à l’année, avec près de 300 espèces différentes. La gamme s’étend des plants de légumes aux plantes à massifs, en passant par les plantes vivaces, les plantes de terrasse… On retrouve aussi beaucoup de pots composés ou de suspensions. « On essaye d’avoir régulièrement des cultures nouvelles, pour que nos clients soient satisfaits. »

Les portes ouvertes, début avril, ont permis d’anticiper le printemps et les premières ventes, et d’amorcer les commandes en plantes complémentaires. Le planning pour le rempotage est programmé semaine par semaine et organisé bien à l’avance. « On essaye d’avoir des plantes fraîches jusqu’à la fin du mois de mai », indique la gérante. La serre est équipée d’un plancher chauffant et d’un arrosage thermique. Le système d’irrigation des cultures utilise le goutte-à-goutte. La fertilisation, elle, est à faible dose mais constante. « On utilise le moins de produits possible. »

La vente se fait uniquement au détail, en jardinerie. Les produits sont vendus aux particuliers ou aux collectivités (près de 10 % de la production). « Le plus gros de l’activité, c’est le végétal », indique la gérante. Au-delà des plantes produites en serre, une partie des produits sont importés, notamment les orchidées, les plantes vertes ou la pépinière avec la vente d’arbres, arbustes et arbres fruitiers. La jardinerie comporte aussi une partie décoration, quelques poteries, du terreau, des semences et des graines.

« On a de plus en plus de taxes »

Pendant la période printanière, les serres sont ouvertes du lundi au dimanche. « On est présent tous les jours », reconnaît Nathalie Despret-Coquin. Pour elle, c’est la passion du métier qui la fait vivre, malgré les difficultés du secteur. « Les plus fortes contraintes, c’est le coût du chauffage. Quand je réalise mon planning de culture, je m’arrange pour mettre le chauffage le plus tard possible et baisser les coûts de production. On a de plus en plus de taxes, il devient compliqué de faire de la marge », regrette-t-elle.

Malgré les difficultés, la fréquentation est plutôt bonne, allant de près de 20 clients par jour jusqu’à 400 pendant les portes ouvertes. L’entreprise essaye de se démarquer de la concurrence en misant sur le conseil et la mise en scène. « Chaque structure a sa propre personnalité. Nous, on essaye de décliner le végétal dans sa présentation », indique Nathalie Desprès-Coquin, qui se déplace aussi pour conseiller les clients chez eux.

Publication à durée illimitée

Signature : lest-eclair.fr/ CLEMENCE SIMON
Crédits Photo : Photo Générique ou logo société
Sources : -https://abonne.lest-eclair.fr/id59746/article/2019-04-22/le-dossier-de-leco-comment-les-serres-de-laube-sen-sortent-malgre-les
Origine : Veille – Curation
PremierTech

Publicité - Pack Premium

Facebook
Twitter
LinkedIn
Email

L'actualité chaque jour dans votre boîte mail

Réservé aux Professionnels !

Votre opinion :

Laisser un commentaire

comptoir

Publicité - Pack Premium

JAF

Publicité -Autopromo

L'actualité chaque jour dans votre boîte mail

Réservé aux Professionnels !