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Jean-Philippe Darnault – Animaleries Animalis : “si on nous retire les animaux, …nous perdons notre raison d’exister”

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La rédaction de JAF-info

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La vente d’animaux en animalerie sera-t-elle un jour interdite en France. La Californie a déjà fortement restreint la vente d’animaux de compagnie dans les animaleries. La Grande-Bretagne devrait suivre le pas. En France, aussi, certains poussent dans cette voie…

Depuis le 1er janvier, les animaleries californiennes ont interdiction de vendre des animaux d’élevage. La Grande-Bretagne devrait se doter d’une loi similaire au premier semestre.

L’objectif est déjà d’orienter prioritairement les familles en quête d’un animal de compagnie vers les refuges. Il est aussi de briser la chaîne d’approvisionnement des animaleries qui s’approvisionnent pour certaines dans des fermes d’élevages intensifs.

En France, le sujet divise. A 30 millions d’Amis comme à la SNPCC, un syndicat d’éleveurs, on se dit pour. Le président d’Animalis invite, lui, à ne pas mettre toutes les animaleries dans le même panier.

Un Highland Fold femelle attend famille aimante au sous-sol d’une jardinerie parisienne. Le prix pour ce chat de race ? 1.500 euros. En attendant, le chaton patiente, au même titre que les rats, lapins, serpents, hamsters, cochons d’inde quelques rayons plus loin.

Ces animaux ne sont sans doute pas moins bien lotis que d’autres de leurs congénères. Il n’empêche, la vente d’animaux d’élevage dans les animaleries est de plus en plus fréquemment remise en question. En Californie, elle n’est même plus possible. Depuis le 1er janvier, les animaleries n’ont plus le droit de vendre des animaux issus d’élevage mais seulement de proposer des chiens, chats et lapins abandonnés dans des refuges.

Adopter plutôt qu’acheter

La Grande-Bretagne devrait rapidement se doter d’une loi similaire en interdisant la vente des chiens et chats de moins de six mois dans les animaleries. « Ce qui revient tout court à interdire la vente de ces animaux dans des animaleries puisque ceux qu’on y trouve actuellement, n’ont que rarement plus de quatre mois », note Daniel Meyssonnier, administrateur du Syndicat national des professions du chat et du chien (SNPCC) où il est en charge de la protection animale. Outre-Manche, cette nouvelle loi entrera en vigueur courant 2019, « probablement au premier semestre », indique Arnauld Lhomme, responsable des enquêtes au sein de 30 Millions d’amis.

La fondation n’a pas attendu pour se féliciter de ces deux initiatives. Elle aimerait voir la France suivre pour au moins deux raisons. Ces lois permettent déjà d’orienter prioritairement les foyers en quête d’un animal de compagnie vers les refuges où attendent déjà une flopée de candidats à l’adoption. Environ 100.000 chiens et chats sont abandonnés chaque année en France, rappelle régulièrement la SPA.

Porter un coup aux fermes d’élevages intensifs

L’autre objectif poursuivi par la Californie et la Grande Bretagne est de briser la chaîne d’approvisionnement des animaleries dont certaines se fournissent dans les fermes d’élevages intensifs. En Grande-Bretagne, le futur texte s’appellera ainsi « Lucy Law », du nom de cette chienne sauvée d’une ferme à chiots du Pays de Galles en 2013. Elle avait passé la plus grande partie de sa vie dans une cage, au point que ses hanches avaient fusionné à cause du manque d’exercice. « On retrouve dans ces fermes industriels d’animaux de compagnie les mêmes dérives parfois constatées dans les élevages agricoles intensifs, indique Arnauld Lhomme. Des cas de maltraitance, de surproduction avec des animaux entassés dans des cages, des bébés sevrés trop tôt… »

Ces fabriques d’animaux domestiques n’existent pas seulement en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis. Il y a quelques jours, 30 Millions d’amis publiait des images d’un élevage de lapins et de rongeurs à Lapte (Haute-Loire) fournissant des animaleries et dans lequel s’entassaient 1.673 animaux dans des cages exiguës, sur des sols grillagés. » Un cas parmi d’autres, regrette Arnauld Lhomme qui a dévoilé par le passé d’autres dérives, notamment dans des élevages français de chiens. « Dans la Meuse fin octobre ou dans l’Aisne en novembre 2016, précise-t-il. Là encore, ces élevages fournissaient des animaleries. »

Les éleveurs favorables, les animaleries inquiètes ?

Daniel Meyssonnier, dont le syndicat représente des éleveurs, ne nie pas qu’il y ait en France des élevages intensifs aux pratiques discutables. Tout comme il regrette que « des animaleries s’approvisionnent dans des élevages non-professionnels et/ou importent des chiens et chats venus des pays de l’Est ». Il verrait même d’un bon œil, lui aussi, que la France suive l’exemple californien ou anglais. « Elle ne mettrait pas fin au travail de nos éleveurs, explique-t-il. Il y aura toujours des familles pour chercher une race particulière de chiens ou de chats qu’ils ne trouveront pas forcément dans les refuges de leurs régions. Il faudrait alors les pousser à se rendre directement chez les éleveurs agréés, qu’elles puissent constater par elles-mêmes les conditions d’élevages, rencontrer les géniteurs, profiter des conseils des éleveurs… »

Pour Daniel Meyssonnier, la profession gagnerait de ce contact plus direct entre éleveurs et acheteurs, « notamment en permettant de faire le tri entre les éleveurs soucieux de bien faire leur métier et les autres ».

Jean-Philippe Darnault, lui, est contre l’interdiction d’animaux d’élevage dans les animaleries. Et pour cause, il est le président-fondateur d’Animalis, chaîne française d’animaleries créée en 1997. « Nous avons 42 magasins aujourd’hui, presque tous vendent des animaux de compagnie, précise-t-il. C’est une partie négligeable de notre chiffre d’affaires, mais si on nous retire ces animaux, nous ne sommes rien de plus qu’un supermarché et nous perdons notre raison d’exister. »

Jean-Philippe Darnault ne voit pas pourquoi les animaleries devraient toutes être rangées dans le même panier. « Il y a toujours des gens salissant leur profession, estime-t-il. C’est sans doute vrai dans les animaleries, cela l’est aussi dans les élevages ou les refuges. A Animalis, nous travaillons avec 55 élevages français, nous avons nos propres vétérinaires et nous sommes très régulièrement contrôlés par les agents de la Direction départementale de la protection des populations. Et si nous ne prenions pas soin de nos animaux, cela fait longtemps que nos clients et les associations de protection animale nous aurait épinglé. Et à juste titre. »

Appliquer déjà les nouvelles règles d’élevages de 2016

Pour le président-fondateur d’Animalis, l’urgence en France, pour ce qui est de la protection des animaux de compagnie, est bien plus d’appliquer enfin les nouvelles règles pour l’élevage et la vente de chiens et de chats entrées en vigueur le 1er janvier 2016. Elles obligent notamment les particuliers à se déclarer éleveur dès la première portée vendue ou encore l’obligation d’immatriculation pour tous les élevages. « L’objectif était de lutter contre le travail dissimulé, beaucoup se lançant dans l’élevage pour arrondir leurs fins de mois sans bien souvent se soucier du bien être de leurs animaux, précise Arnauld Lhomme. Trois ans plus tard, ces nouvelles règles ne sont pas appliquées et très peu de contrôles ont été effectués. L’État ne s’en est jamais donné les moyens, les services de contrôle sont surchargés de travail. »

En France, alors, c’est sur les sites de petites annonces en ligne que se font l’essentiel des ventes d’animaux de compagnie. « Parmi eux des particuliers qui en font un commerce, sans déclarer leurs portées et sans que quiconque ait pu contrôler les conditions d’élevage, reprend le responsable d’enquête de 30 Millions d’amis. C’est un autre combat de la fondation : interdire la vente en ligne d’animaux de compagnie ».

Publication à durée illimitée

Signature : Fabrice Pouliquen 20mn
Crédits Photo : Photo Générique ou logo société
Sources : -https://www.20minutes.fr/planete/2412087-20190110-vente-animaux-animalerie-jour-interdite-france
Origine : Veille – Curation
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Cet article a 2 commentaires

  1. Et si en lieu et place de se plaindre de ne pas pouvoir exister sans vendre d’animaux ils se remettraient en question. Ils peuvent vendre les aliments,les accessoires etc et éventuellement se former a conseiller les clients en ce qui concerne le bien être animal. Je suis certaine que ça pourrais bien marcher

  2. Votre raison d’exister ? et la vie et la liberté d’un animal ca ne te parle pas ?
    les animaux ne sont pas des objets. ce commerce honteux est du même genre que les zoos, les labos et les cirques.
    utiliser les vies animales par profit pur.

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