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Gammvert – rayon produits locaux

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La rédaction de JAF-info

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Dans son Gamm vert à Albert, David Desmulier souhaite développer le rayon produits du terroir réclamés par les clients. Le circuit court plus rentable – Les rayons produits locaux se développent dans les grandes surfaces. Réduire les intermédiaires entre producteurs et consommateurs a des avantages économiques. 

Gamm vert d’Albert, lundi matin. À gauche de l’entrée, un recoin du magasin est réservé à la production locale.

Jus de pomme de Suzanne, fraises de Chuignes, pommes de terre d’Aveluy ou conserves de Beaumont-Hamel, le territoire tient une bonne place dans les rayons.

L’enseigne propose depuis plus de dix ans des produits en circuit court, c’est-à-dire en limitant les intermédiaires entre producteurs et consommateurs, et le phénomène observe une forte évolution ces dernières années. La preuve par les chiffres : entre le 1 er juillet 2011 et le 30 juin 2012, Gamm vert Albert a réalisé 104 000€ de recettes pour ce seul rayon produits du terroir, contre 80 000€ entre le 1 er juillet 2008 et le 30 juin 2009 (soit une augmentation de 30 %). « Nos clients réclament ces produits, assure le responsable David Desmulier. Ils préfèrent parfois ne pas acheter de fraises si elles ne viennent pas de Chuignes. »

« Un coup de téléphone directement au producteur »

La demande est là, mais l’offre reste marginale. Étrange ? Pas vraiment, car les producteurs doivent proposer leur marchandise au chef de produits à Arras (et non directement à Albert), et donc faire le déplacement ; certains se découragent avant d’essayer. Une fois les négociations abouties, il faut encore respecter les commandes. Gamm vert Albert a ainsi dû stopper un partenariat avec un vendeur de cassis et groseilles, jugé peu sérieux. « Il n’était pas assez réactif. »

L’intérêt est pourtant réel pour le producteur et l’échoppe. « Quand on a un problème d’approvisionnement, on passe un coup de téléphone directement au producteur, on peut être livré dans l’après-midi, alors que si on passe par la centrale, il faut attendre une semaine, il y a un vrai intérêt. » Chaque semaine, Gamm vert Albert reçoit, entre autres, entre 30 et 60 filets de 3 kg de pommes de Suzanne et 350 kg de pommes de terre d’Aveluy.

En limitant les intermédiaires, le producteur peut espérer vendre plus cher sa marchandise. François Noyon, des Vergers du Colombier, gagne ainsi entre 10 et 15 centimes du kilo. « Les grossistes ont tendance à tirer les prix vers le bas. Mais le circuit court est un client comme un autre. Je ne pourrais pas travailler qu’avec le circuit court, mais je ne pourrais pas non plus qu’avec des grossistes, cela forme un équilibre. »

Gage de qualité et de sécurité

Pour Gamm vert, proposer du local n’est pas forcément moins cher. David Desmulier concède que les petits producteurs sont souvent moins gourmands sur les marges mais il ajoute que quand Gamm vert fait une commande groupée pour ses 94 magasins répartis dans toute la France, la société bénéficie de ristournes. L’écart n’est donc pas significatif.

Ce qui fait surtout la différence, c’est l’image du magasin. Car les clients qui viennent pour le local se laisseront peut-être tenter par d’autres produits. À Gamm vert Péronne, les clients peuvent se nourrir exclusivement avec des produits du secteur. Le magasin péronnais propose yaourts (de Bussu), lait, viande (de Beaumont-Hamel, Amiens), fromage (de Villers-Carbonnel et Canaples), en plus des légumes (comme les carottes de Croix-Moulineaux), pommes (de Péronne) et pommes de terre (de Barleux). Des produits gages de qualité.

Alors que le scandale de la viande de cheval secoue la grande distribution, François Noyon explique que « les gens veulent de plus en plus savoir ce qu’ils mangent et d’où ça vient ». En bon vendeur, il martèle qu’il respecte un « cahier des charges très stricte avec des contrôles externes pour assurer que les fruits et légumes sont conformes aux réglementations. » Et n’hésite pas à taper sur les doigts de certains : « Il y a des grandes enseignes qui n’ont pas d’état d’âme, il n’y a que le prix qui compte. On voit comment le système a été truandé par certains. Les pommes, par exemple, il y en a beaucoup qui viennent de Pologne, mais en Pologne, il n’y a pas la même législation, c’est de la concurrence déloyale, on a une Europe à deux vitesses. Aujourd’hui, il est important de savoir ce que l’on mange, pour éviter ces scandales. »


http://www.courrier-picard.fr/region/le-circuit-court-plus-rentable-ia181b0n23371

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