Animalerie – les "n.a.c." en hausse !

797

Vues

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email

Animalerie – les "n.a.c." en hausse !

La rédaction de JAF-info

Rémy a préparé un diplôme qui lui permet de parler en toute connaissance de cause des nouveaux animaux de compagnie. Avec les serpents et plus particulièrement avec les boas, il a appris à faire passer le bon message.Une compagnie très exotique -Rémy a préparé un diplôme qui lui permet de parler en toute connaissance de cause des nouveaux animaux de compagnie. Avec les serpents et plus particulièrement avec les boas, il a appris à faire passer le bon message.

AISNE – Les nouveaux animaux de compagnie (Nac) font beaucoup parler d’eux. Il y a les classiques, genre tortues et octodons qui restent discrets. Les plus spectaculaires donnent des frissons. Un boa dans le salon et c’est le sujet de discussion tout trouvé pour vos invités.

« Regarde maman, c’est ce genre de petite bête que je voudrais avoir dans ma chambre ! » Du haut de ses 7 ans, Léa a de la suite dans les idées. Cela fait un an qu’elle tanne ses  parents pour détenir un animal en cage.

Vendredi après-midi, la petite famille se trouvait au rayon « animalerie » du magasin Jardi’Aisne de Viry-Noureuil. En fait, Léa avait des vues sur un octodon : un rongeur de petite taille issu des montagnes du Chili et d’Argentine. La fillette a eu gain de cause. Pour son anniversaire, elle est repartie avec un couple de ces charmants animaux. La  famille vit en appartement à  Tergnier. En toute connaissance de cause, elle a mis le doigt dans l’engrenage des Nac : les nouveaux animaux de compagnie.

Chez Jardi’Aisne, Rémy est le responsable du secteur « animalerie ». Il est diplômé et connaît bien son sujet. Les Nac occupent la plus grande partie de son rayon. Les reptiles et notamment les serpents sont en bonne place. « Cela fait trois ans que le rayon existe. Il attire de plus en plus de clients, surtout de jeunes adultes. »

Rémy a préparé un diplôme qui lui permet de parler en toute connaissance de cause des nouveaux animaux de compagnie. Avec les serpents et plus particulièrement avec les boas, il a appris à faire passer le bon message.Le serpent fascine toutes les catégories d’âge et la mutation génétique s’affiche comme le facteur déterminant des choix. Les acheteurs veulent de la couleur et ils sont prêts à investir 200 ou 300 euros minimum pour se faire plaisir. « Nous sommes face à une centaine de mutations différentes. L’éventail des propositions est donc large » le jeune responsable propose le serpent des blés, le python royal ou encore le boa constrictor. Bien sûr il ne faut pas une simple boite à chaussure pour héberger ces reptiles. Il faut s’adapter à l’espèce mais généralement, une cage en verre de moins d’un mètre est appropriée. « Il faut chauffer l’endroit » souligne le responsable.
Et la nourriture ? On le devine, les besoins ne sont pas les mêmes. Pour le serpent, le rongeur est le plat principal. « Il faut lui donner à manger une fois par semaine. » Le serpent des blés se contente d’une souris alors que le boa constructor adulte avale un lapin entier, « de préférence mort ».

Curieux et vrais passionnés

Rémy a préparé un diplôme qui lui permet de parler en toute connaissance de cause des nouveaux animaux de compagnie. Avec les serpents et plus particulièrement avec les boas, il a appris à faire passer le bon message.Les parents de Léa n’ont pas à stocker la même alimentation. Ils sont repartis avec un sac d’herbes des champs « pas de sucre et pas de graisse » leur a-t-on précisé. Il y a quelques années, leur fille aînée possédait un cochon d’inde. Ils ont donc fait l’économie de l’achat d’une cage.
Dans les allées, il y a les curieux mais aussi les vrais passionnés. Jéremy 22 ans est un Chaunois qui détient deux furets, un mâle et une femelle. Il vit seul en appartement avec ses deux co-locataires. « Je travaille. La journée donc, le couple est enfermé en cage. Le soir, c’est l’instant détente. Les deux furets gambadent partout. Ils s’entendent bien avec mon chat.» Une raison à cette vie à trois ? « Je participe à des reconstitutions médievales. Les furets sont des acteurs à part entière». Les animaux sont pucés et disposent d’un carnet de vaccinations en règle, « comme les chiens et chats ».
Autre passionnée : Micheline, dont l’animal de compagnie est un chinchilla. « Il se promène dans la maison mais il faut veiller au cablage électrique et télephonique. Il en rafole.» Un peu plus loin, un couple de retraités observe les oiseaux. « Nous avions un mainate religieux. Il vient de mourir. Nous voudrions acheter un perroquet.» Simone, 67 ans, est une ancienne institutrice. « Je souhaiterais apprendre à communiquer avec lui. Un oiseau donne de la gaieté dans la pièce où il se trouve. C’est une présence qui procure une sorte de bien-être.»
Rongeurs, serpents, araignées, perroquets et autres, ces nouveaux animaux de compagnie font le bonheur de leurs propriétaires. La passion à rebrousse poil en quelque sorte…

J.-M.P.

« Ce n’est plus un effet de mode »
Depuis trois ans, l’enseigne Zoobul est devenue incontournable à Chauny. Les nouveaux animaux de compagnie (Nac) n’ont plus de secrets pour Jonathan Quizy. Chaque jour, le commerçant est interpellé sur les Nac. Il s’est pas mal documenté pour faire face à toutes les questions. Il y a les simples curieux et les vrais passionnés qui viennent au magasin avec une idée bien précise. « Internet a fait évoluer les choses. Les animaux sont classés par catégorie. Il est facile de récupérer les fiches techniques de chaque espèce. Depuis quelques années, le marché s’est considérablement étoffé. Les clients connaissent la réglementation et les contraintes. » Place du marché couvert à Chauny, le spécialiste n’a pas de reptiles. « Je vends uniquement les accessoires ». C’est plutôt le paradis des petites bêtes : l’octodon en tête.

La part belle aux gros rongeurs

Sans doute à cause des lycées, sa clientèle est jeune. « Les 15-18 ans montrent un certain intérêt. Ce n’est plus un effet de mode. Les acheteurs veulent tout simplement se démarquer des autres en se procurant un animal différent. » Les 18-30 ans sont également parties prenantes dans une autre part du marché. « Les gros rongeurs sont davantage réclamés. Le furet et le chinchilla ont leur fan-club. De mai à septembre, les demandes sont nombreuses. Nous avons de plus en plus de réservations. » L’octodon est recherché pour son format, « un corps de petit rat et la bouille du lapin nain ». La description plaît beaucoup aux enfants qui en ont fait un compagnon de jeu « très souvent dans la chambre à coucher, le cauchemar des mamans. »
Les oiseaux et plus particulièrement les perroquets ont toujours un chapitre de choix dans la bible des Nac. « Il suffit de posséder un perroquet une fois dans sa vie pour ne plus pouvoir vivre sans sa présence. Le perdre est très souvent synonyme de grande tristesse. »

J.-M.P.

Tout savoir sur ces animaux atypiques

  • L’expression « nouveaux animaux de compagnie » (Nac) a été créée en 1984 par un vétérinaire lyonnais, Michel Bellangeon, lors d’une conférence prononcée à l’École nationale vétérinaire de Lyon. Il avait été surpris de voir le nombre de consultations consacrées à ces « Nac », animaux de compagnie autre que chiens et chats, reflet de l’engouement du public pour cette nouvelle population animale.
  • Leur détention est soumise à des dispositions légales très variables selon le lieu. Ainsi ces animaux ne sont pas partout considérés comme des animaux domestiques. Leur possession doit donc respecter certaines règles qui diffèrent selon les pays et les conventions internationales.
  • La loi française reconnaît peu de Nac comme étant « Animal domestique » en droit français. C’est l’arrêté du 10 août 2004 qui dicte s’il convient d’obtenir un certificat de capacité pour l’entretien d’animaux d’espèces non domestiques et une autorisation préfectorale pour leur détention et leur élevage, à moins que ceux-ci ne soient réservés exclusivement aux spécialistes ou interdits par les conventions internationales.
  • La liste des Nac, est très diversifiée et parfois inattendue. En effet, pour les vétérinaires, cet acronyme peut désigner tous les petits animaux, autres que le chien et le chat, vus en consultation. Elle regroupe un très grand nombre d’espèces très variées qui peuvent être des espèces exotiques et rares, des espèces déjà domestiquées et réaffectées comme animal de compagnie tels les rats ou les lapins, des espèces avec une mauvaise réputation comme les serpents ou les araignées, ou des espèces insolites appartenant à des groupes déjà connus comme les chinchillas chez les rongeurs.
  • Les Nac peuvent être des animaux capturés dans la nature, des individus issus d’élevages spécialisés ou encore des animaux domestiques détournés de leur emploi traditionnellement utilitaire, comme le lapin de clapier élevé à des fins alimentaires ou le rat ou le poisson zèbre de laboratoire.

Selon les vétérinaires, « les Nac sont un peu moins contraignants »
Bien que les nouveaux animaux de compagnie (Nac) représentent une part très marginale de son activité, M. Kieffer, vétérinaire, est amené à traiter les cas des petits mammifères.

Que regroupe l’appellation « nouveaux animaux de compagnie » (Nac) ?
Cette dénomination regroupe plusieurs catégories : les reptiles (iguanes, tortues…), les oiseaux (perroquets…) et les mammifères (lapins, chinchillas, gerbilles…). On leur a donné ce nom car, avant, ils n’étaient pas très répandus.

Qu’est-ce qui explique l’engouement pour ces espèces ?
Les gens n’ont pu forcément un chien, un chat, mais ont ces nouveaux animaux car ils sont un peu moins contraignants. Un chien nécessite qu’on le sorte plusieurs fois par jour, qu’on lui trouve un système de garde durant le week-end ou les vacances… Ce qui ne s’applique pas forcément à tous les Nac.

De quelles pathologies souffrent-ils ?
Ce sont des pathologies liées à l’environnement pour les reptiles car leurs propriétaires ne connaissent pas toujours les conditions hydrométriques, ne vérifient pas assez les vivariums, les conditions d’hébergement… Les mammifères sont, eux, confrontés à des pathologies digestives, des problèmes dentaires, respiratoires (bronchites, pneumonies). Les oiseaux peuvent également souffrir de difficultés respiratoires. On peut aussi traiter les Nac pour un manque de vitamines, des maladies virales…

Avez-vous dû suivre une formation particulière pour les traiter ?
Le diplôme de vétérinaire est généraliste. Je suis sorti de l’école en 1982. A cette époque, on ne parlait pas alors de nouveaux animaux de compagnie. J’ai dû me former. Et je continue d’assister à des formations, car ça m’intéresse. Cela dit, on ne soigne pas toutes les espèces de Nac au cabinet. On refuse de prendre en charge les serpents par exemple car on est moins attiré et on n’a pas la compétence.

Cette activité reste néanmoins marginale…
Oui. Notre activité se compose à 96 % de soins aux chats et chiens. Il existe cela dit des établissements qui ne soignent que les Nac.

Des animaux sont achetés sur Internet, parfois illégalement. Demandez-vous un certificat au propriétaire ?
Le vétérinaire ne fait pas office de policier. On n’est pas chargé de vérifier la provenance de l’animal. Pour un rottweiller, je ne demande pas son certificat, son évaluation comportementale, son permis de détention… J’agis de la même manière pour les Nac sauf si je constate un danger pour la santé publique, le propriétaire ou pour l’animal lui-même. Le secret professionnel peut être levé dans certaines conditions. C’est à l’appréciation du vétérinaire.

Propos recueillis par Nasséra LOUNASSI


http://www.aisnenouvelle.fr/article/societe/une-compagnie-tres-exotique

La rédaction de JAF-info

La rédaction de JAF-info

Le site de presse en ligne JAF-info | Jardinerie Animalerie Fleuriste est une publication des Editions Média-Talents réservée aux professionnels Créé en 2011, il concentre plusieurs sources d’informations : Une information journalistique - Une veille par la curation d’articles publiés sur le web - Des échanges avec la communauté des professionnels de la filière pour l’essentiel Ce média inédit a pour objectif de diffuser une information plutôt économique et d’actualité en continu de la profession : La distribution du jardin, des fleurs et des Animaux de compagnie. Réactif, souple, facilitant les échanges, les partages sur les réseaux sociaux et les mises en relation, son but principal est de surligner les Talents qui composent la filière. 1er média gratuit en ligne des Distributeurs de la Nature ! Indépendance, transparence et confiance : Membre : C2F - Aucun actionnariat ou intérêt dans une société. La publication ne vit que du soutien de ses annonceurs
Origine : Veille – Curation
Signature : vide
Crédits Photo : Photo Générique ou logo société

Sources :

vide – si Vidéo / Audio : au choix YouTube Viméo – FanceTV FranceInfo​

Durée de publication :

  • Sauf indication contraire toutes les publication sont à durée illimitée.
  • Publication pouvant être à durée limitée : “brève” – “Article sponsorisé”
  • Publication limitée à la durée du lien : “Vidéo” – “Audio” – ” Réseaux sociaux”
  • Publication limitée à la durée de la vie commerciale pour les livres

Vidéo - Audio - Réseaux sociaux

Des publications-curations peuvent provenir d’un lien “embed” ou “iframe” du site original  de diffusion. Vidéo (Youtube,  Viméo etc…), Audio et Réseaux sociaux (Twitter, Facebook etc…). La rédaction de JAF-info ne peut s’engager sur la pérennité de cette publication ou de son accès. Si l’auteur d’origine supprime la publication sur le site original, celle-ci ne pourra plus être disponible ici. Conformément à la réglementation “Presse”, elles peuvent faire l’objet d’une extraction (copie écran, etc ) si elles ont un intérêt journalistique évident et probant.

Photo

Le téléchargement de(s) photo(s) de Luc NAROLLES est librement autorisé par l’auteur sous réserve qu’il soit fait mention du crédit suivant : Luc NAROLLES – Surligneur de Talents – JAF-info | Jardinerie Animalerie Fleuriste – Média-Talents et l’indication de l’url source entièrement visible.

Vous aimez JAF-info ?
Rejoignez les abonnés !

Recevez les dernières actualités chaque jour dans votre boîte mail

C'est gratuit 😉

PremierTech

Publicité - Pack Premium

EVERGREEN

Publicité - Pack Premium

Top hebdo

EVERGREEN

Publicité - Pack Premium

JAF

Publicité -Autopromo

Commenter

JAF

Publicité -Autopromo

Accès rapide

Menu
Menu

En ce moment

” Au lieu de conforter vos opinions 
plutôt éclairer vos choix  ! “​

” Dans le calme ou la tempête : Humanisme, Engagement, Indépendance, Plaisirs et Réactivité ! “

JAF-info

Jardinerie Animalerie Fleuriste

Site de presse en ligne et réseau social

Une publication des Editions Média-Talents – Paris

Surligneur de Talents ! ®​

Vous aimez JAF-info ? L'actualité chaque jour dans votre boîte mail

Réservé aux Professionnels !