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Covid19 – Confinement Polynésie française – Le difficile retour des fleuristes au marché
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La rédaction de JAF-info

Covid19 – Confinement Polynésie française – Le difficile retour des fleuristes au marché

Depuis vendredi dernier, les fleuristes peuvent retrouver leurs étals au sein du marché de Papeete. Une vente autorisée sous conditions.

La nouvelle est officielle ! Classée parmi les activités non-essentielles, la vente des fleurs n’était, depuis le début du confinement, pas autorisée à se faire à l’intérieur du marché de Papeete qui reste partiellement ouvert. En ces temps difficiles, les fleurs font partie des rares hommages que peuvent rendre les familles et les amis aux défunts, d’où l’importance de permettre aux fleuristes d’exercer.

« Ça fait un moment que l’on travaille sur la réintégration des fleuristes au sein du marché », explique Vaihere Tehei, directrice du marché de Papeete. « Dès le 22 août, on avait discuté avec le haut-commissaire à propos des fleurs. Avant le confinement, on avait constaté qu’il y avait de plus en plus de véhicules à benne qui venaient récupérer des gerbes pour les nombreux décès. Ce qui a été compliqué et qui a pris un peu de temps, c’est que ce secteur-là n’est pas dans la liste de l’arrêté donc il nous fallait une autorisation exceptionnelle. »

Après maintes négociations, le haut-commissariat a finalement répondu favorablement à la demande de la commune de Papeete. Si la nouvelle fait nécessairement des heureux, il semble y avoir un point d’ombre au tableau. Vendredi dernier, malgré le fait d’avoir la possibilité d’accéder au marché, la majorité des fleuristes présents vendaient leurs bouquets en bord de route. « On est dans une situation un peu ubuesque », a lâché la directrice du marché.

Il faut dire que depuis le début du confinement, ils sont nombreux à s’être installés aux abords du marché, pour vendre leurs fleurs. Ne bénéficiant en réalité d’aucune autorisation pour exercer, ces ventes sont tolérées mais ne dépendent aucunement de la direction du marché de Papeete. « Sur les abords du marché, ce n’est pas nous qui avons l’autorité. Le fait qu’on ait pu arriver à négocier leur retour en activité, c’est positif ! Pour moi, c’est plus sécurisant de les avoir à l’intérieur qu’au bord de la route. On est super-content de pouvoir ouvrir les fleurs, mais apparemment on ne ressent pas la même joie », regrette la directrice.

À l’extérieur, les fleuristes sont contents mais le retour aux habitudes d’avant confinement impliquent une nouvelle organisation. « Normalement, on doit aller dedans, mais le fait de devoir remettre les fleurs dans la voiture à 13 heures, ça ne nous arrange pas. En plus, il faut dire que l’on vend mieux nos fleurs à l’extérieur. Lundi (aujourd’hui, NDLR), on retournera à l’intérieur », confie Ellie, fleuriste et propriétaire d’une plantation à Mahaena.

Si, comme lui, ils sont nombreux à avoir décidé de rester vendre leur fleurs dans la rue le week-end dernier, d’autres y sont car ils ne sont pas d’accord de payer le mois d’août qui reste dû au marché de Papeete. « C’est une bonne nouvelle, mais on demande que l’on ne nous fasse pas payer les deux semaines de confinement, c’est logique », a lâché, énervée Isabelle Paofai. Pour elle, la direction du marché n’est pas en droit de réclamer le paiement du mètre d’occupation alors qu’ils n’ont pas eu accès aux étals.

« On a un principe, c’est le plan comptable. Toutes les fins de mois, on rappelle aux uns et aux autres qu’ils ont un contrat avec nous et qu’ils ont le paiement de leur droit d’occupation à honorer. Et ça, c’est valable pour tout le monde. Nous avons un système carré, qui passe par le biais d’exonérations qui doivent être validées par le conseil municipal, c’est pour cette raison que je ne veux pas discuter de ce sujet en ce moment », conclut Vaihere Tehei.

S’ils sont quelques uns à voir le verre à moitié vide, la majorité des fleuristes sont heureux de pouvoir exercer officiellement et faire leur part en ces temps difficiles.

Vaihere Tehei, directrice du marché de Papeete : « Ça a pris un peu de temps »

« Le fait d’avoir pu obtenir une autorisation, c’est déjà une très bonne chose. Ça a pris un peu de temps pour que l’on puisse rouvrir aux fleuristes. À partir du moment où l’on a une réponse positive, ça serait normal qu’ils reviennent. Bon après, s’ils ne veulent pas, c’est à eux de voir… Après tout, ils ont peut-être trouvé un nouveau filon. C’est d’ailleurs comme ça que sont nés les drives de produits maraîchers l’an dernier. »

Vaihere, vendeuse de fleurs : « Il faut nous laisser le temps »

« On a appelé mon père pour lui dire qu’il pouvait accéder à son stand dès 6 heures du matin. Mais quand je suis arrivée, la référente des fleuristes m’a dit que tant que nous n’avons pas payé nos arriérés, on ne pouvait pas. La directrice m’a dit que ce n’est pas la consigne qui a été donnée. Ils ont, en réalité, simplement fait un rappel sur les arriérés. Le haut-commissaire a accordé à la directrice l’ouverture du stand de fleurs. Maintenant, il faut nous laisser le temps de travailler sur les détails. »

Nadège, vendeuse de fleurs : « C’est important les fleurs en ce moment »

« Certains font les durs car ils veulent d’abord discuter pour le paiement du mètre au mois d’août. Je suis contente de revenir vendre mes fleurs à l’intérieur parce que sinon je les vendais dans ma voiture au bord de route. Il faisait chaud. C’est important les fleurs en ce moment, il y beaucoup de demandes à cause des décès. »

Jacques, fleuriste : « J’ai décidé de rester dehors ce week-end encore »

« Le marché ferme à 13 heures, du coup si je vais à l’intérieur, il va falloir que je déménage tout à cette heure-là. J’ai décidé de rester dehors ce week-end encore. On a besoin de manger, je suis dans un appartement, j’ai un loyer à payer, une voiture aussi donc il faut que je vende mes gerbes. Je serai sur le trottoir de l’autre côté, là où il y a mon appartement, à partir de lundi 13 heures. J’ai fait une demande auprès de l’agence pour pouvoir vendre mes fleurs devant mon immeuble. »

Isabelle, fleuriste : « On ne peut pas enterrer nos familles sans fleurs »

« Ils veulent nous faire payer le mois d’août en entier alors qu’on a été deux semaines en confinement. Nous, on pense aux familles endeuillées qui ont besoin de rendre hommage à leurs proches. On ne peut pas enterrer nos familles sans fleurs. Ils ont décidé de nous confiner comme si les fleurs avaient la Covid ! »

La rédaction de JAF-info

La rédaction de JAF-info

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Origine : Veille – Curation
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Sources :
  • https://actu.fr/economie/le-difficile-retour-des-fleuristes-au-marche_44676536.html
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Luc NAROLLES

Rédacteur en chef

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