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Bretagne – Bientôt les coquilles d’œufs en vente comme amendement dans les jardineries
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Bretagne – Bientôt les coquilles d’œufs en vente comme amendement dans les jardineries

Ils ont de la suite dans les idées. A Lizio, Florence et Paul-Gilles Chedaleux donnent une seconde vie aux coquilles d’œufs en les réintroduisant sur les terres agricoles.


Les déchets des uns comme matière première des autres. L’idée n’est pas nouvelle, mais son application à la filière agricole a fait son chemin à Lizio (Morbihan). Florence et Paul-Gilles Chedaleux recyclent les coquilles d’œufs en amendement calcaire. Une ressource jusque-là inexploitée, qui offre une alternative naturelle aux agriculteurs pour contrôler l’acidité de leurs sols.

Résumé comme ça, le procédé a l’air simple comme bonjour. Mais leur idée a mis quinze ans à se concrétiser. Le déclic ? Il est intervenu au début des années 2000.

Désolidariser la coquille de sa membrane

Le sol est le premier patrimoine du monde agricole. Et ça, les Chedaleux le savent mieux que personne. Agriculteurs par tradition, ces anciens producteurs de lait, de céréales et de légumes épandaient des coquilles fraîches sur leurs parcelles pour maîtriser le potentiel hydrogène (PH).

« Les terres bretonnes ont une tendance naturelle à l’acidification, l’amendement favorise la croissance des cultures, tout en améliorant la structure et la stabilité du sol. Mais les déchets d’œufs ont été interdits par la direction des services vétérinaires en raison du risque de salmonelle. »

Ceux qui se fournissent auprès d’une usine ploërmelaise, aujourd’hui baptisée Cocotine, nourrissent l’envie de revaloriser ces déchets industriels, mais « en 2003, ce n’était pas dans l’air du temps. » Qu’importe.

Le tandem se retrousse les manches et progressivement, leur concept se précise : « Nous devions désolidariser la coquille de sa membrane où se logeait le risque sanitaire. L’hygiéniser par la chaleur. L’entreprise nous suivait si cela ne leur coûtait pas plus cher que de les envoyer au centre de traitement des déchets. »

350 analyses pour homologuer le produit

Florence essuie les plâtres. Transforme le four de sa cuisine en laboratoire d’expérimentations. « Chauffer la coquille de manière homogène pour décoller sa membrane en une seule fois est plus compliqué qu’il n’y paraît. » A force de persévérance, l’agricultrice parvient à trouver le procédé qui répond aux exigences sanitaires.

« Nous avons effectué 330 analyses pour qu’il soit homologué par une autorisation de mise sur le marché. »

A l’horizon 2018, ils transforment leur ferme en site industriel. Coût de l’opération : 700 000€. Mais entre le four familial et le prototype XXL, la technique diffère. Nuit et jour pendant six mois, le couple se relaie dans la pièce de contrôle pour ajuster les réglages. Épaulé par un ingénieur, Christian Le Roy, « notre magicien » sourient-ils, Florence et Paul-Gilles entrevoient enfin le bout du tunnel. Le process est déposé à l’INPI et secrètement gardé.

Pour nettoyer et purifier la coquille, ils font le choix d’une chaudière à plaquettes. « Nous l’alimentons de bois d’opportunité, dont personne ne veut, dans un rayon de 20 kilomètres autour de Lizio », insiste l’agriculteur. Le fil rouge de leur projet a toujours été l’économie circulaire.

Bientôt en jardinerie ?

Aujourd’hui, le binôme, soutenu dans l’aventure familiale par leur salarié, Valentin Goulard, broie quatre mille tonnes de coquilles à l’année. Avec l’usine ploërmelaise comme fournisseur, et une centaine d’agriculteurs du territoire comme clients.

« Le produit commercialisé en vrac peut être épandu par nos soins », précise Paul-Gilles Chedaleux. L’homme n’a jamais perdu son âme d’agriculteur, et se revendique paysan jusqu’au bout de la fourche.

Ce parcours semé d’embûches n’aura pas eu raison de leur motivation, ils ont su jouer d’association, avec Cocotine, ou encore, Biotech Santé Bretagne, pour mettre sur pied leur projet baptisé Terremo’logic. Le duo, tourné vers l’avenir, cherche à diversifier ses débouchés. Arboriculteurs et maraîchers se montrent intéressés. Ils visent aussi le marché des particuliers, en commercialisant leur produit en jardinerie.

Mais ces axes de développement ne seraient que la partie immergée de l’iceberg. Jamais à court d’idées, Florence et Paul-Gilles Chedaleux réfléchissent à valoriser la membrane de la coquille. Pour garder, un coup d’avance.

La rédaction de JAF-info

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Crédit photo : Photo Générique ou logo société
Sources :
  • https://actu.fr/bretagne/lizio_56112/morbihan-a-lizio-ils-recylcent-des-coquilles-d-oeufs-pour-ameliorer-la-qualite-des-sols-agricoles_36170811.html

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