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Isabelle MORAND
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[Audio] Isabelle MORAND – Jardin. “Les P’tits Kipik”, une association pour sauver les hérissons

En France, comme ailleurs, la population des hérissons baisse chaque année. Comment réagir si vous trouvez un animal blessé ? Il existe des centres de soins agréés comme celui des “P’tits Kipik”, dans l’Essonne.

Un centre de soins pour la faune sauvage à Dudelange au Luxembourg. (Illustration) (NEU PHILIPPE / MAXPPP)

La population des hérissons en France est en chute libre. Entre 1 et 3 millions de ces petits mammifères meurent chaque année. Principales causes de cette hécatombe : la circulation automobile et l’usage des néonicotinoïdes qui imprègnent notamment les limaces et les escargots, dont ils sont friands.

Le centre Les P’tits Kipik est installé à Orsay, dans l’Essonne. (ISABELLE MORAND / RADIO FRANCE / FRANCE INFO)

Que faire d’un hérisson malade ou blessé ?

Si vous trouvez un hérisson en forme, fichez-lui la paix. Laissez-le vivre sa vie. Si vous trouvez un hérisson blessé ou malade, récupérez-le avec des gants et cherchez un vétérinaire qui soigne les NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie) ou un centre de soins.

À Orsay, dans l’Essonne, Sara Stahl et son mari Jérôme accueillent les hérissons dans leur centre Les P’tits Kipik. Mais on ne s’improvise pas soigneur de hérissons. Il faut une formation spécifique, celle suivie par Sara :

J’ai fait six ans de bénévolat à l’École vétérinaire de Maisons-Alfort auprès des hérissons exclusivement. Pour devenir capacitaire et pouvoir s’occuper de hérissons de façon officielle, il faut pouvoir justifier de deux ans à temps complet auprès de l’espèce concernée.

Sara Stahl du centre Les P’tits Kipik

“Donc, comme je travaille à temps partiel, poursuit Sara, j’ai consacré toutes mes vacances à cette formation, ainsi que les weekends et deux jours par semaine. Au bout de six ans, j’ai cumulé mes deux ans d’expérience et j’ai – enfin – pu déposer un dossier de demande d’ouverture de centre.”

Les dangers qui guettent les hérissons

Différentes raisons amènent les hérissons au centre des P’tits Kipik. Les tondeuses font des dégâts (coupures plus ou moins graves), les grillages également, car ils peuvent rester coincés sous ou entre les mailles. Un hérisson peut aussi souffrir d’infections parasitaires, pulmonaires, de salmonellose…

Sara et Jérôme Stahl consacre leur temps libre à la sauvegarde des hérissons.  (ISABELLE MORAND / RADIO FRANCE / FRANCE INFO)

Des biberons toutes les deux heures…

Il faut savoir également qu’une maman hérisson abandonne sa portée quand le nid est dérangé. C’est ainsi que Sara et Jérôme récupèrent des portées de bébés qui tiennent dans la paume de la main. Leurs piquants sont alors tout doux, tout blancs.

Ces bébés doivent être biberonnés avec du substitut de lait (jamais de lait de vache, le hérisson ne peut assimiler le lactose). Cette mission fait passer des nuits quasi blanches à Sara et Jerôme :

Il faut leur donner le biberon nuit et jour, toutes les deux heures, quand ils sont tout petits. Ils ne mesurent alors pas plus de 3 à 4 cm. Petit à petit, on augmente les quantités dans les biberons et on les nourrit toutes les 3 à 4 heures. Puis, au bout d’un mois, un mois et demi, on passe à de la nourriture plus humide avant d’arriver aux croquettes.

Sara Stahl

Tous les hérissons recueillis par Sara et Jérôme Stahl reçoivent un nom. Impossible de voir Miette ou un autre pensionnaire : le hérisson est un animal nocturne.  (ISABELLE MORAND / RADIO FRANCE / FRANCE INFO)

Retour à la vie sauvage

Requinqués, guéris, élevés, les hérissons finissent par quitter le centre des P’tits Kipiks. Ils rejoignent des enclos de réadaptation dans des parcs ou des grands jardins où ils vont se réhabituer à la vie sauvage.

Quand Sara est sûre de leur autonomie, elle ouvre la porte de l’enclos et les laisse entamer une nouvelle vie dans la nature. L’association les P’tits Kipik fonctionne grâce à des dons qui permettent l’achat des médicaments, des biberons, des cages.

10 euros permettent de nourrir un hérisson pendant une semaine. Avec un don de 15 euros, Sara et Jérôme achètent un lot de pâtée pour chaton (idéal pour les petits hérissons). Le prix d’une boite de “Convalescende Support” coûte 30 euros, et une cage couveuse 50 euros.

Isabelle MORAND

Isabelle MORAND

Chroniqueuse Jardin chez FRANCE INFO, Directrice de rédaction du site Hortus Focus.fr, co-fondatrice de Thetapress
Origine : Veille – Curation
Signature : Isabelle Morand – Rendez-vous Jardin de France Info
Crédit photo : Photo Générique ou logo société
Sources :

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/jardin/jardin-les-p-tits-kipik-une-association-pour-sauver-les-herissons_4670045.html

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