JAF-info
L'info pour les pros !
Publicité - Pack Impact
Isabelle Morand Jardin France Info -Jaf-info Jardinerie
Isabelle MORAND
13
Vues :
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

[Audio] Isabelle MORAND – Jardin. La dame blanche, mal-aimée mais protégée

La chouette effraie est commune dans nos campagnes. Condamnée à être clouée sur les portes au Moyen-âge pour conjurer le mauvais sort, c’est aujourd’hui un rapace dont la chasse est interdite, par un arrêté ministériel, depuis 1972.

Une chouette effraie, ou dame blanche, le 12 juillet 2020 à Namur (Belgique) (JEAN-MARC QUINET / MAXPPP)#AlertePollution

Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?Cliquez ici pour nous alerter !

 

On l’appelle aussi la chouette des clochers ou la dame blanche. La chouette effraie (Tyto alba) est facilement reconnaissable. C’est un grand rapace d’environ 40 cm de long et son envergure atteint 1,10 m. Son visage est tout blanc comme un masque de Pierrot lunaire. Son plumage varie de brun jaune à gris cendré ponctué de toutes petites taches blanchâtres ourlées de noir.

Elle vit plutôt la nuit, mais il est possible aussi d’en voir dans la journée. Elle habite et niche dans les clochers, les granges, les vieux bâtiments, les anciens pigeonniers.

Comment repérer sa présence ?

Si vous trouvez sur le sol, une petite boule sombre, compacte, sur le sol d’une grange où à l’aplomb d’un mur en pierre, la dame blanche est toute proche.

Ces boulettes sont, en fait, des pelotes de réjection, comme l’explique Bruno Veyrat, jardinier et qui héberge un couple dans l’un des murs de sa maison en pierre, dans le Tarn-et-Garonne : “Les rapaces nocturnes avalent entièrement leur proie (campagnols, musaraignes…), sans les dépecer et rejettent des boulettes compactes. Si vous trouvez une de ces boulettes, c’est le signe qu’il existe soit un nid soit un gite où la dame blanche se réfugie en journée.”

Les dames blanches digèrent les muscles et rejettent le reste, la peau, les os, les poils sous forme d’une boulette compacte.

Bruno Veyrat

Les chouettes effraies détestent les squatters. Il arrive que des pigeons qui nichent avant elles viennent s’installer dans leur abri. Elles ont vite fait de les déloger et de récupérer leur maison.

Bruno Veyrat, dans son jardin du Tarn-et-Garonne.  (ISABELLE MORAND / RADIO FRANCE / FRANCE INFO)

Des bébés très bruyants

Ces chouettes sont monogames et font généralement deux portées par an. La femelle pond entre 4 et 13 œufs. Voici comment la vie de la famille s’organise : “Le mâle ravitaille la femelle quand elle couve. De temps à autre, elle sort pour se dégourdir les ailes. Quand les bébés éclosent, ils sont bruyants et chuintent pendant toute la période de nourrissage. Ils ne chuintent pas tous de la même façon. On dirait vraiment qu’ils se bagarrent pour se partager le mulot qui va leur tomber dans le bec !”

Quand les bébés chouettes se chamaillent, c’est un vrai bazar de bruits !

Bruno Veyrat

Puis vient l’indépendance…

Les bébés chouettes prennent leur envol au bout d’un mois environ. Ils cherchent leur propre abri dans un rayon d’une vingtaine de kilomètres autour du nid parental.

Aujourd’hui, la dame blanche ne fait plus peur à personne, contrairement au Moyen-âge où elle était clouée sur les portes des granges pour conjurer le mauvais sort.

Isabelle MORAND

Isabelle MORAND

Chroniqueuse Jardin chez FRANCE INFO, Directrice de rédaction du site Hortus Focus.fr, co-fondatrice de Thetapress
Origine : Veille – Curation
Signature : Isabelle Morand – Rendez-vous Jardin de France Info
Crédit photo : Photo Générique ou logo société
Sources :

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/jardin/jardin-la-dame-blanche-mal-aimee-mais-protegee_4703587.html

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité - Pack Impact
AMORSA Publicité - Pack Premium